// Comptes rendus Dames 2ème ligue & M23 Inters

 

// Vendredi 17 novembre 2017 // 1/8 finale coupe Jura-Seeland // BMV92 (D3) – VBC Porrentruy, 0-3 (8-25  13-25  8-25, 54’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Maëva Erard, Vjosa Ferati, Déborah Monin, Margaux Jubin, Bénédicte Mboli, Eva Maillard, Sophie Mangeat.

Notes : salle de la Carrière à Malleray, 15 spectateurs (merci aux deux supporters du VBCP !!!). Arbitres : MM. Claude Devanthéry et Eric Mailhot.

Qualification sans histoire

L’histoire de la coupe est belle quand le petit bouscule ou bat le plus grand. Sinon… Et ce fut « sinon » dans la salle de la Carrière à Malleray. Il n’y a pas vraiment eu de match entre l’équipe de 3e ligue de BMV92 et les filles de 2e ligue de Porrentruy. La « faute » à des Bruntrutaines qui avaient évité le péché d’arrogance de croire que c’était joué d’avance, de penser que tout serait facile. Au contraire. Par respect pour la compétition et l’adversaire, Porrentruy avait décidé de jouer pleinement. Et cela s’est surtout vu en début de sets : 1-12 au 1er ; 0-8 et 2-13 au 2e ; 0-7 et 2-12 au 3e set. Le reste ne fut que remplissage. Porrentruy a profité de ses services et du jeu au filet. BMV92 n’avait que sa bonne volonté pour défendre.

A Porrentruy, ce match avec un effectif réduit (en raison surtout de camps linguistiques) a permis à deux jeunes de s’affirmer : Vjosa Ferati et Maëva Erard. Dans un contexte certes confortable, elles ont montré qu’elles peuvent sans autre jouer leur partition dans l’organisation.

Tenant de la coupe Jura-Seeland, Porrentruy franchit sans encombre le premier palier. Le deuxième, qui doit lui permettre d’atteindre le « final four » de mars à l’Oiselier (ce serait la 4e fois consécutivement), l’opposera à un calibre supérieur : Moutier. Ce sera en janvier à l’Oiselier.

Les Bruntrutaines ont une courte pause durant la seconde moitié de novembre, pour se préparer à affronter un mois de décembre « de folie », avec trois « énormes » matches : contre VFM A vendredi 1erdécembre, à La Suze vendredi 8, puis contre Nidau à l’Oiselier samedi 16.

 

// Samedi 11.11.2017 // VBC Porrentruy – FSG Courfaivre, 3-0 (25-23  25-16  25-23, 73’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Eva Maillard, Déborah Monin, Margaux Jubin, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Anaïs Meusy, Cloé Meusy, Vjosa Ferati, Laura Gerber, Anastasia Petrillo, Maëva Erard.

Notes : salle de l’Oiselier, 90 spectateurs. Arbitres : MM. Claude Devanthéry et Vincent Brêchet. Porrentruy sans Sophie Mangeat (blessée).

Affaire de mental et de caractère

Même si tous les matches ont la même valeur, tous n’offrent pas la même intensité et les mêmes émotions. Entre les voisines de Courfaivre et de Porrentruy, les derbies ne sont jamais anodins. Parce que les équipes se connaissent parfaitement, parce que des styles différents s’affrontent, parce qu’il y a toujours du spectacle et des émotions.

Et une constante qui devient une histoire : même s’ils sont souvent acharnés et très disputés, ces derbies reviennent systématiquement depuis 4 ans au VBC Porrentruy. C’était, ce samedi 11 novembre, le 9e succès bruntrutain en compétition officielle (championnat et coupe) en 9 matches.

Et comme à chaque fois, il s’en est fallu d’un rien pour que le match risque de basculer dans l’autre camp. Dans le 1er set, Courfaivre a pris l’avantage en faisant passer le score de 8-7 à 8-13. Et en faisant ensuite la course en tête (10-15, 16-19, 19-22 et 20-23). Courfaivre tenait son os, performant en défense et au service, trouvant d’excellents angles en attaque. Et profitant aussi d’erreurs inhabituelles de Porrentruy en réception. Mais Courfaivre n’est pas parvenu à conclure. Il a cédé face aux services de Paula Nussbaumer en fin de manche. Et Porrentruy a « volé » in extremis ce 1er set. Ce fut le tournant du match.

Le fait marquant d’un match qui s’est davantage joué dans les têtes et les stratégies que sur les compétences techniques et physiques. Porrentruy le savait et avait préparé l’échéance en conséquence, en insistant sur la force mentale et les bonnes options de jeu à prendre. Ce gain in extremis du 1er set a renforcé le mental des Ajoulotes, qui ont aisément « déroulé » au 2e set, s’appuyant sur un service ciblé, sauté et performant. Profitant aussi du désarroi d’un Courfaivre qui ne s’était pas remis de son échec du 1er set.

Le coach de Porrentruy a pu faire tourner une bonne partie de son large effectif. Certes, le niveau de jeu a été moins élevé qu’au 1er set, mais Porrentruy qui s’était rapidement envolé (15-3) a su éviter de se relâcher.

Qui dit derby, et surtout avec Courfaivre, dit « pas de renoncement » ! La formation de Jean-Daniel Bolgiani a remis l’ouvrage sur le métier au 3e set. Certes, Porrentruy était bien en place, mais a tout de même connu quelques faiblesses, au bloc par exemple. Alors Courfaivre a tenté le tout pour le tout et mené 3-7, puis 14-18. Et là encore, le mental a joué un rôle majeur. Même s’il n’a pas toujours connu le succès, Porrentruy n’a jamais cessé de prendre des risques au service, de mettre la pression. Et ça a payé lors de ce 2e tournant. Eva Maillard a réalisé une série de gros services, pour faire passer le score de 14-18 à 21-18. Courfaivre s’est accroché, est revenu à 22-22, mais Porrentruy a alors utilisé sa capacité à varier le jeu d’attaque pour conclure sur une feinte en 2e main de la passeuse Paula Nussbaumer. Pour démontrer que les bonnes options tactiques, au bon moment, dans un état d’esprit positif et solidaire, peuvent faire la différence.

Voilà donc le 5e succès en 5 matches de championnat des dames 2e ligue du VBC Porrentruy. Il récompense un travail en profondeur effectué sur les attitudes, les gestes de base, le mental et les options tactiques. Oh, c’est loin d’être parfait. Il y a du déchet technique, le ratio « prises de risques – résultat positif » n’est pas toujours bon. Il manque parfois de la hargne pour terminer un geste décisif (au bloc par exemple). Le grand groupe D2 peine encore à s’enflammer. Mais il sait répondre présent, avec ses qualités et ses défauts, avec sa jeunesse et l’expérience de ses piliers.

Il serait mal venu de faire la fine bouche côté bilan : 4 des 5 victoires l’ont été par 3-0, la 5e a été un renversement de situation pour l’emporter 3-2 à Delémont. Huit des 15 sets remportés l’ont été sur des scores serrés, ce qui montre que la supériorité bruntrutaine tient à peu, mais elle tient sûrement à une juste attitude et un gros mental.

Après une parenthèse coupe Jura-Seeland le week-end prochain à Malleray, place à un énorme mois de décembre, avec la venue de VFM A puis le choc au sommet à La Suze. A préparer comme il se doit, minutieusement.

 

 

// Dimanche 29 octobre 2017 // Volley Espoirs Biel-Bienne – VBC Porrentruy, 0-3 (21-25  21-25  22-25, 70’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Bénédicte Mboli, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Déborah Monin, Margaux Jubin, Cloé Meusy, Eva Maillard, Vjosa Ferati, Anastasia Petrillo.

Notes : salle de l’Esplanade à Bienne, 30 spectateurs (dont 2 pour Porrentruy). Arbitres : M. Andreas Briker et Mme Marina Roy.

Question de rythmes

Le néo-promu en 2e ligue Volley Espoirs Biel-Bienne et sa toute jeune phalange sont pétris de qualités et le travail de formation en profondeur débouche sur des gestes souvent bien maîtrisés. Mais c’est encore un groupe tendre, aux plans mental et du rythme de jeu. Son jeu est souvent monocorde, sans grandes variations de rythme.

Pour mettre l’équipe biennoise dans ses petits souliers et peser sur son moral, il faut varier les rythmes, les options, mettre une pression constante en imposant en permanence de nouveaux choix. C’était le défi qui se présentait aux Ajoulotes par ce dimanche « de Toussaint ».

Avec des hauts et des bas, les filles du VBC Porrentruy ont tantôt réalisé le plan de match, tantôt fait peine à voir avec une nonchalance coupable. Fort heureusement, les jeunes Biennoises ont manqué les moments-clés, se faisant distancer dans les trois sets après 15 points.

Le score de 0-3 reflète mal un match disputé. Porrentruy a eu la bonne idée de mener pratiquement tout au long de la partie. A courir après le score, les Biennoises se sont épuisées, mentalement surtout. Au 1er set, Porrentruy a creusé un petit écart à 6-9, puis 15-20 et 17-24. Le roulement dans l’effectif ajoulot a permis aux Biennoises de combler une partie de leur retard, sans toutefois renverser la situation.

Pourtant prévenues qu’elles étaient devant un énorme piège, les Bruntrutaines (certaines d’entre elles) sont restées dans leur suffisance initiale. Fort heureusement, l’équipe a tenu grâce aux autres filles motivées. Et au score favorable. Certes, Bienne a mené en début de 2e manche (5-3, 6-4, 11-9), sans toutefois prendre suffisamment d’avancer pour distancer une équipe de Porrentruy qui a profité de ses services. Mais là encore, aux bonnes séries ont succédé des services complètement manqués, faute d’application et d’implication. Le fait alors de disposer d’un cadre large permet au coach de trouver des solutions dans les changements de joueuses.

Menant 2-0, Porrentruy devait éviter de croire que tout irait aisément. Bienne a du talent, du potentiel offensif, un bon engagement. Il lui manque certes de la bouteille, mais un renversement de situation n’était pas à exclure. Dans le 3e set, Porrentruy a encore eu la bonne idée de faire la course en tête. Mais Bienne est revenu à 14-14. Le moment choisi par le coach pour piquer ses joueuses au vif et les inciter à produire leur meilleur jeu. Appel entendu, Porrentruy a rapidement repris l’avantage pour conclure le match en trois sets.

L’impression reste mitigée. S’il avait eu la même attitude à la fois humble et offensive qu’à Delémont, Porrentruy aurait moins souffert que durant ce match sous tension. L’essentiel est pourtant acquis. Grâce à certains piliers de l’équipe et aux plus jeunes qui ont contribué au succès.

Le piège de Bienne a ainsi été évité. Les trois points engrangés permettent de prendre la tête – provisoire – du classement. Seules deux équipes restent invaincues en D2 : La Suze et Porrentruy.

Pour les Ajoulotes, la prochaine échéance est fixée au samedi 11 novembre, à l’Oiselier, face à l’outsider et voisin Courfaivre. Il se passe toujours quelque chose entre deux équipes qui se connaissent sur le bout des doigts. Il s’agira là encore de bien préparer tactiquement l’échéance et d’exprimer une rigueur et un engagement maximaux.

 

// Samedi 21.10.2017 // VBC Delémont – VBC Porrentruy, 2-3 (25-17  19-25  25-21  20-25  12-15, 114’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Bénédicte Mboli, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Eva Maillard, Vjosa Ferati, Déborah Monin, Cloé Meusy, Laura Gerber, Margaux Jubin.

Notes : salle ECCG à Delémont, 30 spectateurs. Arbitres : M. Vincent Brêchet et Mme Anne-Marie Rérat.

La force du service et du mental

En plus d’être un classique et un derby, ce match Delémont-Porrentruy de mi-octobre conditionnerait certainement toute la saison des deux équipes. Un succès, et l’équipe restait dans le sillage de La Suze. Une défaite et c’était le risque de se retrouver « coincé » dans le ventre mou du classement de D2.

Ce derby était aussi une opposition « de style ». D’un côté, une équipe de Delémont très expérimentée avec un effectif restreint. De l’autre, un large groupe à Porrentruy, avec une moyenne d’âge basse ! Et comme souvent entre ces deux équipes, c’est le mental qui devait faire la différence. Et le service !

Même si la qualité a été inégale, le derby a tenu ses promesses, avec un suspense digne… d’un derby ! Crispé, Porrentruy a plutôt mal entamé la rencontre, incapable de « lâcher » son bras au service et en attaque. Delémont en a profité pour remporter largement et aisément le 1er set (25-17). Mais Porrentruy n’était pas venu pour se laisser manger tout cru. Il a persisté dans sa stratégie de prendre des risques, notamment au service. Avec plus ou moins de succès, mais la stratégie était la bonne. S’il a été mené 10-9 dans le 2e set, Porrentruy a ensuite pris le large pour logiquement égaliser à un set partout (19-25).

La 3e manche aurait pu être la manche décisive. Ce fut très serré jusqu’à 12-12. Puis Porrentruy a pris les devants (12-15, 17-20, 19-21). Il aura pu (et dû) passer l’épaule, mais Delémont a sorti alors des services et des attaques extrêmement efficaces pour s’octroyer le 3e set et mener 2 sets à 1.

Porrentruy a une fois encore retroussé les manches. En faisant tourner son effectif et en faisant confiance aux jeunes ! Les Ajoulotes se sont d’emblée  envolées (2-9, 11-18) pour s’octroyer le droit de disputer un 5e set.

Là encore, Porrentruy est parfaitement entré dans la manche, s’appuyant sur de gros services : 0-5, 2-10, 5-12. Puis Delémont s’est rebellé, là encore grâce au service. Et l’impensable s’est produit : Delémont est revenu, point après point, à 11-12 !!!! Porrentruy s’est tiré du guêpier grâce à un « drôle » de smash qui a heurté la bande du filet pour mourir dans le camp adverse. Un immense soulagement. Et Porrentruy a conclu sur un ace !

Si elles restent perfectibles dans la constance, tout comme au bloc, les jeunes Ajoulotes ont eu une très bonne attitude tout au long du match. Appliquées, souriantes, volontaires. La « largeur » du banc est aussi un atout, les remplaçantes (qui ont changé au cours du match) apportant leur précieuse contribution.

Symbole de cette bonne attitude : le gros match de Bénédicte Mboli, concentrée, attentive au bloc, percutante en attaque, chanceuse parfois en défense. Elle mérite la palme du jour, dans un collectif qui a et s’est fait plaisir.

Prochaine étape : dimanche prochain à Bienne, contre un néo-promu lui aussi très jeune. Un match à préparer et à aborder avec la même minutie et la même force que celui de Delémont.

 

// Samedi 14 octobre 2017 // VBC Porrentruy – VBC Moutier, 3-0 (25-10  25-19  25-17, 58’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Déborah Monin, Margaux Jubin, Eva Maillard, Bénédicte Mboli, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Cloé Meusy, Vjosa Ferati, Laura Gerber, Anastasia Petrillo.

Notes : salle de l’Oiselier, 50 spectateurs. Arbitres : M. Vincent Brêchet et Mme Julie Rossé. Porrentruy sans Sophie Mangeat (blessée).

Un succès net pour se donner confiance

Ce n’est jamais évident d’être favori d’un match. C’est toujours un piège à éviter. Surtout pour une équipe bruntrutaine qui se cherche encore en ce début de saison. Or, les volleyeuses ajoulotes n’ont pas laissé planer le doute longtemps. Elles ont dominé la rencontre de la tête et des épaules, s’appuyant d’abord sur un service très performant et des débuts de set très appliqués.

Ainsi, Porrentruy a mené 9-0, 13-1 et 16-2 en début de match ; puis 7-0, 11-2 et 20-10 au 2e set. Au 3e, s’il n’y avait que 4-3 au tout début, ce fut ensuite 17-7 et 21-11. Pas de suspense donc, et un peu de relâchement en fins de manches, lié aussi au fait que le coach a fait tourner l’ensemble de l’effectif. Il s’est même permis d’effectuer simultanément 5 changements à 21-11 dans le dernier set, pour aligner une équipe dont toutes les joueuses avaient… 16 ans !

Que retenir d’un tel match ? D’abord qu’il n’y a pas eu, et c’est très heureux, d’excès de confiance et de dilettantisme face à un adversaire qui ne manque pas de bonne volonté. Les recadrages survenus dans l’équipe bruntrutaine les deux dernières semaines ont permis un meilleur rayonnement du groupe et de chacune de ses membres.

Autre enseignement : le service conditionne vraiment le jeu. Porrentruy a – et va continuer de – beaucoup travaillé/er ce secteur. C’est un atout indéniable qui non seulement permet de marquer des points, mais surtout empêche l’adversaire de vraiment jouer. Et ça pèse sur le moral : c’est favorable et donne confiance à l’équipe qui sert bien ; ça lamine les intentions de l’équipe qui subit.

Troisième enseignement : il y a de la ressource dans le contingent du VBC Porrentruy. Elle n’est pas – encore – au même niveau pour tout le monde, mais les jeunes poussent ! La concurrence, positive et stimulante, devient un atout supplémentaire. Ce n’est pas anodin d’avoir terminé la rencontre avec un « 6 » de filles qui ont toutes 16 ans (bon, presque 17 pour certaines !!!!!!). Et ces mêmes 6 (avec trois autres filles du même âge, et même plus jeunes encore) ont montré qu’elles peuvent aussi jouer. Ce n’est pas – encore – au même niveau qu’avec des filles plus expérimentées, mais ça donne des possibilités.

Il y a donc non seulement le résultat, mais aussi des enseignements à tirer de ce match contre Moutier. Avant deux déplacements périlleux : samedi 21 octobre à 17 heures à Delémont, puis dimanche 29 octobre à 17 heures aussi à Bienne.

 

// Dimanche 1er octobre 2017 // 1er tour de la coupe de Suisse 2018 // VBC Porrentruy – VBC Lalden (2L VS), 1-3 (25-17  16-25  23-25  19-25, 91’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Margaux Jubin, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Anaïs Meusy, Déborah Monin, Cloé Meusy, Eva Maillard, Vjosa Ferati, Méline Giulieri.

Notes : Oiselier, 50 spectateurs. Arbitres : MM. Vincent Brêchet et Lionel Loeffel. Porrentruy est privé de Sophie Mangeat, Laura Gerber et Anastasia Petrillo (blessée, malade, études).

Le coche manqué au 3e set

Un petit tour de coupe de Suisse et puis s’en va ! L’équipe féminine du VBC Porrentruy n’aura pas le plaisir de recevoir une équipe de 1re ligue à l’Oiselier. Elle a perdu face à une bonne équipe valaisanne de Lalden, puissante en attaque, qui a su aussi profiter des errances de Porrentruy.

La mise en train a pourtant été très efficace dans les rangs bruntrutains. Un premier set de feu, avec une application stricte et efficace des consignes, au service et en attaque. Avec aussi une prise de risques élevée, et un peu de déchet. Porrentruy s’est parfaitement lancé en menant 10-3. Certes, Lalden a montré qu’il faudrait compter avec lui en revenant à 12-10, puis 15-13. Sans toutefois perturber une équipe de Porrentruy parfaitement dans son match. Le succès net 25-17 récompensait une formation bruntrutaine à son affaire, où chacune tenait remarquablement son rôle. Et même la néophyte Méline Giulieri, appelée à remplacer Sophie Mangeat au poste de libero.

Ce fut plus difficile au 2e set, en raison d’un départ raté et de fautes personnelles évitables. Porrentruy a dû courir après le score, a plusieurs fois égalisé (5-5, 9-9), sans parvenir à prendre l’avantage. Et il y eut un « trou », qui a vu Lalden s’envoler de 12-13 à 12-19. Pour égaliser à une manche à une.

Le 3e set a été le tournant du match. Porrentruy a bien entamé, menant 6-0, puis 11-7, 15-10 et 17-14. Il a su mettre de la pression au service, il a trouvé de l’efficacité au bloc avec ses joueuses centrales. Alors qu’il aurait dû prendre un avantage peut-être décisif, Porrentruy a flanché. Le bras s’est ramolli à l’attaque, la main a été moins ferme au bloc. Il y a eu des imprécisions dommageables, des attitudes nonchalantes aussi. C’est à 23-21 pour Porrentruy que le match s’est joué. Il y avait la possibilité de remporter le 3e set, mais il a manqué une force de caractère, des gestes décisifs. Tout le contraire de Lalden qui a saisi sa chance pour l’emporter 23-25.

Le match avait tourné. La confiance aussi. La qualité du spectacle s’en est ressentie. Il y  a eu davantage de fautes de jeu, des oublis aussi. Certes, avec sa jeune armada sur le terrain, Porrentruy n’a pas soldé le 4e set, mais il a été moins efficace, moins tranchant. Il a pu espérer s’offrir un 5e set, à 16-16, mais il a perdu ses illusions à 18-22.

Ce match de coupe de Suisse devait tester le potentiel de l’équipe D2 du VBC Porrentruy. Rassurant : ce potentiel est bien là. Physique, dans l’organisation, dans les options de jeu. Il manque parfois un peu de précision technique. Là où il reste à progresser – et c’était déjà le cas lors du Trophée jurassien de la mi-septembre – c’est dans les attitudes, la rigueur, l’implication. L’équipe a un peu de temps devant elle pour se doter de ces forces complémentaires.

 

// Vendredi 29.09.2017 // VFM B – VBC Porrentruy, 0-3 (23-25  12-25  23-25, 69’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Margaux Jubin, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Déborah Monin, Eva Maillard, Laura Gerber, Anaïs Meusy, Sophie Mangeat.

Notes : salle du Centre de loisirs de Saignelégier. 6 spectateurs. Arbitres : MM. Eric Mailhot et Thierry Lenweiter.

Retour à la compétition

Six mois. Le dernier match de compétition de l’équipe D2 remonte à six mois, c’était la finale gagnée de la coupe Jura-Seeland. Certes, il y a eu des matches amicaux et le Trophée jurassien, mais rien ne vaut la compétition et sa tension. Habituellement, le VBC Porrentruy l’entame dans sa salle, s’appuyant sur ses repères. Pour cette saison, les choses s’étaient compliquées avec ce déplacement dans la petite salle de Saigenlégier, étroite et basse.

Appliquées, les Ajoulotes se sont rapidement habituées aux espaces. Porrentruy a rapidement mené 11-6, puis 19-12 et 22-16. Il a cru un peu vite que ce serait une promenade de santé.

Il a commis des imprécisions, a manqué trop de services, et laissé un VFM accrocheur et volontaire revenir au score. De 23-18 à 23-23. Les Bruntrutaines ont su serrer les rangs au bon moment pour emporter le 1er set.

Puissantes au service, elles ont largement dominé le 2e set : 7-2, 13-3, 16-5, 21-8. La fin de manche fut plus aléatoire, sans toutefois inquiéter un favori attentif, qui s’est permis quelques audaces offensives.

Le 3e set a été le plus disputé. Parce que VFM a su profité des largesses de Porrentruy en réception de service et au bloc. Lorsqu’il a creusé l’écart à 21-17, Porrentruy a pensé l’affaire réglée. Une fois encore, VFM est revenu à 23-22 et 24-23. Mais Porrentruy n’a pas douté, concluant sur une ultime attaque qui a prêté à discussion. Les arbitres n’ont pas bronché.

Porrentruy était venu chercher les trois points de la victoire, il s’en retourne avec les 3 points. Et des sensations diverses : de la confiance d’avoir réalisé l’objectif, de la confiance pour son service et sa capacité offensive. Quelques doutes aussi, sur la constance et des gestes défensifs pas toujours maîtrisés.

 

// Dimanche 26 mars 2017 // Finales 2017 de la Coupe Jura-Seeland à l’Oiselier

 

Le formidable doublé du VBC Porrentruy

Le VBC Porrentruy ne pouvait rêver d’une plus belle fin de saison. Ses équipes féminine et masculine, pourtant pas favorites, ont remporté toutes deux la coupe Jura-Seeland 2017, organisée pour la 10e fois en seize ans par le VBC Porrentruy à l’Oiselier, dans une belle ambiance et devant une belle affluence.

Pourtant, les deux équipes ont peiné en demi-finale, devant aller à la limite des cinq sets, alors que leurs adversaires en finale s’étaient facilement qualifiés 3-0. C’est la magie de la coupe. Tantôt au bord de l’élimination, puis dans l’euphorie du succès.

Pour les hommes, il s’agit d’une première : jamais encore jusqu’ici le VBC Porrentruy n’avait inscrit son nom au palmarès de cette compétition. Pour les dames, c’est le doublé, après avoir déjà fait graver leurs noms sur la coupe en 2016.

 

Finale : VBC Porrentruy – FSG Courfaivre, 3-0 (25-17  27-25  25-18, 73 min)

 

Demi-finale : VBC Porrentruy – VFM, 3-2 (25-20  25-18  23-25  24-26  15-3, 116 min)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Eva Maillard, Margaux Jubin, Déborah Monin, Bénédicte Mboli, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Cloé Meusy, Sophie Mangeat. Coaches : Serge Jubin et Roland Zbinden.

FSG Courfaivre : Catherine Schindler, Isabelle Boegli, Déliane Monnin, Laura Vorpe, Charline Stähli, Anja Luraschi, Lauréline Humair, Olivia Lucchina, Aurélie Babey, Julie Rossé. Coach : Jean-Daniel Bolgiani.

Notes : salle de l’Oiselier, 150 spectateurs. Arbitres : MM. Eric Mailhot et Vincent Brêchet. Désignée meilleure joueuse de la finale : Eva Maillard (VBC Porrentruy).

 

Le piège de la demi-finale

VFM a archi-dominé le championnat de 2e ligue, ne perdant qu’un set au 2e tour. Il était archi-favori de la demi-finale de la coupe régionale. Avec une nuance importante : il devait composer sans ses joueuses avec licences nationales, et sans deux de ses piliers habituels, absents. Porrentruy s’est dit qu’il avait alors une chance, à condition d’appliquer scrupuleusement le plan de match.

Ce fut un match épique, disputé, souvent serré, les deux équipes connaissant de bons et de moins bons moments. Porrentruy a eu la bonne idée de faire la course en tête au 1er set, menant 9-6, puis 15-9, mais VFM est revenu à 15-15 et 19-18. Mais les Ajoulotes ont trouvé des failles pour l’emporter 25-20 et prendre confiance.

Sur leur lancée, elles ont aussi mené au 2e set (12-10, 15-11, puis 19-14), plus percutantes au filet et servant bien. Malgré sa débauche d’énergie, et ses puissantes attaquantes d’aile, VFM a plié et été mené 2 sets à 0.

Porrentruy s’est-il alors souvenu qu’au 1er tour de championnat, en octobre, il avait aussi mené 2 sets à 0 contre VFM, avant de s’incliner 2-3 ? C’est VFM qui a pris les devants dans la 3e manche, 9-14, 16-19. Mais Porrentruy s’est accroché et est revenu, pour prendre l’avantage à 20-19 et 23-22. Sans parvenir à conclure, laissant VFM revenir dans la partie.

Le scénario s’est répété dans le 4e set. VFM a largement mené (13-17, 18-24). Porrentruy a joué son va-tout, pour égaliser à 24-24. Mais a ensuite commis deux grossières erreurs et tout perdu.

Les Ajoulotes avaient-elles laissé passer leur chance ? Le « piège VFM » allait-il se refermer ? La qualification pour la finale se jouerait dans un 5e set indécis, qui ne l’a été qu’à 1-1. Car Porrentruy a alors élevé son niveau de jeu, a été percutant en attaque et au service, éliminant toutes les fautes inutiles et profitant de la résignation de VFM. Au final, un sec 15-3 qui ouvrait les portes de la finale.

 

Suprématie face à Courfaivre

L’autre finaliste, Courfaivre, avait fait très forte impression en demi-finale, terrassant 3-0 le 2e du championnat, La Suze, venu à Porrentruy avec un effectif réduit. Derby entre deux équipes qui se connaissent bien, la finale promettait des étincelles. Le début de match a confirmé le pronostic difficile (8-8, 12-12, 16-15). Porrentruy a porté une première estocade pour mener 22-15. Décisif pour empocher le 1er set. Et porter un sale coup au moral de Courfaivre.

Alternant bien le jeu long et rapide, chercher les espaces libres dans le camp adverse, Porrentruy a imprimé son rythme au 2e set, menant 9-6, 15-10 et 24-20. Grâce à l’ancienne Bruntrutaine Déliane Monnin, Courfaivre est revenu à 24-24. Sans toutefois s’offrir de balle de set, Porrentruy passant l’épaule de justesse à 27-25.

C’était le « coup de trop » sur le mental d’une équipe de Courfaivre qui a certes bien réceptionné le service adverse, s’est battu, mais a manqué de tranchant offensif et n’est que rarement parvenu à trouver la faille dans une bonne défense bruntrutaine. Le 3e set a vite été joué : 7-2, puis 16-10 et 20-13 pour Porrentruy. Les sursauts de Courfaivre n’y ont rien fait. Le coach ajoulot a même pu faire tourner son effectif pour permettre à toutes les filles de participer à la fête.

Peut-être un peu trop sec pour Courfaivre, le résultat ne souffre toutefois aucune discussion. Porrentruy a ainsi conservé une coupe remportée de haute lutte en 2016 face à Delémont.

Ce titre met du baume sur une saison certes très correcte des dames de Porrentruy (19 victoires pour 24 matches officiels), mais qui laisse un arrière-goût d’inachevé, avec quelques grosses désillusions en championnat, et des défaites sèches 3-0, à Delémont, VFM et contre La Suze et, surtout, BMV92 B à l’Oiselier.

Les Bruntrutaines ont réussi à retrouver la motivation pour produire un jeu globalement de qualité – avec toutefois toujours trop de fautes directes inutiles – et s’offrir un trophée qui doit permettre d’envisager 2017-2018 avec optimisme.

 

// Vendredi 24 mars 2017 // VBC Moutier – VBC Porrentruy, 0-3 (12-25  12-25  24-26, 61 min)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Eva Maillard, Déborah Monin, Margaux Jubin, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Sophie Mangeat.

Notes : salle de Moutier. Arbitres : M. Vincent Brêchet et Mme Julie Rossé.

 

Une bonne note pour terminer

Il y avait un risque que les volleyeuses ajoulotes snobent, inconsciemment, ce dernier match de championnat, l’esprit déjà à la coupe. Averties, elles ont évité le piège et produit, l’espace de deux sets en tout cas, une prestation honnête, sérieuse, ponctuée de nombreux points offensifs tant au service qu’en smashes et en feintes.

Opposant sa bonne volonté et un bel engagement physique, Moutier n’a pas la stabilité suffisante en réception de service et au service pour inquiéter Porrentruy lorsqu’il joue à son niveau.

Alors, les deux premiers sets ont été une formalité pour Porrentruy. Les Ajoulotes ont les deux fois rapidement creusé un écart large (1-8, 5-16 dans le 1er set ; 0-6, 6-19 dans le 2e). S’en donnant à cœur joie au service et au filet. Il y avait bien ici ou là quelques ratés techniques ou un ballon ou l’autre laissé à l’abandon dans son camp, mais dans l’ensemble, Porrentruy a fait plaisir à voir.

Restait à conclure et à éviter de se relâcher. Dans un alignement modifié, Porrentruy a cru que plus rien ne pouvait lui arriver sans le 3e set lorsqu’il a mené 9-15 puis 11-18. Erreur. Ce n’est pas Moutier qui s’est bonifié, mais Porrentruy a alors accumulé les fautes directes en attaque. Dans le filet ou hors des limites du terrain. L’écart s’est resserré, puis égalité à 21-21 et Moutier a même eu une balle de set à 24-23. L’équipe ajoulote eu alors simplement appliqué la consigne consistant à mettre le ballon intelligemment dans le camp adverse, pour reprendre la main et l’emporter 24-26. Non sans avoir tremblé !

Ce 15e succès en 20 matches de championnat valide le 3e rang final, derrière l’intouchable VFM et à 4 points de La Suze. C’est un bon résultat, même si l’équipe était plus gourmande au départ. Reste un titre acquis en 2016 à défendre, en coupe Jura-Seeland. Le match de Moutier a été une bonne répétition.

 

// Samedi 18 mars 2017 // VBC Porrentruy – VBC Nidau, 3-1 (25-19  22-25  25-18  25-14, 92 min)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Eva Maillard, Anaïs Meusy, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Cloé Meusy, Margaux Jubin, Déborah Monin, Sophie Mangeat.

Notes : salle de l’Oiselier, 50 spectateurs. Arbitres : MM. Stéphane Berbier et Vincent Brêchet.

Les D2 du VBC Porrentruy savent encore jouer

Pour plusieurs raisons et même si le VBC Porrentruy ne peut plus prétendre au titre de 2e ligue, le match de ce samedi 18 mars 2017 VBC Porrentruy – VBC Nidau était une rencontre-clé pour une équipe à la peine les semaines précédentes. Il y avait eu le mortifiant 0-3 encaissé face à BMV92 B, mais pas seulement. Il n’y a certes pas le feu dans la maison, mais le bilan de 2017 était jusque-là très moyen. 6 points en 6 matches, deux derniers matches perdus 0-3, de quoi ébranler la confiance.

Pour éviter de « laisser aller » la fin de saison, ce d’autant qu’il y a en perspective les demi-finales de la coupe Jura-Seeland, dimanche 26 mars à l’Oiselier (contre VFM), le coach des Ajoulotes a demandé de se préparer « autrement ». Avec un exercice d’humilité. Regarder la réalité en face, sans faux-fuyants. Pour constater que si le bilan chiffré est modeste. Mais dire aussi qu’il y des savoir-faire, des compétences, un enthousiasme à réactiver.

Le message est passé. Les D2 du VBC Porrentruy savent encore aborder un match avec détermination, intelligence et savent toujours jouer. Et plutôt bien ! Face aux talentueuses jeunes joueuses de Nidau, bien encadrées par Debora Hirschi et Camie Käppeli, les Ajoulotes ont produit un match plein. Avec un engagement fort dans leur propre camp – ce qui avait fait défaut ces derniers temps. Même s’il est toujours difficile de comparer objectivement la performance de joueuses aux rôles différents, la libero Sophie Mangeat a rendu une copie d’excellente facture et aurait pu être désignée meilleure joueuse du match. Témoin de la qualité du « travail » de relance.

Passeuses, attaquantes et bloqueuses n’ont pas été en reste. C’est tout le groupe de 10 joueuses qui a contribué au succès, les changements de joueuses à certains moments du match ont encore porté leurs fruits.

Ainsi, Porrentruy a rapidement pris les rênes de la rencontre, menant 7-2, 15-8, 20-10. A cet instant, les Ajoulotes n’avaient pas encaissé de point sur leur réception et inscrit autant de blocs gagnants que… durant tout le reste de la saison (!). Il y eut bien un relâchement en fin de set (de 22-13 à 22-19), mais sans conséquence.

Sur sa lancée, Porrentruy a mené le 2e set, sans parvenir à lâcher une équipe de Nidau volontaire, capable d’être tranchante en attaque. La « faiblesse » de Porrentruy à cet instant : des services moins percutants. Après avoir mené 17-13, Porrentruy a connu un moment de «  mou », laissé Nidau passer devant à 19-21, sans parvenir à recoller.

Mais la perte du 2e set n’a pas ébranlé des Ajoulotes concentrées, impliquées, bien dans leur tête. Dès qu’elles ont égalisé à 8-8 dans le 3e set, les Bruntrutaines n’ont plus rien accordé à leur adversaire, remportant haut la main les deux dernières manches (25-18 et 25-14), offrant de surcroît un bon spectacle à leurs fidèles supporters.

Les D2 du VBC Porrentruy remises sur de bons rails ? Les sourires affichés en fin de match peuvent le laisser penser. Avant une ultime semaine de la saison 2016-2017 qui ne peut qu’offrir du plaisir : un succès à Moutier vendredi assurerait une place sur le podium de 2e ligue (au 3e rang, le 2e étant devenu inaccessible) ; et ce dernier dimanche « de folie » à l’Oiselier avec le « final four » de la coupe Jura-Seeland. A 11h30 : un certain Porrentruy – VFM qui mettra « le feu »  à l’Oiselier !

 

// Vendredi 10 mars 2017 // VBC Porrentruy – BMV92 B, 0-3 (23-25  25-27  27-29, 92 min)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Eva Maillard, Déborah Monin, Margaux Jubin, Flavie Richert, Cloé Meusy, Anaïs Meusy, Bénédicte Mboli, Sophie Mangeat.

Notes : salle de l’Oiselier, 40 spectateurs. Arbitres : MM. Sébastien Zbinden et Stéphane Berbier.

75 points et… rien du tout

BMV92 B est une équipe incroyable. Capable d’être transparente, ou de tout défendre ! A l’aller, elle avait fourni une piètre opposition. Au retour à l’Oiselier, elle a défendu, défendu et tellement bien défendu qu’elle a désarçonné des Bruntrutaines qui ont manqué de grinta, de rigueur et de capacité à appliquer les consignes réclamant de la variété dans le jeu.

Serait-il écrit quelque part que les matches opposant le VBC Porrentruy à BMV92 à l’Oiselier doivent présenter un suspense insoutenable ? En 3e ligue messieurs, il y a quelques temps, il avait fallu 5 sets et 131 minutes pour départager les protagonistes, à l’avantage de Porrentruy. Il aura fallu 92 minutes pour jouer 3 sets en 2e ligue, une tension extrême et au final très peu d’écart. Mais à chaque fois en faveur de BMV92 qui l’a donc emporté 3-0, avec 2 points d’écart dans chaque set et des renversements de situations. Bravo à BMV92 B pour son abnégation et son « match de l’année ».

Il aurait pu en aller autrement. Après un début de match équilibré, Porrentruy a pris un avantage qui aurait dû être décisif en fin de 1er set (20-16, puis 23-17 !). Mais l’équipe ajoulote a alors été incapable de conclure, accumulant les erreurs techniques et sévèrement pénalisée par l’arbitrage. L’invraisemblable s’est ainsi produit une première fois, BMV92 a remporté la première manche. Ce qui aurait dû n’être qu’un accident de parcours a dopé l’équipe de Malleray et crispé des Bruntrutaines qui n’ont pas eu la réaction escomptée. Le 2e set a été calamiteux, BMV92 menant 15-21. Mais Porrentruy est revenu, à 21-21, puis a eu deux balles de set à 24-23 et 25-24. L’histoire s’est répétée, l’équipe locale n’a pas su conclure, se brisant sur la défense visiteuse. Encore un set perdu sur le fil, de deux malheureux points.

Incapable de relever la tête, Porrentruy a sombré dans le 3e set (9-17). Puis a réagi, trouvé enfin quelques angles en attaque, pour revenir à 19-20. Mais à 19-23 et 21-24, on ne donnait pas cher des changes de rebond de Porrentruy. Erreur, s’appuyant sur les blocs efficaces d’Anaïs Meusy, l’équipe ajoulote a égalisé à 24-24 et a de nouveau eu deux balles de set à 26-25 et 27-26.

Mais quand ça ne veut pas… ça ne veut pas. Maître dans l’art de « dégouter » son adversaire, BMV92 B a une troisième fois remporté la manche sur la plus petite des marges (27-29), laissant Porrentruy pantois. Les Ajoulotes ont inscrit 75 points en 3 sets, mais n’ont strictement rien gagné ! Dur, mais elles ne peuvent s’en prendre qu’à elles-mêmes, commettant beaucoup trop d’imprécisions techniques, incapables d’appliquer la stratégie qui demandait de la variété dans le jeu d’attaque.

C’est une leçon de réalisme donnée par les « très vaillantes petites » de BMV92. Ne dit-on pas qu’il y a toujours plus à apprendre dans la défaite que dans la victoire ? Cet échec, douloureux, de Porrentruy, doit servir à renforcer l’envie et la motivation de se préparer plus fort au dernier objectif de la saison, la coupe Jura-Seeland, dimanche 26 mars à l’Oiselier.

 

// Samedi 25 février 2017 // VBC Porrentruy – VBC La Suze, 0-3 (18-25  13-25  20-25, 66 min)

 

VBC Porrentruy : Virginie Valentin, Eva Maillard, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Cloé Meusy, Déborah Monin, Margaux Jubin, Sophie Mangeat.

Notes : salle de l’Oiselier, 50 spectateurs. Arbitres : MM. Vincent Brêchet et Lionel Loeffel.

Une Suze au goût amer

La gifle a claqué sèchement ! Trop peu à son affaire, manquant d’audace et de courage, l’équipe féminine du VBC Porrentruy a subi la leçon d’un VBC La Suze « de feu », explosif et ultra-puissant en attaque. La victoire est logiquement allée vers l’équipe la plus motivée, la plus enthousiaste et celle qui a le plus tenté. Bravo à La Suze.

Malgré l’amertume de la défaite, Porrentruy n’a pas toujours été « à la rue ». Trop vite mené 1-5, il s’est pourtant accroché durant le 1er set, prenant l’avantage à 8-7 et menant jusqu’à 16-15. Les Bruntrutaines ont alors appliqué le plan de match, prenant des risques au service et manifestant une belle débauche d’énergie. Mais la fin de set a été calamiteuse. Le score est rapidement passé de 17-18 à 17-23. Un moment-clé : La Suze a conforté sa confiance et Porrentruy a baissé pavillon.

La tendance s’est renforcée dans le 2e set. Face à une équipe de Porrentruy en plein doute, qui a multiplié les maladresses techniques, La Suze a enfoncé le clou, frappant toujours plus fort. Et là où les attaques de Porrentruy sortaient trop souvent des limites du terrain, celles de La Suze perforaient bloc et défense adverses.

L’une des qualités de Porrentruy, c’est sa capacité à réagir lorsqu’il est au pied du mur. Cela s’est vérifié au 3e set. Prenant son courage à deux mains, l’équipe ajoulote a mieux servi et manifesté plus de présence au-dessus du filet. Pour mener 6-4, 13-8, jusqu’à 17-14. Mais elle a ensuite payé très cher ses absences en réception de service et en défense. La Suze n’en demandait pas tant, elle a pris l’avantage à 17-19. Puis 19-23 et l’a emporté sur un Xième ballon mal relancé par la défense locale.

Porrentruy fait ainsi une très mauvaise affaire dans la lutte pour la 2e place, à l’inverse de La Suze. Le « coup de mou » déjà constaté à Malleray doit être corrigé. Les Bruntrutaines doivent trouver un second souffle pour retrouver du plaisir et de l’efficacité pour le dernier mois de compétition. Il reste trois matches de championnat et, surtout, la phase finale de la coupe. Cette perspective doit générer un surcroît de motivation, indispensable pour être à la hauteur.

 

// Jeudi 23 février 2017 // BMV92 A – VBC Porrentruy, 2-3 (15-25  25-16  25-17  18-25  13-15, 96 min)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Eva Maillard, Déborah Monin, Margaux Jubin, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Cloé Meusy, Sophie Mangeat.

Notes : salle de l’ESMA à Malleray, une quinzaine de spectateurs. Arbitres : MM. Eric Mailhot et René Seuret (très bons).

Des hauts et des bas

Sans compétition depuis près de trois semaines (à l’exception des juniors), les dames du VBC Porrentruy étaient prévenues : dans la petite salle de Malleray, un jeudi soir, il fallait se préparer à un combat difficile. Mental principalement. L’équipe qui gérerait le mieux le match, saurait marquer les points importants, allait l’emporter. Classé à un septième rang qui traduit mal son bon potentiel, BMV92 A avait de surcroît l’avantage de jouer en toute décontraction, ne « risquant » plus rien, ni pour le haut ni pour le bas du classement.

Une seule stratégie pour Porrentruy : faire montre de caractère et prendre le match à son compte. Comment ? En mettant beaucoup de pression au service et en empêchant BMV de développer son jeu.

Message reçu 5 sur 5 par les Bruntrutaines en début de rencontre. Après un bon échauffement, elles ont appliqué à la lettre les exigences du coach, avec un effet marqué au score : 1-4, 2-10, 10-15, 14-23 et un 1er set remporté 15-25 en 15 minutes. De la belle ouvrage, malgré quelques services galvaudés (le revers de la prise de risques) et, déjà, l’une ou l’autre largesse en défense.

Sur sa lancée, Porrentruy a poursuivi son chemin, menant 6-12 au 2e set. Puis, le « trou ». Une invraisemblable nonchalance, les piliers qui vacillent, en réception de service, sur des gestes pourtant simples et habituellement maîtrisés. BMV a aussi montré qu’il avait du caractère et du potentiel, au service, en attaque, dans la débauche d’énergie. Très vite – trop vite – la partie a basculé. De 6-12, le score est passé à 11-12, puis 17-15 et 25-16.

Ebranlé, Porrentruy a tenté de reprendre les rênes en début de 3e set (4-5). Mais le ressort était cassé. Empêtré dans une relance défaillante, soudainement sans venin au service, commettant quantité de fautes techniques, Porrentruy s’est liquéfié, mené 17-8 puis 20-14. Au point d’abandonner aussi le 3e set.

Au pied du mur, ne comprenant pas bien ce qui lui arrivait, l’équipe visiteuse s’est peut-être souvenue qu’elle avait aussi été malmenée contre Courfaivre et Delémont, ces dernières semaines, avant de retourner la situation.

Comme par enchantement, Porrentruy a retrouvé de l’efficacité au service, notamment Flavie Richert, et a repris les devants au 4e set (3-9, 5-14, 8-18). Sans briller, toujours instable en fond de camp, mais pouvant compter sur la fougue de ses jeunes joueuses, l’équipe ajoulote a logiquement égalisé à deux sets partout.

Restait à faire montre de suffisamment de caractère pour aller pêcher un second point et remporter le 5e set. Un beau duel. BMV92 n’avait pas dit son dernier mot non plus. Porrentruy a eu la bonne idée ne jamais être mené au score. Et même si BMV s’est accroché, il n’y a jamais eu le « feu » dans la maison ajoulote. Même à 10-10, puis à 12-12 où un premier temps mort a permis de trouver la sérénité de réussir les gestes simples. Puis un second temps mort à 13-14, pour réaliser une balle de match parfaite : réception de service précise, passe haute et dynamique et attaque sèche le long de la ligne de Déborah Monin.

C’est bien sûr le soulagement qui prévalait au sortir de ce drôle de match, avec ses hauts et ses bas, où la qualité du service et de la réception ont donné le « la ». Difficile de comprendre comment les dames du VBC Porrentruy ont bien maîtrisé leur sujet (début et fin de match) et comment elles ont perdu les pédales dans les 2e et 3e sets.

Il y a des leçons à prendre et à digérer, rapidement, avant un autre combat, ce samedi à l’Oiselier à 17h30, face à la grosse force de frappe de La Suze.

 

// Samedi 4 février 2017 // VBC Porrentruy – VBC Delémont, 3-2 (22-25  12-25  25-23  25-16  15-12, 112’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Déborah Monin, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Eva Maillard, Margaux Jubin, Luana Sacconi, Sophie Mangeat.

VBC Delémont : Charline Cattin, Clémence Perrin, Sarah Guerne, Luiza Knobel, Florence Gouillon, Fanny Schönenberger, Vicky Steiner, Paola Natale, Noémie Fluri.

Notes : salle de l’Oiselier, plus de 100 spectateurs. Arbitres : MM. Marc Farron et Claude Devanthéry. A 10-9 dans le 5e set, carton rouge au coach de Porrentruy (il avait déjà reçu un carton jaune).

Il fallait avoir la tête dure

Ce fut un derby acharné. Très disputé. Avec son lot d’émotions, de renversements de situation, de paramètres externes. Ce fut surtout, comme le match de coupe une semaine auparavant (succès 3-1 de Porrentruy), un match où il fallait être fort dans sa tête et son mental, tenir, revenir et être capable de conclure.

Encouragées par l’ancien chef des sports de la ville de Bienne et grand formateur de volleyeuses Jean-Pierre von Kaenel, les Bruntrutaines ont pourtant failli rater leur rendez-vous. Elles l’avaient préparé correctement, elles savaient ce qu’il fallait faire… et ne pas faire. Mais elles ont manqué, en première partie de match, de ce surcroît de volonté indispensable. De force mentale.

Delémont a fait parler son potentiel, globalement supérieur. Il a surtout eu la bonne idée de toujours mener au score (5-7, 15-17, puis 15-21 et 22-25 dans le 1er set). C’est un autre paramètre déterminant : le fait de faire la course en tête renforce la confiance et marque le mental de l’adversaire.

Porrentruy a touché le fond au 2e set. Là où il devait faire la différence, au service, en réception de service et en défense, il était absent, au mieux imprécis. Delémont s’en est donné à cœur joie au service, pour s’envoler à 2-9, puis 5-15, 7-20 et un sec 12-20. A ce moment du match, on ne donnait pas cher des chances de Porrentruy. Ce d’autant que les changements dans l’alignement de Delémont portraient leurs fruits.

L’équipe ajoulote a eu le cran de ne pas se décourager, de se convaincre qu’un nouveau match pouvait commencer, que les consignes de la partie pouvaient faire leur effet. Le 3e set a été le moment clé du match. Chaque point a été âprement disputé, le score est resté serré. Porrentruy a pris pour la première fois du match l’avantage à 8-7. Cela a renforcé l’envie de se battre sur chaque ballon. Et Porrentruy a toujours ensuite été l’équipe qui a mené, même si Delémont a souvent égalisé (de 20-19 à 20-20, puis 22-20 à 22-22, et encore 23-23-23). Et l’équipe ajoulote a obtenu à la force du poignet un sursis en remportant ce qu’on croyait être la manche de l’honneur. Le match avait pourtant basculé.

Avec ses deux passeuses sur le terrain, Porrentruy a mieux défendu le ballon, gagné en stabilité technique, mieux servi aussi. Même si rien ne fut évident en début de 4e manche, avec un score de parité à 6-6, puis 11-11. Flavie Richert au service a trouvé des failles et Porrentruy a creusé un écart à 17-11. L’euphorie changeait de camp, le doute aussi. En égalisant à deux sets partout, qui plus est de manière convaincante (25-16), Porrentruy retrouvait aussi son efficacité offensive.

Le match se jouerait dans un 5e set « de feu », où il fallait encore être fort dans sa tête, être capable de presser sur les faiblesses adverses.

Grâce à son service, Porrentruy a mené, 4-1, puis 6-5 et même 10-5 après le changement de camp. Match joué ? Pas encore ! Delémont est revenu à 10-10, profitant de décisions arbitrales discutables. Dans l’énervement général, Porrentruy a su retrouver la tête froide, se remobiliser et se reconcentrer sur l’essentiel, le jeu, les consignes. Son service et des attaques rapides et placées par le centre du filet. De 11-11, le score est passé à 14-11, puis 14-12 et un dernier service de Delémont hors de limites du terrain pour donner la victoire à une équipe de Porrentruy qui s’est longtemps elle-même pénalisée par son jeu brouillon dans son propre camp et ses erreurs techniques, mais qui n’a jamais renoncé et qui a su puiser dans le plan de match la capacité de s’accrocher pour finalement acculer Delémont et le fragiliser au point de renverser la vapeur.

Si, en tête du classement de 2e ligue, VFM tire parti des points partagés entre Porrentruy et Delémont, la course à la 2e place et au podium reste ouverte et indécise. Porrentruy sort d’une série « infernale » face à 3 des meilleures équipes du groupe, avec deux succès 3-2, contre Courfaivre et Delémont, et une défaite 3-0 à VFM. Ce n’est évidemment pas idéal, mais cela lui permet de rester en bonne posture dans la course aux places d'honneur.

 

// Mardi 24 janvier 2017 // VBC Delémont – VBC Porrentruy, 1-3 (1/4 de finale de la coupe Jura-Seeland) (22-25  25-18  21-25  14-25, 95’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Margaux Jubin, Déborah Monin, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Eva Maillard, Luana Sacconi.

Notes : salle ECCG Delémont, 50 spectateurs. Arbitres : M. Claude Devanthéry et Mme Léa Fringeli.

La bonne stratégie et la capacité de réagir

C’était le remake de la finale de la coupe Jura-Seeland 2016, remportée 3-1 par le VBC Porrentruy à l’Oiselier en mars dernier. Le tirage au sort remettait aux prises Delémont à Porrentruy, mais au stade des quarts de finale déjà en 2017. Dans la salle de Delémont. Ingrédient supplémentaire : au 1er tour du championnat, Delémont avait infligé une raclée aux Bruntrutaines, 3-0.

Et les dames du VBC Porrentruy ont dû se présenter sans trois de leurs joueuses, blessées ou malades. Était-il possible, dans ces conditions, de rééditer le résultat de la finale de 2016 ? Il fallait y croire, exprimer un enthousiasme de tous les instants, bien gérer la tension inhérente à un tel derby et, surtout, appliquer rigoureusement une stratégie prédéfinie. Les paramètres valaient pour les deux équipes.

Delémont a tenté de prendre le match à son compte. Il y est parvenu jusqu’à 11-7 dans le 1er set, profitant de l’apathie bruntrutaine. Grâce à ses bons services, Porrentruy a refait son retard pour prendre les devants à 15-16, puis creuser l’écart à 19-21. Delémont a tout essayé pour modifier son alignement, inverser les passeuses, mais sans briller, manquant étonnamment de jus, Porrentruy a tout de même résisté et remporté cette première manche 23-25.

Rien n’était fait. La suite de la partie allait réserver d’autres renversements de situations. Au service pour entamer le 2e set, la capitaine de Porrentruy, Paula Nussbaumer, lançait à merveille son équipe (0-7). Profitant du désarroi delémontain, Porrentruy a mené 1-10 et 6-13. En servant bien, en appliquant les consignes offensives. Mais en faisant preuve de beaucoup trop de dilettantisme en réception et en défense. Oubliant qu’il est nécessaire de se parler sur le terrain.

A la rue 3 minutes auparavant, Delémont a à son tour tiré parti de la désorganisation bruntrutaine pour combler son retard et faire passer le score de 9-15 à 17-15, puis 25-18. Comment peut-on avoir mené 10-1 et s’incliner 25-18 ?

Et peut-on s’en remettre ?

C’est l’une des forces de Porrentruy : il est capable de réagir. Avec un autre alignement sur le terrain, en se reconcentrant sur les fondamentaux et les consignes spécifiques du match. Montant en puissance, éliminant une bonne partie des fautes techniques directes, Porrentruy a pris l’ascendant sur une partie où tout s’est joué dans la tête des actrices. Mettant de la pression au service, Porrentruy a repris les devants au 3e set, pour creuser progressivement l’écart : 7-10, 11-16, 14-22. Delémont a eu le cran de s’accrocher, de revenir à 19-22, mais Porrentruy est parvenu à conclure (21-25) et prendre l’avantage 2 sets à 1.

Avec parfois de la réussite, en ayant retrouvé une bonne assise technique notamment en réception de service et en défense, en ayant aussi retrouvé le sourire et de la communication, Porrentruy a mieux utilisé ses possibilités d’attaque. Il a aussi fait la course en tête : 4-9, 6-10, puis 6-14 grâce à deux aces consécutifs de Déborah Monin, pleinement retrouvée. Delémont a alors baissé pavillon, laissant Porrentruy s’envoler (14-25) vers la qualification pour les demi-finales de la coupe, dimanche 26 mars 2017 à l’Oiselier.

Avant cela, les deux protagonistes se retrouvent pour le compte du championnat, samedi prochain 4 février, à 15h30 à l’Oiselier. Pour une revanche, ou une confirmation. Ce sera forcément, de nouveau, chaud-bouillant.

 

// Mardi 24 janvier 2017 // VFM A – VBC Porrentruy, 3-0 (25-21  25-19  25-17, 67’)

 

VBC Porrentruy : Virginie Valentin, Margaux Jubin, Déborah Monin, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Eva Maillard, Cléa Voisard, Sophie Mangeat.

Notes : salle du Centre de loisirs à Saignelégier, 30 spectateurs. Arbitres : MM. Matthias Kopp et Joachim Schlub (à la hauteur).

De la déception, mais aussi de la fierté

Porrentruy n’aura pas eu sa revanche. Battue 3 à 2 au match aller à l’Oiselier alors qu’elle menait 2 sets à 0, l’équipe ajoulote avait très envie de re-bousculer ce VFM qui n’avait pas lésiné sur les moyens, en rapatriant notamment la joueuse de LNA Lara Gerber.

A l’inverse, Porrentruy avait un effectif trop restreint. Il avait bien demandé de déplacer la rencontre, requête refusée car non réglementaire. Courageuse, l’équipe bruntrutaine avait aussi préparé une stratégie audacieuse et judicieuse : pilonner le secteur « 1 » de l’adversaire. C’est là que Porrentruy a inscrit la plupart de ses points, notamment avec ses attaquantes d’aile Déborah Monin et Margaux Jubin.

Malheureusement, cela n’a pas suffi. Il aurait fallu plus de constance au service, plus de poids au bloc et ne pas perdre – parfois bêtement – des « petits » ballons dans son propre camp. Si l’effectif avait été complet, il y aurait eu des possibilités de faire tourner et chercher des solutions.

Porrentruy a pris le départ souhaité : avec de l’agressivité et l’application des consignes, en confiance. Les Ajoulotes ont fait la course en tête : 3-6, 11-12. Pourtant, elles ont plié sous la puissance des attaques adverses et des services très travaillés. Il aurait fallu, dans cette manche initiale équilibrée, bénéficier d’un peu plus de réussite (des services sortis pour des riens). En l’emportant 25-21, VFM a renforcé sa confiance.

Porrentruy est courageusement reparti à l’assaut du 2e set, bien tiré en avant  par la passeuse Virginie Valentin, qui a tiré son épingle du jeu. Grâce à ses services aussi, Porrentruy a mené, jusqu’à 11-7. Enguirlandées par leur coach, les Francs-Montagnardes ont durci le service et profité d’hésitations ajoulotes. VFM a pris l’avantage à 15-13 pour ensuite dicter sa loi.

Les visiteuses ont remis l’ouvrage sur le métier au 3e set, mais avec moins de conviction et d’énergie. VFM a vite pris les devants (5-2, 14-9). Pour finalement l’emporter 25-17.

Mérité pour une formation franc-montagnarde au potentiel physique et technique élevé, le score est pourtant sévère pour des Ajoulotes qui ont été à la hauteur d’un match au sommet d’un niveau général élevé, même s’il y a eu des fautes. C’est dans ce dernier domaine que Porrentruy a été moins bon : trop de ballons perdus dans son propre camp, parfois « à cause » du plafond bas, d’autres fois par manque de lucidité. Et les risques pris au service, nécessaires, n’ont pas suffisamment payé.

Les Bruntrutaines sont logiquement déçues, elles étaient venues pour ramener « quelque chose ». La déception dit leur motivation. Mais elles peuvent être fières d’avoir disputé un bon match, d’avoir pris le bloc et la défense de VFM en défaut. Il a manqué de la constance et de la stabilité technique.

Si elles parviennent à se remotiver comme elles l’ont bien fait avant de monter à Saignelégier, les Bruntrutaines peuvent aborder avec confiance le match de coupe Jura-Seeland de dimanche 29 janvier à 17 heures à Delémont.

 

// Mardi 24 janvier 2017 // VFM A – VBC Porrentruy, 3-0 (25-21  25-19  25-17, 67’)

 

VBC Porrentruy : Virginie Valentin, Margaux Jubin, Déborah Monin, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Eva Maillard, Cléa Voisard, Sophie Mangeat.

Notes : salle du Centre de loisirs à Saignelégier, 30 spectateurs. Arbitres : MM. Matthias Kopp et Joachim Schlub (à la hauteur).

De la déception, mais aussi de la fierté

Porrentruy n’aura pas eu sa revanche. Battue 3 à 2 au match aller à l’Oiselier alors qu’elle menait 2 sets à 0, l’équipe ajoulote avait très envie de re-bousculer ce VFM qui n’avait pas lésiné sur les moyens, en rapatriant notamment la joueuse de LNA Lara Gerber.

A l’inverse, Porrentruy avait un effectif trop restreint. Il avait bien demandé de déplacer la rencontre, requête refusée car non réglementaire. Courageuse, l’équipe bruntrutaine avait aussi préparé une stratégie audacieuse et judicieuse : pilonner le secteur « 1 » de l’adversaire. C’est là que Porrentruy a inscrit la plupart de ses points, notamment avec ses attaquantes d’aile Déborah Monin et Margaux Jubin.

Malheureusement, cela n’a pas suffi. Il aurait fallu plus de constance au service, plus de poids au bloc et ne pas perdre – parfois bêtement – des « petits » ballons dans son propre camp. Si l’effectif avait été complet, il y aurait eu des possibilités de faire tourner et chercher des solutions.

Porrentruy a pris le départ souhaité : avec de l’agressivité et l’application des consignes, en confiance. Les Ajoulotes ont fait la course en tête : 3-6, 11-12. Pourtant, elles ont plié sous la puissance des attaques adverses et des services très travaillés. Il aurait fallu, dans cette manche initiale équilibrée, bénéficier d’un peu plus de réussite (des services sortis pour des riens). En l’emportant 25-21, VFM a renforcé sa confiance.

Porrentruy est courageusement reparti à l’assaut du 2e set, bien tiré en avant  par la passeuse Virginie Valentin, qui a tiré son épingle du jeu. Grâce à ses services aussi, Porrentruy a mené, jusqu’à 11-7. Enguirlandées par leur coach, les Francs-Montagnardes ont durci le service et profité d’hésitations ajoulotes. VFM a pris l’avantage à 15-13 pour ensuite dicter sa loi.

Les visiteuses ont remis l’ouvrage sur le métier au 3e set, mais avec moins de conviction et d’énergie. VFM a vite pris les devants (5-2, 14-9). Pour finalement l’emporter 25-17.

Mérité pour une formation franc-montagnarde au potentiel physique et technique élevé, le score est pourtant sévère pour des Ajoulotes qui ont été à la hauteur d’un match au sommet d’un niveau général élevé, même s’il y a eu des fautes. C’est dans ce dernier domaine que Porrentruy a été moins bon : trop de ballons perdus dans son propre camp, parfois « à cause » du plafond bas, d’autres fois par manque de lucidité. Et les risques pris au service, nécessaires, n’ont pas suffisamment payé.

Les Bruntrutaines sont logiquement déçues, elles étaient venues pour ramener « quelque chose ». La déception dit leur motivation. Mais elles peuvent être fières d’avoir disputé un bon match, d’avoir pris le bloc et la défense de VFM en défaut. Il a manqué de la constance et de la stabilité technique.

Si elles parviennent à se remotiver comme elles l’ont bien fait avant de monter à Saignelégier, les Bruntrutaines peuvent aborder avec confiance le match de coupe Jura-Seeland de dimanche 29 janvier à 17 heures à Delémont.

 

// Samedi 21 janvier 2017 // FSG Courfaivre – VBC Porrentruy, 2-3 (13-25  25-17  25-21  23-25  12-15, 102’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Sophie Mangeat, Anaïs Meusy, Luana Sacconi, Margaux Jubin, Flavie Richert, Eva Maillard, Déborah Monin, Virginie Valentin.

Notes : salle CCSC à Courfaivre, 50 spectateurs. Arbitres : MM : Marc Farron et René Seuret.

Un vrai derby, chaud et... qui finit bien

Il faut toujours un supplément d’âme et de stratégie pour prendre le dessus dans le derby Courfaivre – Porrentruy. Pour entamer leur série de gros matches, les Ajoulotes ont parfois affiché ces petits « plus » qui permettent de l’emporter. Malheureusement, il leur aura manqué la constance.

Après plusieurs matches trop « faciles », retour aux affaires sérieuses pour les dames du VBC Porrentruy, face à leur meilleur ennemi, le voisin de Courfaivre. Les Ajoulotes savaient que l’équipe de Jean-Daniel Bolgiani tenait la forme et qu’elle sortait d’un tout gros match à Malleray une semaine auparavant. Les Bruntrutaines se sont bien préparées, avec un plan de jeu précis.

Un plan qui a parfaitement fonctionné au premier set, s’appuyant sur des services et des attaques ciblées, mettant Courfaivre sous l’éteignoir. Porrentruy a remporté le 1er set haut la main, 25-13, profitant notamment d’une très belle série de services de Virginie Valentin.

Bien que moins agressive, l’équipe visiteuse a tenu les rênes du match en début de 2e set. Mais Courfaivre a pris ses marques, a à son tour fort bien servi et a trouvé en Déliane Monnin l’attaquante capable de transpercer le bloc bruntrutain. Dès qu’il a mené (13-12), Courfaivre a renforcé son mental et a conclu de fort belle manière (25-17), égalisant logiquement un set à un.

Le 3e set a amené son lot de rebondissements. Retrouvant les bases de son plan de match, Porrentruy s’est envolé à 5-14. Tout allait pour le mieux, mais Porrentruy s’est assoupi. A l’inverse de Courfaivre qui a joué son va-tout. Résultat, score de parité à 17-17, et fin de set à suspense. Avec beaucoup de points spectaculaires, mais aussi des fautes la plupart du temps provoquées (blocs déviés par exemple). Courfaivre a tenu bon et pris l’avantage à deux sets à un.

L’équipe locale a pu croire qu’elle l’emporterait… pour la 1re fois depuis 3 ans contre Porrentruy, en prenant le meilleur départ dans le 4e set (12-8, 17-15). Avec beaucoup de caractère, grâce aux coups de boutoirs offensifs de Margaux Jubin, Porrentruy est revenu de 21-19 pour l’emporter 23-25.

Et bénéficier de l’avantage psychologique au 5e set, menant très vite 5-1 et 8-5 au changement de camp. Mais dans un derby, pas question de lâcher prises. Courfaivre s’est accroché, a continué de servir avec beaucoup de pression. Porrentruy a tenu, trouvé des angles en attaque. Pourtant, à 11-12, ou 12-13 pour Porrentruy, tout restait ouvert. Il y eut une grosse erreur d’une bloqueuse de Courfaivre et Porrentruy n’a plus rien offert à son hôte, pour arracher un second point qui lui permet de rester au 2e rang du classement.

Et se donner une bonne dose de moral et de confiance avant d’aller défier le leader VFM, mardi à Saignelégier.

 

// Samedi 14.01.2017 // VBC Porrentruy – VFM B, 3-0 (25-17  25-21  25-15, 64’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Bénédicte Mboli, Eva Maillard, Luana Sacconi, Vjosa Ferati, Lise Rebetez, Sophie Mangeat.

Notes : Oiselier, 40 spectateurs. Arbitres : MM. Vincent Brêchet et Stéphane Berbier.

Service minimum

Comme au match aller aux Breuleux, les dames du VBC Porrentruy, privées de leurs ailières principales, absentes, ont assuré le service minimum face aux jeunes Francs-Montagnardes de VFM B. Trois petits sets ont suffi pour empocher les trois points, sans panache, sans grande émotion. Ce fut un match terne, froid à l’image de la météo externe, dénué d’intérêt et de suspense.

Porrentruy s’est avant tout appuyé sur son service pour prendre en défaut la formation franc-montagnarde pas très motivée. Eva Maillard en particulier a transpercé l’arrière-garde de l’équipe visiteuse.

A l’exception du milieu du 2e set, Porrentruy a constamment mené, sereinement. Au 1er set, après avoir creusé l’écart à 13-7, l’équipe ajoulote a laissé son adversaire revenir à 15-14, avant de produire une seconde accélération (20-16, puis 25-7) qui a fait la différence.

Ce fut un peu plus difficile au 2e set, VFM profitant d’hésitations ajoulotes pour prendre les devants à 8-10, puis 13-16. Mais une série de services ciblés et travaillés d’Eva Maillard a permis d’inverser la vapeur (21-16). VFM a tenté un baroud d’honneur en revenant à 24-21, mais sans faire trembler une formation locale consciente qu’elle conclurait l’affaire à son avantage.

Pas plus d’émotion ni de spectacle dans un 3e set où Porrentruy s’est vite envolé (13-5, 18-6), peinant pourtant à boucler les affaires (de 20-8 à 25-15).

Pas grand-chose à retenir de ce premier match de 2017,  sinon que la toute jeune Vjosa Ferati (encore M17) a fait une entrée très prometteuse dans l’équipe. Elle a fort bien tenu son rôle de réceptionneuse – attaquante d’aile. Et que Porrentruy a évité le (petit) piège VFM B et qu’il devra considérablement élevé son niveau ces prochaines semaines face à des adversaires autrement plus coriaces. A commencer par Courfaivre samedi 21, à Courfaivre. Une formation qui monte en puissance, performante au service, qui a trouvé de l’équilibre avec le retour dans ses rangs de la libero Julie Rossé. Les Ajoulotes sont prévenues.

 

 

// Vendredi 16 décembre 2016 // Volleyboys – VBC Porrentruy, 0-3 (11-25  21-25  24-26, 67’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Eva Maillard, Anaïs Meusy, Flavie Richert, Déborah Monin, Margaux Jubin, Luana Sacconi, Lise Rebetez.

Notes : salle du Gymnase à Bienne. Arbitres : MM. Joachim Schlub et Matthias Kopp.

Pour bien terminer l’année

C’est déjà le 2e tour du championnat de 2e ligue. Avec un « classique », un déplacement un vendredi soir, juste avant Noël, à Bienne contre Volleyboys. Une « aventure » qui a souvent été source de pépins par le passé. Et des 3 à 2 à la pelle, toujours pour Porrentruy jusqu’ici (3x ces 2 dernières saisons).

Pour conjurer le sort, les Bruntrutaines ont cette fois pris le temps d’aller prendre un café avant cet ultime match de l’année, contre un adversaire mal classé (deux petites victoires, contre les deux derniers du classement), mais dont l’une ou l’autre joueuses ne manquent pas de talent ni d’expérience.

Prévenu, Porrentruy a eu à cœur de bien boucler l’année. Il a parfaitement maîtrisé le 1er set, usant de son bon service, trouvant aisément les failles dans un groupe biennois débordé. Le score a très vite pris d’importantes proportions en faveur de Porrentruy : 3-14, 7-21 pour finir à 11-25 en 15 minutes. Ce fut certainement trop facile. Alors Porrentruy a relâché sa concentration.

Le 2e set a progressé par à-coups. 1-5, puis 8-9. Et nouvel écart pour Porrentruy à 8-15. Volleyboys s’est accroché et est revenu à 19-23. Mais Porrentruy a conclu sans trembler.

Lorsqu’elle a mené 4-11 puis 8.14, l’équipe ajoulote a cru un peu trop vite avoir partie gagnée. Volleyboys a mieux défendu, a trouvé des espaces dans une défense de Porrentruy peu à son affaire. Porrentruy a même été malmené, et Volleyboys a mené 20-17. Un temps mort de recadrage et l’égalité était revenue à 20-20. Comptant une fois encore sur son service de qualité, Porrentruy s’est imposé in extremis 24-26, sans gloire, ayant sombré dans une nonchalance coupable.

D’aucuns avaient annoncé qu’après ses deux défaites successives contre VFM et Delémont en octobre, Porrentruy était rentré dans le rang, disqualifié pour le podium de 2e ligue. Or, les dernières semaines ont resserré les positions au classement. Troisième, Porrentruy n’a que 3 points de retard sur le leader VFM, 1 sur Delémont. Voilà qui promet un second tour passionnant. Les matches décisifs de Porrentruy sont planifiés dans une période resserrée, entre le 21 janvier (à Courfaivre) et le 4 février (Delémont à l’Oiselier). Entre les 2, deux déplacements à VFM A et à Delémont (pour le compte de la coupe). Un début de 2017 chaud-bouillant.

 

// Vendredi 16 décembre 2016 // Volleyboys – VBC Porrentruy, 0-3 (11-25  21-25  24-26, 67’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Eva Maillard, Anaïs Meusy, Flavie Richert, Déborah Monin, Margaux Jubin, Luana Sacconi, Lise Rebetez.

Notes : salle du Gymnase à Bienne. Arbitres : MM. Joachim Schlub et Matthias Kopp.

Pour bien terminer l’année

C’est déjà le 2e tour du championnat de 2e ligue. Avec un « classique », un déplacement un vendredi soir, juste avant Noël, à Bienne contre Volleyboys. Une « aventure » qui a souvent été source de pépins par le passé. Et des 3 à 2 à la pelle, toujours pour Porrentruy jusqu’ici (3x ces 2 dernières saisons).

Pour conjurer le sort, les Bruntrutaines ont cette fois pris le temps d’aller prendre un café avant cet ultime match de l’année, contre un adversaire mal classé (deux petites victoires, contre les deux derniers du classement), mais dont l’une ou l’autre joueuses ne manquent pas de talent ni d’expérience.

Prévenu, Porrentruy a eu à cœur de bien boucler l’année. Il a parfaitement maîtrisé le 1er set, usant de son bon service, trouvant aisément les failles dans un groupe biennois débordé. Le score a très vite pris d’importantes proportions en faveur de Porrentruy : 3-14, 7-21 pour finir à 11-25 en 15 minutes. Ce fut certainement trop facile. Alors Porrentruy a relâché sa concentration.

Le 2e set a progressé par à-coups. 1-5, puis 8-9. Et nouvel écart pour Porrentruy à 8-15. Volleyboys s’est accroché et est revenu à 19-23. Mais Porrentruy a conclu sans trembler.

Lorsqu’elle a mené 4-11 puis 8.14, l’équipe ajoulote a cru un peu trop vite avoir partie gagnée. Volleyboys a mieux défendu, a trouvé des espaces dans une défense de Porrentruy peu à son affaire. Porrentruy a même été malmené, et Volleyboys a mené 20-17. Un temps mort de recadrage et l’égalité était revenue à 20-20. Comptant une fois encore sur son service de qualité, Porrentruy s’est imposé in extremis 24-26, sans gloire, ayant sombré dans une nonchalance coupable.

D’aucuns avaient annoncé qu’après ses deux défaites successives contre VFM et Delémont en octobre, Porrentruy était rentré dans le rang, disqualifié pour le podium de 2e ligue. Or, les dernières semaines ont resserré les positions au classement. Troisième, Porrentruy n’a que 3 points de retard sur le leader VFM, 1 sur Delémont. Voilà qui promet un second tour passionnant. Les matches décisifs de Porrentruy sont planifiés dans une période resserrée, entre le 21 janvier (à Courfaivre) et le 4 février (Delémont à l’Oiselier). Entre les 2, deux déplacements à VFM A et à Delémont (pour le compte de la coupe). Un début de 2017 chaud-bouillant.

 

// Samedi 3 décembre 2016 // VBC Nidau – VBC Porrentruy, 1-3 (21-25  20-25  27-25  23-25, 113’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Eva Maillard, Déborah Monin, Margaux Jubin, Lise Rebetez, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Anaïs Meusy, Sophie Mangeat.

Notes : salle du Beunden à Nidau. Arbitres : MM. Thierry Lenweiter et Valentin Viloz.

Beunden, pays conquis

Il y a une histoire entre les dames de Nidau et celles de Porrentruy. Un formidable duel en 2014-2015, Nidau remportant le Trophée jurassien et la coupe Jura-Seeland, Porrentruy raflant le championnat. A chaque fois, des matches de « folie ». Rajeuni en 2015-2016 et plus vulnérable, Nidau est redevenu en 2016-2017 une équipe compliquée à jouer, avec du potentiel au filet et cette capacité à se surpasser. Ce d’autant que l’équipe avait signé deux grosses performances ces dernières semaines, avec deux défaites sur le fil 3-2 contre Delémont et Courfaivre.

Averti, Porrentruy s’est préparé à revivre une de ces grosses émotions sportives au Beunden. Il avait même préparé son match dans une salle exiguë, mais Nidau avait décidé d’offrir l’entier de la salle triple à ces dames !

Le match ? En dents de scie, pour les deux équipes. Des échanges magnifiques, des prises de risques, mais aussi des fautes techniques évitables. Appliqué, sans toutefois parvenir à faire déjouer son adversaire comme il l’avait pourtant souhaité, Porrentruy a affiché davantage de maîtrise du jeu en fond de camp au 1er set, creusant l’écart en milieu de manche (de 12-12 à 12-17, grâce notamment aux services de Virginie Valentin). Le service a du reste fait la différence dans ce set, Nidau affichant des lacunes en réception. Et ainsi, Porrentruy l’a logiquement empoché.

Mais Nidau n’avait nullement l’intention de s’avouer vaincu. Il a redoublé d’engagement et de présence efficace au-dessus du filet. Son bloc a posé mille tourments aux attaquantes bruntrutaines, parfois désemparées. Nidau a ainsi mené 12-8 puis 18-14. Un temps mort a permis de retrouver ses esprits. Puis Déborah Monin a aligné une série de services pour faire basculer le score à 18-22 (8 points consécutifs). Lorsqu’il a bien servi, Porrentruy a marqué les points. Et mené 2 sets à 0.

Mais l’équipe ajoulote n’était pas sereine pour autant. Ce d’autant que Nidau a aligné sa passeuse expérimentée Debora Hirschi. Et Porrentruy a (trop) régulièrement buté sur le contre adverse, perdant du coup certains repères en phase offensive. Le match s’est débridé, avec d’excellentes actions de jeu, mais aussi des « trous » dans la concentration, l’engagement et la confiance. S’il a mené 6-8, Porrentruy a ensuite constaté, sans réagir, l’inexorable avancée de Nidau (12-8, 21-13), jusqu’à 24-17. Les carottes emblaient cuites. Mais Eva Maillard, au service, a pris tous les risques, avec succès. Porrentruy est revenu, petit à petit, pour s’octroyer une balle de match à 24-25. Un peu bêtement galvaudée, faute de soutien sous le bloc adverse. Porrentruy avait laissé passer sa chance, sa folle remontée devenait inutile et Nidau empochait logiquement un set mérité.

La tension sportive grimpait d’un cran au 4e set. Nidau sentait l’exploit possible, Porrentruy se montrait nerveux et manquait des gestes pourtant habituellement maîtrisé. Porrentruy a pris une première option en menant 15-12, puis 18-15. Mais Nidau est revenu à 20-20. Il a fallu les bons services de Margaux Jubin pour creuser un écart décisif à 24-21. Et au final, en présentant une présentation faite de hauts et de bas, Porrentruy a empoché trois points mérités, qu’il aurait pu obtenir avec moins de mauvaises frayeurs, s’il avait produit une prestation plus constante. Mais c’est presque toujours ainsi à Nidau, les matches sont accrochés, longs (113 minutes pour quatre set samedi, soit près de 30 minutes par set), avec des rebondissements. Ces deux dernières saisons, Porrentruy avait arraché des succès 3-2. En l’emportant 3-1, Porrentruy conquiert le « sanctuaire » du Beunden. Et, surtout, reste dans le sillage des deux leaders du groupe au classement, VFM et Delémont. Le 2e tour s’annonce passionnant.

 

// Vendredi 25 et samedi 26 novembre 2016

VBC Porrentruy – VBC Moutier, 3-0 (25-12  25-18  25-19, 63’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Déborah Monin, Luana Sacconi, Margaux Jubin, Lise Rebetez, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Anaïs Meusy, Sophie Mangeat.

Notes : salle de l’Oiselier, 40 spectateurs. Arbitres : M.  Claude Devanthéry et Mme Léa Fringeli.

 

BMV92 B – VBC Porrentruy, 0-3  (10-25  13-25  23-25, 58’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Déborah Monin, Luana Sacconi, Eva Maillard, Margaux Jubin, Lise Rebetez, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Anaïs Meusy, Virginie Valentin.

Notes : salle de la Carrière à Malleray, 25 spectateurs. Arbitres : MM. Marc Farron et Claude Devanthéry.

Nonchalantes promenades de santé

Pour rester dans la course, les dames du VBC Porrentruy ne devaient rien lâcher lors des deux matches du week-end. Mission accomplie, sans panache, l’apparente facilité de la tâche ayant généré beaucoup de nonchalance!

Ainsi, samedi, face à un Moutier, lanterne rouge pourtant pas dénuée d’arguments, offensifs notamment, mais qui commet trop de fautes techniques et avec un moral vite chancelant, Porrentruy a alterné le bon et le « minimum ». Alors que la consigne était justement de commettre un minimum de fautes directes non provoquées, les Ajoulotes ont commis des vilaines séries de services et de smashes « out », se mettant même parfois en situation peu favorables.

Porrentruy a surtout fait la différence au service. Avec Bénédicte Mboli au 1er set, lorsque le score est passé de 10-7 à 19-7. Avec Flavie Richert qui fêtait ses 16 ans au 2e (de 15-13 à 19-13), Margaux Jubin au 3e. Il s’est parfois aussi fait plaisir en attaque et au bloc, mais avec trop d’intermittence.

Les Ajoulotes se sont même mises dans le pétrin en début de 3e set, menées 8-11. Un temps mort de recadrement a été nécessaire, avec pour effet immédiat davantage d’application, des gestes plus précis et un reprise en main du jeu (15-13).

Si la qualité et, surtout, le rythme ont rarement été présents, la bonne humeur et les sourires ont donné un peu d’âme à un match au final sans grand enjeu. Fort heureusement, le match n’a pas trop duré (1h03’) et les 40 courageux spectateurs ne se sont pas endormis !

 

Vendredi soir dans la minuscule salle de la Carrière à Malleray, il n’y eut longtemps pas de match. BMV92 B a été incapable de remonter correctement les services de Porrentruy. Et lorsque l’échange s’engageait, les Bruntrutaines ont affiché un potentiel nettement supérieur.

Durant deux sets, BMV n’a pratiquement pas marqué de points. Malgré la consigne appelant à ne pas commettre de faute « inutile », les Bruntrutaines ont galvaudé quelques ballons, au service et en attaque. Sans conséquence, tant la différence de niveau était évidente. 

Dans de tels matches, la difficulté consiste à rester concentré. Lorsqu’il a mené 6-0 en début de 2e set, Porrentruy s’est déjà vu… au McDo, Or, l’équipe jusque-là ultra-défensive de BMV92 a trouvé des ressources en attaque. Au service d’abord, profitant d’une réception bruntrutaine pas toujours à son affaire, et au filet, en position 4. Les Ajoulotes ont ainsi été plusieurs fois surprise par des attaques bien placées. Sans briller, elles ont toutefois fait la course en tête, mais BMV92 s’est accroché (20-21). Lorsque Porrentruy a mené 20-24, une nouvelle fois, tout le monde s’est dit que l’affaire était pliée. Mais Malleray n’a jamais lâché prises, réussissant deux grosses attaques extérieures. L’arbitre, par ailleurs impeccable, a sifflé un dernier ballon au détriment de BMV92, alors qu’il avait touché le bloc ajoulot. L’histoire se répétait. La saison dernière déjà, le point du match avait été litigieux.

Mais ce n’est que pour l’anecdote. Porrentruy n’a certes pas eu à beaucoup s’employer, mais il a ramené l’essentiel. Avec un effectif qui a pu tourner. 

 

// Jeudi 17 novembre 2016 // VBC Tramelan – VBC Porrentruy, 0-3 (19-25  9-25  21-25, 65’)

 

VBC Porrentruy : Virginie Valentin, Déborah Monin, Bénédicte Mboli, Luana Sacconi, Flavie Richert, Lise Rebetez, Egzona Rahmani, Jehona Shkodriqi.

Notes : salle du CIP à Tramelan, 2 spectateurs ! Arbitres : MM. Sven Tschanz et Gianni Todeschini.

Service minimum et qualification

Il n’y a pas vraiment eu de suspense : l’écart de niveau entre l’équipe de 2e ligue, même amoindrie, du VBC Porrentruy et celle de 3eligue du VBC Tramelan était tel que la qualification pour les ¼ de finale de la coupe Jura-Seeland n’a jamais fait de doute.

Les Bruntrutaines ont franchi l’écueil tramelot sans trembler et sans devoir forcer leur talent. Avec seulement la moitié du contingent habituel (des filles devaient soigner leurs bobos ou se consacrer à leurs études), renforcé par les sœurs Egzona Rahmani et Jehona Shkodriqi, l’équipe D2 a rapidement plié l’affaire en débuts de 1er et 2e sets, menant très vite avec un important écart grâce aux bons services. Il a ensuite suffi de gérer et de se contenter du service minimum pour l’emporter. On retiendra tout de même le bon 2e set de Porrentruy, qui s’est fait plaisir dans le jeu offensif.

C’était prévisible : l’équipe ajoulote s’est laissé emporter dans le faux rythme du match, avec des trous de concentration. Tramelan a longtemps mené lors du 3e set, jusqu’à 15-12. Les services puissants de Lise Rebetez ont inversé la tendance et Porrentruy a conclu, sans panache, mais sans s’égarer à perdre un set.

Ce match de coupe a permis aux plus jeunes de profiter d’un large temps de jeu. Luana Sacconi, Lise Rebetez, Jehona Shkodriqi et Egzona Rahmani ont pu goûter aux « joies » de la 2e ligue, dans un contexte pas trop stressant. C’est une bonne expérience pour elles. Quant aux plus expérimentées Virginie Valentin, Déborah Monin, Bénédicte Mboli et Flavie Richert (rigolo de la classer parmi les expérimentées, elle qui n’a pas encore 16 ans !!!!!), elles ont assuré ce qu’il fallait. Avec parfois du déchet, mais aussi de très bonnes attaques.

Le tirage au sort n’a guère été favorable pour le ¼ de finale. Il impose aux Bruntrutaines d’aller jouer à Delémont, au début de 2017. Un remake de la finale 2016 de cette même coupe Jura-Seeland, remporté en mars par Porrentruy 3-1.

 

 

// Samedi 12 novembre 2016 // VBC Porrentruy – FSG Courfaivre, 3-1 (16-25  25-23  25-20  25-16, 95’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Bénédicte Mboli, Lise Rebetez, Margaux Jubin, Eva Maillard, Déborah Monin, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Virginie Valentin.

FSG Courfaivre : Catherine Schindler, Olivia Lucchina, Isabelle Boegli, Lauréline Humair, Aurélie Babey, Charline Stäheli, Anja Luraschi, Laura Vorpe, Déliane Monnin.

Notes : salle de l’Oiselier, 70 spectateurs. Arbitres : MM. Marc Farron et René Seuret.

Une apathie qui aurait pu coûter cher

Elles étaient pourtant prévenues. Le plan de match disait que les derbies entre Porrentruy et Courfaivre génèrent des émotions, produisent des duels tendus et pour y faire face, il faut du caractère, de l’envie, de l’intelligence. Les Bruntrutaines ont longtemps – et tristement – donné l’impression d’avoir snobé le plan de match. Pour produire une prestation (!) mécanique, sans jus, truffée de fautes techniques.

Alors, Courfaivre qui était venu à Porrentruy avec du venin et de belles intentions, s’en est donné à cœur joie. Il s’est fait un malin plaisir de faire déjouer certaines Ajoulotes peu à leur affaire. Le plus logiquement du monde, sans éclat particulier, Courfaivre a aisément pris le large à 8-12 dans le 1er set, puis 9-17. Porrentruy a pu espérer s’accrocher en revenant à 15-19, avant de s’écrouler une nouvelle fois (15-24) pour lâcher lamentablement le 1er set (16-25).

Sans beaucoup plus briller, mais en trouvant un peu mieux ses marques (à l’image de Virginie Valentin promue libero, qui est montée en puissance et en efficacité au cours du match), Porrentruy a mieux résisté au 2e set, contraint pourtant de courir après le score (7-9, 14-17). Très engagé en défense, servant bien, ayant trouvé les cibles à viser dans le jeu bruntrutain, emmené par l’ancienne Bruntrutaine Déliane Monnin qui avait visiblement à cœur de (se ?) prouver quelque chose, Courfaivre a pourtant calé. Au moment de porter l’estocade, il a flanché. Porrentruy a égalisé à 18-18, pris l’avantage à 20-19. Certes, Courfaivre a encore mené 21-22, mais Porrentruy a subitement retrouvé du moral et du mordant. A 23-23, il a trouvé deux angles d’attaque qui ont fait mouche.

Que voilà une « drôle » de partie ! Un set à un, qui récompensait bien mal un Courfaivre volontaire, audacieux ; qui donnait un salaire maximal à un Porrentruy longtemps apathique.

Or, le match a tourné en fin de 2e set. Fonctionnant beaucoup au moral, Courfaivre a non seulement subi l’égalisation, mais il a aussi perdu sa passeuse Anja Luraschi, blessée à la cheville. Elle a serré les dents le plus longtemps possible pour tenir son rang, mais a dû sortir en cours de 3e set. Et Porrentruy a – ENFIN – appliqué son plan de jeu. Lorsqu’il a mené 8-3 dans le 3e, Porrentruy venait d’inscrire 5 points conformes aux consignes. Sans devenir transcendantes, les Ajoulotes ont aussi retrouvé le sourire et davantage de joie de jouer. Le fait de mener au score donne aussi un meilleur moral. Porrentruy a fait la deuxième partie de la course largement en tête, menant 13-6, 19-11, 23-17, et 25-20. Courfaivre a essayé de se relancer en début de 4e set (5-4), mais a dû céder face à un Porrentruy qui retrouvait enfin son jeu de service et d’attaque, profitant des bonnes inspirations de sa benjamine, Flavie Richert, encore 15 ans pour quelques jours, appliquant parfaitement le principe du jeu « à l’opposé ». Bravo à elle ! L’équipe ajoulote a pu dérouler tout au long du 4e set (11-5, 16-9, 20-10 et finalement 25-16) pour empocher trois points « heureux ».

Les optimistes diront que, dans l’adversité initiale, Porrentruy a évité de s’effondrer et a su très… patiemment attendre son heure. Les plus critiques regretteront l’entame de match calamiteuse d’un Porrentruy qui a eu le tort de ne pas afficher une grosse envie. C’est pourtant un ingrédient indispensable pour prendre du plaisir à jouer.

 

// Vendredi 4 novembre 2016 // VBC Porrentruy – BMV92 A, 3-0 (25-21  25-18  25-15, 68’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Eva Maillard, Bénédicte Mboli, Flavie Richert, Anaïs Meusy, Luana Sacconi, Déborah Monin, Margaux Jubin, Lise Rebetez, Cléa Voisard.

Notes : salle de l’Oiselier, 50 spectateurs. Arbitres : MM. Claude Devanthéry et Vincent Brêchet.

La machine roule, une fois lancée…

BMV92 A est une équipe difficile à appréhender. Elle a un style de jeu à nul autre pareil, ne lâche rien et envoie des ballons improbables, en feintes, à deux mains, ou des smashes peu puissants mais placés. L’histoire récente, ce sont systématiquement des duels acharnés entre Porrentruy et BMV92.

Ça a failli être une fois de plus le cas. Face à un Porrentruy poussif et qui a mis du temps à entrer dans son match, BMV92 a joué son jeu fait de gestes inattendus et a mis l’arrière-garde de Porrentruy, pourtant prévenue, dans ses petits souliers. Malleray a pris les devants : 3-8, 9-15, 10-16 et 15-19. Resserrant son jeu, commettant enfin moins de fautes directes, Porrentruy est progressivement revenu au score. Le moteur diesel a trouvé de l’efficacité, au service notamment, pour égaliser à 20-20 et passer l’épaule à 24-20 puis 25-21.

Une fois lancée, la machine bruntrutaine a aisément pris le dessus sur un BMV92 certes volontaire, mais limité en nombre, en technique et dans son organisation. L’équipe visiteuse a tenu tête jusqu’à 11-11 dans le 2e set, mais n’a rien pu faire face à Porrentruy qui a enfin trouvé ses marques pour s’envoler à 16-13 puis 20-14. Sans être transcendant, Porrentruy a logiquement pris le jeu à son compte pour mener 2 sets à 0. Restait à ne pas flancher et éviter les faux rythmes qui font le bonheur de BMV92.

Les services de Paula Nussbaumer ont d’emblée permis à Porrentruy de creuser l’écart (7-0) dans le 3e set. Parfois avec panache, mais aussi avec des ratés et des blancs, l’équipe ajoulote a déroulé son jeu pour boucler le match en à peine plus d’une heure et un bon 3-0.

Après avoir souffert face aux 3 ténors du championnat (VFM A, Delémont et La Suze), Porrentruy a renoué avec un succès plus facile et, surtout, est parvenu à réimposer son jeu. Tout n’est pas idéal, tant s’en faut – il subsiste de grossières fautes techniques – mais ce succès sans histoire est bon à prendre. Il démontre que la place de Porrentruy est bien dans le haut du classement.

Autre source de satisfaction, le coach a pu faire tourner l’entier de son effectif et donner du temps de jeu aux plus jeunes.  Elles s’en sont bien sorties, à l’image de Luana Sacconi, Anaïs Meusy et Lise Rebetez qui ont montré qu’elles ont leur place dans ce contingent.

L’équipe D2 du VBC Porrentruy a deux entraînements devant elle pour préparer le prochain match à l’Oiselier, samedi 12 novembre, avec un derby qui promet, face à Courfaivre. Le succès 3-0 contre BMV92 donne un bonus psychologique à Porrentruy, surtout que Courfaivre s’était incliné contre Malleray.

 

// Vendredi 28 octobre 2016 // VBC La Suze – VBC Porrentruy, 2-3 (21-25  25-8  25-10  22-25  13-15, 95’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Eva Maillard ; Bénédicte Mboli, Flavie Richert, Anaïs Meusy ; Déborah Monin, Margaux Jubin, Luana Sacconi ; Cléa Voisard.

Notes : salle de Corgémont, 40 spectateurs. Arbitres : MM. Matthias Kopp et Joachim Schlub.

Du fond du trou à l’impensable succès

Après le non-match de Delémont, Porrentruy devait réagir. La tâche était pourtant compliquée, un vendredi soir à Corgémont, face à une équipe de La Suze hyper-motivée, qui ne rêvait que de s’offrir le scalp de l’ancien champion Porrentruy.

Quel match ! Presque toujours sur la corde raide, avec des renversements de situations improbables, des équipes tantôt euphoriques, tantôt à la rue. Au final, Porrentruy l’a emporté sur le fil 3 à 2, en ayant perdu deux sets 25-8 et 25-10, en n’ayant inscrit que 83 points contre 106 à La Suze. C’est ce qui s’appelle être opportuniste.

Les sets ont souri à l’équipe qui a le mieux démarré. Au 1er set, Porrentruy a mené 3-0, puis 9-7 et 12-8. Les Ajoulotes ont fait un bon set, bien servi, ont cherché les failles adverses. En face, La Suze a réagi par à-coups, s’appuyant sur ses attaquantes surpuissantes mais pas toujours lucides. Ce 1er set s’est joué au service. Porrentruy s’en est mieux tiré, La Suze a connu beaucoup trop de déchet.

La Suze a pris les rênes du 2e set, menant 4-1. Puis 6-4. Et là, Porrentruy s’est effondré. Et le mot est encore trop faible. Plus une réception de service, plus une attaque. Le score est passé à 18-4, sans la moindre rotation, sans la moindre réaction de Porrentruy. Face à la réussite presque insolente du rouleau compresseur La Suze, Porrentruy a baissé pavillon, sèchement, 25-8.

L’équipe ajoulote a certes un peu réagi ensuite, jusqu’à 9-7 pour La Suze. Avant de s’écrouler une seconde fois : 13-8, puis 22-8 pour une équipe vallonnière euphorique, ultra-percutante au filet. 

Giflé 25-8 et 25-10, Porrentruy a eu le mérite de remettre l’ouvrage sur le métier. Sans éclat dans un premier temps, se contentant de ne pas se laisser distancer. Puis Porrentruy a relevé la tête, a mieux défendu et retrouvé les espaces dans la défense adverse. Pour mener 8-13, puis 14-21. Face à ce Porrentruy sérieux, pas génial mais appliqué, La Suze a à son tour perdu pied, commis des erreurs et, surtout, s’est énervé de ne pouvoir conclure facilement. Porrentruy s’est encore fait peur en fin de manche, l’emportant de justesse 25-22, mais il y a retrouvé du moral et du mordant.

Le 5e set a été tendu à souhait, chaque équipe alternant des points spectaculaires et de grosses fautes, preuves de la nervosité ambiante. Pour une fois, ce n’est pas l’équipe qui a inscrit le 1er point qui l’a emporté, mais Porrentruy a eu la bonne idée de prendre l’avantage à 4-3, pour ne plus le céder. Le changement de camp s’est fait à 6-8. La Suze est revenue à 9-9, puis 10-10, et Porrentruy a creusé l’écart décisif à 10-13. Deux gros smashes bruntrutains ont conclu une rencontre renversante, où tout le monde est passé par tous les états d’âme.

La victoire, longtemps inespérée, a un goût suave pour un Porrentruy ébranlé après ses défaites face à VFM et Delémont. Trop de bras bruntrutains ont pourtant tremblé, la lucidité a souvent fait place à la panique. Alors, ce renversement de situation favorable est un énorme cadeau, qui couronne l’abnégation des Ajoulotes. 

Les gros rendez-vous continuent : vendredi 4 novembre, à 21 heures à l’Oiselier, avec la venue de BMV92 A, une équipe performante au service et très difficile à manœuvrer. Mais pour générer des matches comme celui de Corgémont, incroyablement tendu, ça vaut la peine…

 

// Samedi 15 octobre 2016 // VBC Porrentruy – VFM A, 2-3 (29-27  25-22  23-25  17-25  8-15, 119’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Eva Maillard, Déborah Monin, Margaux Jubin, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Anaïs Meusy, Luana Sacconi, Lise Rebetez, Sophie Mangeat (libero).

VFM : Coralie Varé, Audrey Weber, Magalie Moritz, Valentina Moreira, Julie Vuilleumier, Sarah Gomes, Mégane Gury, Manon Nicolet (libero).

Notes : salle de l’Oiselier, 50 spectateurs. Arbitres : MM. Eric Mailhot et Joël Gandgirard.

Si près du but…

Jusqu’ici, le championnat de 2e ligue dames semblait fade. Des matches trop déséquilibrés, sans grand intérêt et de niveau assez quelconque. Tout au plus Delémont avait-il réalisé un « bon coup » en se défaisant de La Suze 3-0. Puis est venu un premier choc, peut-être « le » match au sommet, ce samedi 15 octobre à l’Oiselier.

A gauche, le champion sortant de 2e ligue ces deux dernières saisons, le VBC Porrentruy. A droite, le relégué de 1re ligue qui ne fait pas mystère de son intention d’y retourner, VFM A. Deux équipes jeunes, tenues de mains de fer (et de velours ?) par leurs coaches, prêtes à en découdre, avec leurs arguments techniques, tactiques, mentaux.

Ce fut un sacré match. Un combat de deux heures de tous les instants, opposant la puissance et l’assise technique d’un VFM pourtant avec un effectif limité au jeu opportuniste d’un Porrentruy qui s’est appliqué à faire déjouer son adversaire. Le premier set a parfaitement illustré les forces en présence, et l’évolution du score, toujours serré, semblait ne pas devoir donner de vainqueur. Appliquant scrupuleusement son plan de match, Porrentruy a pourtant pris l’ascendant, en menant 17-13, puis 23-19. Avec ses attaquantes extérieures puissantes, avec des services travaillés, VFM a résisté, et est revenu à 24-24. A même eu une balle de set à 25-26. Pourtant, à sa 6e balle de set, Porrentruy a engrangé la première manche de manière méritée, après 29 minutes d’un match d’une magnifique intensité, avec ses fautes aussi, preuve qu’on est encore en 2e ligue régionale.

Vexé, VFM a fait la course en tête tout au long du 2e set (6-9, 13-17, 18-20). Sans pour autant larguer un Porrentruy qui a remarquablement défendu et attaqué, qui aurait pu mieux bloquer. Puis est Déborah Monin et arrivée au service. Ses mises en jeu pas très puissantes, mais travaillées, ont désarçonné une réception de VFM malmenée. Six points consécutifs pour un Porrentruy heureux de l’aubaine, renversant la situation à son avantage, et menant deux sets à zéro. Dur pour VFM, mérité pour un Porrentruy appliqué et à l’aise dans son plan de match.

En matière de renversements de situations, on n’avait encore rien vu. Le 3e set a tenu en haleine le public de l’Oiselier, qui est passé par tous les états d’âme. Au bord de la rupture, les deux équipes ont tour à tour fait leurs shows. VFM d’abord, menant 1-7, jusqu’à 7-16 ! Puis, au service, la Bruntrutaine Margaux Jubin a réalisé une série formidable, ramenant son équipe à égalité, à 16-16. VFM était au bord du gouffre. Ce d’autant que Porrentruy a pris l’avantage à 19-17, et même 23-20. Le match paraissait plié. L’incroyable retour du VFM est venu des services de Magalie Moritz.

Le succès 23-25 de VFM dans la 3e manche a non seulement relancé l’équipe franc-montagnarde, il a aussi asséné un mauvais coup au moral d’un Porrentruy qui a peut-être compris qu’il avait laissé passer sa chance. Le match est resté indécis et spectaculaire au 4e set, jusqu’à 12-11 pour un Porrentruy qui n’avait pas dit son dernier mot. Mais VFM avait modifié son organisation, dès le 3e set. Sans gros effet dans l’immédiat, mais cela a désarçonné quelque peu Porrentruy en fin de match. Les schémas efficaces jusque-là ont été moins bien appliqués, les failles moins facilement trouvées. La fatigue s’est aussi fait sentir.

En face, sans devenir transcendant, VFM a continué de miser sur la puissance de Coralie Varé et, surtout, de Magalie Moritz. Un nouveau tournant est survenu dans le 4e set, lorsque VFM a pris l’avantage à 12-14, puis 13-18. Et ce tournant aura été le dernier.

Au 5e set, Porrentruy a certes inscrit le 1er point, mais VFM s’est très vite envolé à 6-1 puis 8-3. Pour l’emporter 15-8 et arracher un succès qui couronne son abnégation. Spectaculaire, le match aura aussi été un combat mental. Souvent sur le fil du rasoir. Porrentruy a longtemps mené dans ce domaine. Faute de ne pas avoir pu conclure au 3e set, l’avantage moral a ensuite changé de camp.

Le score serré montre que la lutte pour le titre s’annonce tendue et incertaine. VFM a marqué un point, Porrentruy a montré qu’il est toujours en lice. Pour Porrentruy, nouvelle grosse échéance samedi 22 octobre, à 19h30 à Delémont.

 

// Vendredi 30 septembre 2016 // VFM B – VBC Porrentruy, 0-3 (18.25  24-26  12-25, 67’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Margaux Jubin, Eva Maillard, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Anaïs Meusy, Déborah Monin, Virginie Valentin, Lise Rebetez, Sophie Mangeat.

Notes : salle de la Pépinière aux Breuleux, 30 spectateurs. Arbitres : MM. Joachim Schlub et Thierry Lenweiter.

Peau de banane évitée sans panache

Service minimum ! Confronté à une équipe de VFM B très jeune, capable de coups d’éclat mais aussi de gros blancs, qui a eu le mérite de s’accrocher, le VBC Porrentruy n’a guère brillé aux Breuleux. Certes, il l’a emporté 3-0, et il ne faut jamais faire la fine bouche lorsque le score est entièrement en sa faveur, mais le club ajoulot a souvent fait peine à voir. Il a été à la hauteur en phase offensive, mais a péché par nonchalance dans son camp, laissant tomber beaucoup de ballons ou souffrant d’imprécision dans des relances pourtant faciles.

Peut-être parce que l’adversaire manquait de prestige, peut-être aussi parce que c’était vendredi soir à l’extérieur, Porrentruy a fait le minimum. A l’échauffement déjà, dans la concentration, l’application des consignes. De plus, lorsque vous avez l’impression que tout va rouler – ce fut le cas en début de match – vous ne faites pas d’effort. C’est le piège dans lequel est tombée une équipe ajoulote trop peu à son affaire. Lorsqu’elle a mené 21-9 au 1er set, elle a cru qu’il suffirait de jouer sur un pied.

Or, VFM n’a pas lâché prise dans le 2e set. Certes mené 5-10, puis 15-20, il a profité du « trou noir » bruntrutain en réception de service pour prendre l’avantage à 23-21. Il y avait le feu dans la maison bruntrutaine. Sans paniquer, les Ajoulotes ont su serrer les rangs pour renverser la vapeur in extremis. Mais elles ont eu chaud aux fesses…

Nouvelle alerte en milieu de 3e set, lorsque VFM, après avoir été mené 1-5, est revenu à 8-8, puis 10-10. Mais Porrentruy s’est ensuite définitivement envolé, retrouvant de l’allant en fin de rencontre.

Finalement, ce match n’aura pas été inutile. Visiblement en excès de confiance face à la très jeune équipe de VFM, Porrentruy a constaté qu’il n’est pas possible de jouer sur un pied, ou sans mobilité. Il avait oublié de revêtir le bleu de travail. Espérons que ce fut une bonne leçon, sans frais, mais une leçon quand même.

Place à un petit répit dans la compétition, avant une deuxième moitié de mois d’octobre de folie : choc au sommet à l’Oiselier le 15 octobre face à VFM A, puis déplacement périlleux à Delémont le samedi suivant.

 

// Samedi 24 septembre 2016 // VBC Porrentruy – Volleyboys Bienne, 3-0 (25-21  25-20  25-11, 64’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Virginie Valentin, Déborah Monin, Margaux Jubin, Lise Rebetez, Luana Sacconi, Eva Maillard, Bénédicte Mboli, Flavie Richert, Sophie Mangeat.

Notes : salle de l’Oiselier. Arbitres : MM. Vincent Brêchet et Stéphane Berbier.

Du potentiel, et de la désinvolture

Dans un match typique de reprise, ponctué de bonnes séquences, mais aussi d’hésitations, avec un rythme alternatif, les Bruntrutaines ont remporté un succès attendu et logique, au vu du potentiel des deux équipes. Volleyboys Bienne est encore en rodage et manque de force de frappe. Porrentruy alterne le bon et les séquences « sans venin », une nonchalance de l’une ou l’autre joueuse qui péjore la performance générale.

Le score ne dit suffisamment pas que Porrentruy a longtemps été accroché. S’il est bien entré dans le match, il a balbutié sa réception de service et vu Volleyboys revenir à 14-14, puis 17-17. Supérieur au service et dans la variété d’attaque, Porrentruy a su évité d’être mené pour prendre logiquement le 1er set.

La deuxième manche a été la plus disputée. Volleyboys a pris sa chance, trouvé des failles dans l’arrière garde jurassienne, mené 3-7, puis 11-15 et 14-18. L’équipe ajoulote a su retrousser les manches et se rebeller au bon moment, s’appuyant sur son service, pour égaliser à 19-19 et inverser la valeur en fin de set pour prendre le large.

Le 3e set a mieux montré la supériorité bruntrutaine. Un  8-0 d’emblée, avec Virginie Valentin au service, imitée par une équipe pourtant modifiée, qui a réduit au maximum les erreurs pour mener 22-6. Le relâchement de fin de match (25-11) n’y change rien, Porrentruy cueille 3 premiers points qui lancent bien sa saison. Aurait-il besoin de sentir davantage d’enjeu pour donner la pleine mesure de ses capacités ? Il sera servi en se rendant vendredi 20 septembre aux Breuleux, y défier un VFM B qui vendra chèrement sa peau.

 

 

// Jeudi 14 avril 2016 // Barrages de promotion en 1re ligue // VBC Porrentruy – VBC Kanti Limmattal, 1-3 (25-23 20-25 21-25 22-25, 95’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Déborah Monin, Margaux Jubin, Déliane Monnin, Caroline Munoz, Flavie Richert, Eva Maillard, Bénédicte Mboli, Sophie Mangeat, Cléa Voisard.

 

Notes : salle de l’Oiselier, près de 400 spectateurs ! Arbitres : MM. Eric Mailhot et Vincent Brêchet, précis et très bons.

Trahies par leur service

Comme en 2015, l’équipe féminine du VBC Porrentruy échoue dans les barrages de promotion en 1re ligue. Avec pas mal de similitudes. Les deux fois avec une défaite sèche 3-0 à l’extérieur (à Laufon en 2015, à Granges en 2016), puis une défaite 3-1, avec des regrets à l’Oiselier, devant un nombreux et bruyant public (contre Gerlafingen en 2015, face aux Zurichoises de Limmattal en 2016).

Autres ressemblances : à Laufon et à Granges, Porrentruy a eu l’occasion de remporter au moins un set (ce qui aurait pu changer la suite des événements) mais s’est fait coiffer au poteau. Pour le second match à l’Oiselier, les deux fois, Porrentruy a remporté le 1er set, sans parvenir ensuite à confirmer.

Pourtant, en 2016, l’équipe féminine du VBC Porrentruy avait acquis une expérience supplémentaire et semblait mieux préparée. Qui plus est, l’adversaire zurichois n’était pas l’ogre de Gerlafingen avec ses deux joueuses étrangères. Kanti Limmattal, certes plus athlétique et plus expérimenté que Porrentruy, n’était pas un obstacle insurmontable.

Alors, il y a un fort sentiment de frustration et d’opportunité pas saisie dans l’équipe ajoulote. Ce d’autant que la stratégie de jeu retenue, consistant à pilonner le secteur « 1 » adverse, à mettre la passeuse en difficulté, à poser le bloc dans l’axe de l’attaque et à défendre en fond de camp, était la bonne. Limmattal a produit le jeu attendu.

Lorsqu’il a appliqué les consignes, Porrentruy a fait la différence. Mais quand il s’est montré fébrile, incapable de se libérer, il s’est mis tout seul dans la difficulté.

Pas de déclic malgré le 1er set

Les affaires avaient bien commencé. Après un bref round d’observation, l’équipe jurassienne a dicté son tempo, prenant l’avantage à 10-7, puis 12-8 et 16-11. Porrentruy a certes profité des erreurs de Limmattal, mais il a surtout produit le jeu d’attaque nécessaire.

Il aurait dû prendre confiance et se libérer. C’est l’inverse qui s’est produit : l’équipe zurichoise est alors revenue à 22-21. Porrentruy a tenu pour remporter 25-23 le premier set.

Malheureusement coutumier du fait, Porrentruy a connu un gros blanc dans la première partie du 2e set, laissant Limmattal s’envoler à 4-8, puis 5-10. La formation ajoulote est bien revenue à 15-17, mais à courir après le score, elle s’est épuisée, sans connaître de succès.

Pour l’emporter, il fallait donc que Porrentruy applique les consignes offensives, mais surtout, s’appuie sur ses qualités propres : un service ciblé et une réception de service globalement performante. C’est dans ces deux domaines que l’édifice bruntrutain s’est lézardé. Avec des appréciations nuancées d’une joueuse à l’autre. Porrentruy a sorti bien trop de services (satané petit bras!) et a trop reculé en réception.

Le juge de paix du 3e set

A un set à un, le 3e set devenait déjà décisif. Il fut tendu, indécis, avec de bons et de très mauvais passages. Le score a souvent été à la parité : 9-9, 13-13, 15-16. Puis 18-19. Et là, un nouveau service complètement raté a précipité la chute ajoulote. Limmattal a alors mené 18-23. Il y eut bien un baroud d’honneur jurassien, avec un retour à 21-23, mais le mal était fait, la formation zurichoise pouvait jubiler en l’emportant 21-25. En gagnant 2 sets, Limmattal était promu, Porrentruy sur le carreau. Le 4e set a surtout été du remplissage.

Porrentruy peut donc se mordre les doigts. Après les affres de la programmation du match, imposé un jeudi soir, toutes les conditions devenaient favorables pour accéder à l’échelon supérieur. Le public a magnifiquement répondu à l’appel (ça en jette, 400 personnes enthousiastes – merci très chaleureux), il a donné une magnifique ambiance.

Sur le terrain, Porrentruy avait toutes les cartes en main pour s’imposer. Encore eût-il fallu les jouer, avec confiance et détermination. Pas qu’il ait manqué d’envie, mais il eût fallu se départir d’une crispation qui aura coûté très cher.

Fort heureusement, la déception n’a pas empêché de savourer la chance de disputer une rencontre avec un tel enjeu, devant un tel public. Cela compte dans la « carrière » de sportives amateures.

Pas de Grand Chelem

Malgré un final frustrant, l’équipe féminine du VBC Porrentruy aura réalisé une saison remarquable, réalisant 4 des 5 ambitions à peine espérées en début de saison : victoire en championnat de 2e ligue avec 10 points d’avance sur le 2e et 17 victoires en 18 matches ; victoire en coupe Jura-Seeland ; succès au Trophée jurassien après une finale épique contre Delémont ; qualification pour le 2e tour national M23 Inters. On eût pu parler de Grand Chelem s’il y avait eu promotion en 1re ligue. Voilà qui laisse, après l’excellent repas 2015-2016, une désagréable touche finale d’amertume en bouche.

 

// Vendredi 1er avril 2016 // Barrages de promotion en 1re ligue // TV Grenchen – VBC Porrentruy, 3-0 (25-23  25-11  25-13, 61’)

 

TV Grenchen : D. Roth, V. Jeandupeux, L. Cermusoni, J. Möri, S. Strasse, L. Galli, J. Meier, P. Von Roll, J. Schwab, J. Keller, N. Mathis.

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Cléa Voisard, Déliane Monnin, Flavie Richert, Caroline Munoz, Déborah Monin, Margaux Jubin, Eva Maillard, Bénédicte Mboli, Sophie Mangeat.

Arbitres : M. A. Siegrist et Mme M. Lehmann.

Notes : salle DZ à Granges, plus de cent spectateurs entassés dans la salle. A 17-6 pour Granges dans le 2e set, l’arbitre inflige un carton rouge direct, sans préavis et pour une simple réclamation (justifiée) au coach de Porrentruy.

 

Un environnement trop hostile

Il flottait, vendredi soir 1er avril à Granges, le secret espoir d’un double triomphe ajoulot : pour le HC Ajoie en quête de titre de champion suisse de LNB et pour le VBC Porrentruy en lice pour la promotion en 1re ligue. Le premier a réussi, le second pas. Peut-être s’est-il « inspiré » du HCA qui a « attendu » d’être dans sa patinoire devant ses fans pour accéder au 7e ciel ! Or donc, les dames du VBC Porrentruy ont remis la fête et la promotion au 14 avril à l’Oiselier, 20h30, face aux Zurichoises de Limmattal.

Elles avaient pourtant l’intention de l’emporter à Granges déjà. La préparation a été à la hauteur, l’entrée dans le match aussi. S’appuyant sur le plan de match qui prévoyait de mettre la pression, notamment au service, sur une équipe de Granges susceptible d’être fébrile, Porrentruy a pris les rênes de la partie, menant 4-0, 8-5, 12-9, puis 18-14 et 20-16. Le scénario souhaité et idéal. Aux attaques puissantes de Granges, Porrentruy a répondu par une bonne défense, des services efficaces et des offensives ciblées.

Puis Porrentruy a plié, Granges jouant alors son va-tout, revenant à 20-19, puis prenant l’avantage à 21-22. Le suspense était à son comble, chacun sachant que le match se jouait certainement déjà en cette fin de 1er set. A 23-23, service Porrentruy, tout était encore possible. Mais l’équipe ajoulote a alors manqué de réussite sur un service et une attaque « in » donnée « out » par l’arbitre. Elle a aussi commis quelques imprécisions en défense, et Granges a passé l’épaule in extremis, l’emportant 25-23.

A partir de là, le match a basculé. Dans sa salle, soutenu par un nombreux et bruyant public venu principalement de… Nidau, aidé aussi par un « arbitrage maison » qui a sans autre passé outre les exigences réglementaires à l’égard de Granges mais a sanctionné directement (donc sans avertissement préalable) d’un carton rouge une réclamation pourtant justifiée du coach de Porrentruy, Granges a déroulé. Au service d’abord, mettant la réception de Porrentruy sens dessus dessous. Puis avec des smashes puissants et précis.

Ce fut la panique à Porrentruy, mené 12-1 en début de seconde manche, et finalement 25-11 dans un 2e set à oublier.

Les Jurassiennes ont tenté de se remobiliser pour le 3e set, de se départir d’un environnement global hostile (du public dans la zone de service que l’arbitre a refusé d’écarter, par exemple). Avec une bonne présence au filet, elles se sont accrochées à 8-9, puis 9-11. Mais le service de Granges a décidément fait de gros dégâts et permis aux Soleuroises de s’envoler à 9-15. Tout était dit, Porrentruy ne ramènerait rien de son déplacement, tandis que Granges, qui avait peiné à Limmattal (défaite 3-2), qui a senti le vent du boulet au 1er set, pouvait fêter un retour mérité en 1re ligue (il avait été relégué en 2015).

Fort heureusement, Porrentruy a un peu de temps pour retrouver ses esprits, digérer intelligemment la défaite, se remobiliser et retrouver de la confiance. C’est, en fait, le scénario logique qui se déroule. Il avait toujours été admis que Granges était le plus fort de la poule à trois. Le deuxième ticket de promu se jouera le 14 avril à l’Oiselier. Pourquoi un jeudi, et pas un samedi alors que Porrentruy joue toujours le samedi ? Parce que l’adversaire, Limmattal, peu fair play, a refusé, obtenant une caution unilatérale et peu compréhensible de Swiss Volley.

Mais à l’Oiselier, l’environnement sera favorable au VBC Porrentruy, dans une salle où il y a davantage d’espace, avec un public acquis à sa cause. Et surtout, les Ajoulotes auront l’immense envie de réussir, s’appuyant sur une stratégie audacieuse et offensive. Là aussi, elles ont manqué la cible à Granges. Il eût fallu se montrer plus appliquées dans les options de jeu, comme le préconisait le plan de match.

 

// Samedi 12.03.2016 // VBC Porrentruy – FSG Courfaivre, 3-1 (25-21  25-27  25-23  25-18, 92’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Sophie Mangeat, Déborah Monin, Margaux Jubin, Déliane Monnin, Flavie Richert, Caroline Munoz, Eva Maillard, Cléa Voisard.

Notes : Oiselier, 50 spectateurs. Arbitres : MM. Lionel Loeffel et Stéphane Berbier.

Une bataille de services

Le derby jurassien de 2e ligue féminine opposant VBC Porrentruy à FSG Courfaivre, le 1er contre le 2e du classement, a partiellement tenu ses promesses samedi à l’Oiselier. Il fut, par moments, à l’instar du public qui a peiné à s’enflammer, un peu léthargique. Mais à d’autres moments aussi de bon niveau. Il y eut en tout cas du suspense et un gros retournement de situation au 3e set.

Décidé à étrenner avec un certain panache son titre de champion de 2e ligue, Porrentruy a d’emblée pris les rênes de la rencontre. L’application du plan de match a permis de prendre l’avantage à 8-3, puis 11-6. Mais l’équipe bruntrutaine a été victime de son irrégularité et des coups de boutoir d’un Courfaivre qui, lui aussi, joue avec des hauts et des bas, Courfaivre est ainsi revenu à 11-10, puis le score a évolué avec un écart de 2 à 3 points jusqu’à 20-18 pour Porrentruy. L’intensité fournie alors par Porrentruy a été décisive, avec l’entrée des remplaçantes Sophie Mangeat (au service) et Déliane Monnin (en attaque), le score est passé à 24-18. Porrentruy a remporté sans trembler le 1er set (25-21).

C’est Courfaivre qui a fait la course en tête au 2e set (4-6, 11-17). Porrentruy a peiné à trouver le bon rythme et, surtout, s’est auto-pénaliser par ses services manqués. Alors que la consigne de jeu était justement, tout en mettant une pression maximale sur son adversaire, de placer tous les services dans le camp adverse. Porrentruy a, là, connu un problème d’importance, qui lui a coûté le set. Pourtant, les Ajoulotes se sont accrochées (18-18), ont même mené (22-21). Mais les mises en jeu « out », même pour quelques centimètres, ont été la clé de cette manche remportée par Courfaivre 27-25.

Faut-il s’en inquiéter ? Les Bruntrutaines ont certes remporté leurs quatre derniers matches 3-1, mais elles ont à chaque fois perdu le 2e set. Dont trois fois de 2 points ! Il y a certainement matière à réflexion.

C’est dans la 3e manche que le match s’est joué. Porrentruy a réussi à remettre la machine dans le bon sens. Menant 9-6. Puis a connu de nouveaux ratés, avec une réception hasardeuse ou un bloc trop mou. Courfaivre s’est alors envolé (11-18, 15-20). S’il ne présente pas un jeu constant, Porrentruy a cette qualité que, dans l’adversité, il ne s’effondre pas. S’appuyant sur les fondements de son jeu, il a refait son retard pour égaliser à 20-20. Il y a bien encore eu avantage à Courfaivre (20-22, 22-23), mais Porrentruy a trouvé les ressources pour renverser la situation et prendre définitivement la rencontre à son compte.

La perte du 3e set a, à l’inverse, coupé les jambes de Courfaivre, moins incisif par la suite. Dire que le 4e set a été une promenade de santé pour Porrentruy est excessif, mais les Ajoulotes n’ont plus été inquiétées, menant 3-0, 8-2, 20-11, 23-16 et finalement 25-18.

Même s’il a manqué quelques grains de folie, ce fut un bon match de 2e ligue. D’abord, une bataille de services. Porrentruy a failli la perdre en commettant trop d’erreurs directes. Mais il a aussi inscrit grâce au service de nombreux points directs.

Il y a ensuite eu une volonté, de part et d’autre, de chercher les secteurs faibles du camp adverse. Courfaivre a parfois trouvé des angles « incroyables », Porrentruy a répliqué en « écartelant » la défense adverse. Il aura manqué de la constance et, parfois, un peu d’énergie pour passer au « très bon » niveau.

Déjà assuré du titre, Porrentruy peut se féliciter d’avoir aussi battu son second. C’est bon pour le moral, c’est également une bonne répétition avant les échéances « heureuses » des prochaines semaines : les finales de la coupe Jura-Seeland dimanche 20 mars, puis les barrages de promotion en 1re ligue.

 

// Vendredi 4 mars 2016 // VBC Porrentruy – BMV92 A, 3-1 (25-22  23-25  25-16  25-18, 91’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Cléa Voisard, Sophie Mangeat, Déborah Monin, Margaux Jubin, Déliane Monnin, Flavie Richert, Caroline Munoz, Bénédicte Mboli, Eva Maillard.

Notes : salle de l’Oiselier, 50 spectateurs. Arbitres : MM. Lionel Loeffel et Stéphane Berbier.

Le titre définitivement. Mais sans panache

Les dames du VBC Porrentruy auraient pu se contenter de regarder leurs poursuivants perdre des plumes pour remporter un deuxième titre consécutif en 2e ligue. Elles ont eu la bonne idée de régler l’affaire par elles-mêmes en l’emportant 3 à 1 face à BMV92 A et de s’octroyer un deuxième titre consécutif de championnes de 2e ligue SVRJS. Dans la foulée, elles ont décidé de participer aux barrages de promotion en 1re ligue, début avril, face aux champions des régions de Soleure et de Zurich.

Battues une seule fois durant la saison (par La  Suze en janvier), les Ajoulotes ont fait montre d’un peu de suffisance face à une équipe de Malleray qui se bat sur tous les ballons, pas toujours de manière académique, mais qui ramène, ramène… De plus, avec Jenny Wigger au centre du filet, elle dispose d’un bloc efficace.

Porrentruy en a fait les frais en début de match. Léthargique, il a laissé BMV prendre le large (1-7). Sans forcément bien jouer, mais en s’appuyant sur son service et quelques coups d’éclat en attaque, Porrentruy est revenu à 11-12 et 15-16. Malleray a cru avoir creusé l’écart définitivement en menant 15-20. Evitant enfin les fautes inutiles et appliquant les consignes, Porrentruy a connu une bonne séquence pour prendre l’avantage à 23-20. Et empocher un brin chanceusement la première manche (25-22).

Trop peu appliqué, Porrentruy a toujours balbutié son volley lors du 2e set, croyant avoir fait le plus dur en menant 21-19 puis 23-21. La « justice sportive » l’a alors pénalisé et BMV92 a égalisé à un set partout.

Enfin concerné, trouvant l’énergie de réagir, appliquant les consignes de jeu, Porrentruy a élevé son niveau dès le 3e set. Une manche entièrement à l’avantage d’un Porrentruy qui n’a pas complètement éliminé les fautes techniques, mais a su faire reculer son adversaire, pour l’emporter aisément 25-16.

Désireux d’en finir, affichant enfin une attitude engagée et souriante, Porrentruy a bien géré le 4e set, toujours à son avantage (10-5, 17-7, 20-11). Le coach a même osé sortir la passeuse Paula Nussbaumer, contrainte toutefois de la faire revenir en jeu pour terminer le match.

Porrentruy n’est pas sorti grandi par sa prestation, mais les trois points engrangés suffisent à son bonheur. L’équipe a besoin d’une nouvelle motivation pour s’impliquer pleinement dans le jeu. La venue de Courfaivre pour un grand derby régional samedi 12, puis les finales de la coupe Jura-Seeland dimanche 20 mars procureront cette motivation indispensable. Avec, juste après, la perspective des barrages de promotion. Une « nouvelle » saison commence !

 

 

// Samedi 20 février 2016 // BMV92 B – VBC Porrentruy, 1-3 (18-25  25-18  16-25  20-25, 87’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Cléa Voisard, Sophie Mangeat, Déborah Monin, Margaux Jubin, Flavie Richert, Caroline Munoz, Bénédicte Mboli, Eva Maillard.

Notes : salle ESMA Malleray, 30 spectateurs. Arbitres : MM. Stéphane Berbier et Claude Devanthéry. Une minute de silence est observée à la mémoire de Sébastien Berger, décédé de manière dramatique (il s’est évanoui et ne s’est jamais réveillé) une semaine auparavant sur le même terrain.

Match brouillon, mais l’essentiel est acquis

Sans son attaquante centrale majeure Déliane Monnin, le VBC Porrentruy savait que ce ne serait pas une partie de plaisir que d’affronter un étonnant néo-promu BMV92 B, exemplaire dans son abnégation (n’a-t-il pas gagné 5 matches sur le score de 3-2), au jeu si particulier basé essentiellement sur la défense. Qui plus est dans un double contexte délicat : une semaine après le drame survenu dans cette même salle (le joueur de BMV92 Sébastien Berger, 25 ans, s’est effondré subitement, et est décédé) ; dans une salle aux dimensions réduites qui ne favorise pas le jeu « ample ».

Averti, Porrentruy a abordé le match avec sérieux, prenant la plupart du temps les bonnes options au service et en attaque. Il était certes un peu « pataud » dans son camp, en défense et en soutien, mais l’application des consignes offensives a suffi à empocher aisément le 1er set, mené de bout en bout (18-25).

Cela s’est gâté au 2e set, avec 3 des 5 premiers services manqués. Puis il y eut un gros « blanc », avec une réception imprécise et des attaques « out » en série. Le score est passé de 9-9 à 16-9 pour BMV92. Porrentruy a tenté une timide réaction, revenant à 21-17, mais le mal était fait. Et il n’est jamais aisé de retrouver son punch quand on a roupillé une moitié du set.

A 1 set à 1, Porrentruy a repris ses esprits. Sans être transcendant, il a remis en marche les options offensives retenues, ciblant ses services, variant ses attaques. Le 3e set a progressé par à-coups. Porrentruy a d’abord mené 2-9, puis BMV est revenu à 10-12. Porrentruy a recreusé l’écart à 12-20, l’emportant finalement 16-25.

Fidèle à lui-même, BMV92 n’a pas renoncé. Il a malmené des Bruntrutaines certes appliquées, mais trop nonchalantes pour vraiment imposer leur jeu. Porrentruy a certes mené la plupart du temps, mais BMV est revenu à 10-10 puis 17-17. Moment « choisi » par Bénédicte Mboli, au service, pour prendre définitivement le large (17-24). Le match s’est terminé sur un « drôle » de point inscrit par Flavie Richert (c’est déjà la benjamine de l’équipe qui avait marqué le dernier point à Delémont il y a quinze jours) : aurait-elle touché le ballons deux fois ? Elle jure que non, les arbitres n’ont vu qu’un contact, mais en face, BMV92 a bloqué le ballon, croyant à la faute. C’est dans une certaine confusion que s’est terminée la rencontre (voir la vidéo sur Facebook) !

Les dames du VBC Porrentruy retrouvent l’Oiselier pour leurs deux prochains matches, vendredi 4 mars contre BMV92 A et samedi 12 face à Courfaivre. De quoi valider un 2e titre consécutif en D2. Avant cela, la plupart des D2 tenteront de relever un autre défi, dans l’équipe juniors M23 : l’emporter aussi en 4e ligue.

// Samedi 13 février 2016 // VBC Porrentruy – VBC Nidau, 3-1 (25-18  24-26  25-13  25-21,  89’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Cléa Voisard, Eva Maillard, Bénédicte Mboli, Sophie Mangeat, Déborah Monin, Margaux Jubin, Flavie Richert, Déliane Monnin, Caroline Munoz.

Notes : Oiselier, 40 spectateurs. Arbitres : MM. Vincent Brêchet et Eric Mailhot. Porrentruy est – enfin – au complet.

Une revanche difficile

Dans la bonne saison des dames du VBC Porrentruy, il y avait un demi-affront à laver. Début novembre au Beunden, les D2 avaient piteusement « lâché » un point face à Nidau, après avoir pourtant remporté le 1er set 8-25 ! Ce point perdu a laissé un goût amer. Il fallait « remettre les choses en place » et, surtout, poursuivre la marche en avant.

C’est chose faite, même si les Bruntrutaines, enfin au complet, ont été malmenées plus souvent qu’à leur tour ! La consigne était claire : il fallait mettre un maximum de pression sur la réception de service de Nidau, le point faible d’une équipe jeune, qui dispose d’une belle force de frappe en attaque. Lorsque Porrentruy a réussi à bien servir, il a marqué des points. Lorsqu’il a « donné » le service à Nidau, il a encaissé des attaques puissantes et décidées.

La constance de Porrentruy lui a permis de remporter logiquement et assez tranquillement le premier set (25-18). Porrentruy aurait dû doubler la mise. Menant 10-3 puis 21-14 au 2e set. Il s’alors carrément assoupi, laissant Nidau dominer le jeu au filet. Porrentruy a aussi commis de nombreuses erreurs. Tant et si bien que Nidau est revenu à 21-19. Porrentruy aurait dû conclure à 24-21, mais il a manqué d’énergie et de motivation, se laissant piéger par un Nidau fringuant (24-26).

Les Ajoulotes ont alors réagi comme elles le devaient. Après une entrée en matière laborieuse dans le 3e set (5-6), elles ont retrouvé leur mordant au service et au-dessus du filet, creusant inexorablement l’écart (13-8, 18-9, 23-10 et finalement 25-13). Restait à conclure dans un 4e set spectaculaire, où Nidau a joué son va-tout, s’accrochant (11-9, 15-15, 19-18 et même 21-21). Sans trembler, Porrentruy a passé l’épaule, signant un 3-1 certes mérité, mais longtemps contesté.

Les Ajoulotes ont été surprises par la qualité de l’adversaire, bien plus vulnérable au match aller, notamment en réception et en défense. Parfois un peu trop timides, ne trouvant pas toujours la solution en attaque, Porrentruy a peiné pour se défaire d’une adversaire qui mérite mieux que son 9e rang actuel. Mais les Ajoulotes n’ont rien laissé dans l’aventure, sinon un set « sans importance ». C’est toutefois une chaude alerte : rien ne sera facile pour le leader. Il ferait bien de s’en souvenir avant d’aller affronter BMV92 B, samedi prochain dans la petite salle de Malleray.

 

// Samedi 6 février 2016 // VBC Delémont – VBC Porrentruy, 0-3 (20-25  17-25  16-25, 64’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Déliane Monnin, Déborah Monin, Cléa Voisard, Margaux Jubin, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Eva Maillard.

Notes : salle ECCG à Delémont, une quarantaine de spectateurs. Arbitres : MM. Claude Devanthéry et Vincent Brêchet (très bons).

Le succès d’une stratégie et de sa rigoureuse application

Avant le coup d’envoi de la saison 2015-2016, le samedi de Carnaval 6 février 2016 était surligné en rouge chez les dames 2e ligue. Le derby Delémont – Porrentruy avait tout d’une finale du championnat D2. Ce ne fut certes pas la finale, car Delémont a pris trop de retard au classement, mais ce fut un duel peut-être décisif pour le VBC Porrentruy, qui se savait attendu au contour, qui devait aussi retrouver ses bonnes sensations après sa défaite contre La Suze et sa demi-réhabilitation à VFM.

L’opération a été un succès total pour une équipe bruntrutaine encore incomplète, qui attend le retour de Caroline Munoz et qui a dû composer sans Sophie Mangeat, malade. Le groupe a bien compris l’importance de ce match particulier, face à une équipe de Delémont qui voulait montrer qu’elle est à la hauteur.

L’attitude des D2 a été irréprochable. Avec le bon mélange de sourire, de relâchement, d’implication, d’intelligence et d’efficacité. Le VBC Porrentruy avait une stratégie et les filles l’ont remarquablement appliquée. Le résultat est là !

La clé du match a été le service, et son corollaire, la réception de service. Le succès irait à l’équipe qui maîtriserait le mieux ces secteurs. Delémont a plutôt bien servi, mais a flanché en réception. Porrentruy a eu de remarquables séries de services et a bien tenu le choc de la réception. Dans un autre domaine décisif, le mental et la capacité à ne pas « paniquer », Porrentruy a encore pris le dessus, réussissant les points importants en trouvant les failles delémontaines.

Le début de match a pourtant été delémontain, Porrentruy se brisant sur le bloc adverse. Delémont a ainsi mené 5-1. Très vite, Porrentruy a égalisé et pris l’avantage à 7-10, puis 12-17. Mieux, au fil des points, les Ajoulotes ont pris un net ascendant sur le jeu, en jouant fort bien l’alternance entre ballons frappés fort et en fond de camp adverse, et ballons courts feintés. A 17-24, Porrentruy a cru un peu vite avoir set gagné et a connu un avertissement avec le retour de Delémont à 20-24. Avertissement sans frais !

Au 2e set, Delémont a aussi mené 3-1 et 7-4. Mais il a plié et carrément cédé face aux services de Déborah Monin : 10 consécutifs, avec un score qui est passé de 8-9 à 8-19 ! La « machine » bruntrutaine fonctionnait à merveille.

En pleine confiance, Porrentruy a très vite creusé le trou en début de 3e set, grâce aux services de Paula Nussbaumer et Margaux Jubin (1-11). Les Bruntrutaines ont cru un peu trop vite avoir match gagné et ont relâché leur effort. Volontaire, Delémont a eu le cran de revenir à 16-18. Un temps mort à Porrentruy pour retrouver de la sérénité et de l’agressivité. Et 6 services d’Eva Maillard pour parachever l’ouvrage et signer un 0-3 certes net et sec, peut-être un peu trop sévère pour Delémont, qui fait un bien fou à Porrentruy. Il maintient à cinq points l’écart en tête du classement. Il montre qu’une stratégie bien appliquée porte ses fruits. Il remet encore l’équipe bruntrutaine sur de bons rails, après ses hésitations de janvier.

L’erreur serait de croire que « c’est arrivé ». Porrentruy doit s’en tenir à son unique stratégie : s’impliquer exclusivement et avec force pour le prochain match. C’est samedi 13 février, à 17h30 à l’Oiselier, contre Nidau.

 

// Dimanche 31 janvier 2016 // Lucerne 2e tour qualificatif national M23 Inters filles

 

VBC Züri Unterland – VBC Porrentruy 2-0 (25-7 25-19, 36')

VBC Einsiedeln – VBC Porrentruy 2-0 (25-11 25-21, 36')

SAG Gordola – VBC Porrentruy 2-0 (25-13 25-12, 40')

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Audrey Jubin, Sophie Mangeat ; Déliane Monnin, Bénédicte Mboli, Flavie Richert, Eva Maillard ; Margaux Jubin, Luana Sacconi, Lise Rebetez, Egzona Rahmani, Juliette Bernier. Coach: Serge Jubin.

 

Pas de nouvel exploit

A l'instar des juniors garçons engagés eux à Lausanne, qui ont tout de même remporté un set contre Colombier, les filles M23Inters du VBC Porrentruy ont quitté la scène nationale dimanche 31 janvier 2016, sur le coup de 15h45, après trois défaites subies lors du 2e tour qualificatif national M23, à Lucerne. Une issue logique, attendue, mais qui laisse toutefois quelque peu sur sa faim.

Unique équipe émanant d'un club de ligue régionale en phase finale nationale M23Inters, Porrentruy avait réalisé l'exploit, le 17 janvier à l'Oiselier, de franchir un tour en sortant Viège (club de 1L). Il aurait fallu réitérer une telle performance à deux reprises (en trois matches) à Lucerne pour décrocher un billet pour la phase finale de la compétition, les 20-21 février, à Lausanne, avec les douze derniers rescapés.

C'est difficile d'être le plus petit

Sans autre pression que celle de se défendre et de faire bonne figure, le VBC Porrentruy avait surtout envie de se faire plaisir à Lucerne. D'emmagasiner de l'expérience à se frotter à plus grand, plus puissant et plus fort que lui. Malgré une bonne volonté évidente, ce n'est pas évident d'être le plus petit et de bien le vivre.

Ainsi, Porrentruy n'est que rarement parvenu à se libérer complètement, à tenter de « forcer » le destin, à exprimer la hargne et le courage susceptibles de déplacer les montagnes. Très vite, l'équipe ajoulote a été malmenée. Trop vite, certaines joueuses, sans démériter toutefois, ont douté, reculé et ont finalement baissé la tête.

Ainsi en est-il allé du premier set, face aux puissantes Zurichoises d'Unterland. Très vite, le score a été largement déficitaire (3-12), la réception de service étant bien trop fébrile. Ayant décidé de jouer tous les points à fond, Porrentruy a eu un beau sursaut d'orgueil au 2e set. Il a mené 7-3, 9-7, servant bien et manifestant du culot en attaque. Au point de semer le trouble dans une équipe zurichoise qui s'est appuyée sur sa mise en jeu pour revenir et prendre les devants à 9-13. Porrentruy a alors eu le cran de s'accrocher et combler son retard (12-14, puis 16-18 et même 19-20). Malheureuse-ment, il a commis des fautes et cédé à la pression, pour s'incliner 19-25.

Le scénario s'est répété lors du 2e match, face à Einsiedeln. Manquant d'agressivité en fond de camp, Porrentruy n'a pas fait le poids dans le 1er set. Avant de livrer un 2e set de bonne tenue. Avec une excellente phase, lorsque le score est passé de 7-8 à 14-8. On se disait que Porrentruy réussirait à emporter un set. Las, il a de nouveau flanché, et manqué des gestes habituellement maîtrisés. Au service par exemple. Porrentruy a encore pu y croire en revenant à 20-23, sans succès toutefois.

Le dernier match, face aux Tessinoises de Gordola, a une fois encore illustré les hauts et les bas de l'équipe ajoulote. Elle a bien commencé le match, menant 3-0, 7-3. 8-4 et 10-8. Gordola a passé l'épaule à 10-11, puis a creusé l'écart à 12-22.

Fatiguée, mentalement surtout, l'équipe de Porrentruy a résisté jusqu'à 5-7 et 6-10 au dernier set, s'inclinant en toute logique 12-25.

Goût d'inachevé

A l'instar du jeu ajoulot, fait de hauts et de bas, d'actions magnifiques et efficaces, mais aussi de ratés techniques regrettables, le bilan de ce 2e tour M23 national laisse un goût d'inachevé. Un sentiment mi-figue mi-raisin. Pas de la déception, le simple fait d'être là étant déjà un « exploit ». Mais cette sensation qu'il y avait mieux à faire, qu'il aurait fallu une équipe à 100 %, et pas seulement deux ou trois joueuses. Un peu comme si, connaissant l'issue de la compétition avant le 1er coup de sifflet, le coup n'avait pas été joué à fond.

« C'est encourageant et déprimant à la fois », constate le coach de l'équipe garçons M23, Pablo Brenlla, qui a vécu, à Lausanne, un tournoi similaire.

Encourageant parce qu'à certains moments, les Ajoulotes ont su hausser leur niveau pour tenir tête à leurs adversaires, montrant de belles aptitudes et de l'intelligence de jeu. Déprimant parce que cela a manqué de constance, parce qu'il y a eu beaucoup trop de déchet technique et d'approximations dans l'application des schémas.

Ainsi en est-il allé du service et de la réception où, faute de suffisamment de cran et d'application technique, les fautes ont été bien trop nombreuses.

Que retenir et comment en profiter ?

Même s'il y a un peu d'amertume, les éléments positifs de l'aventure M23Inters pré-dominent largement. Ce fut une fête magnifique à l'Oiselier et au Banné au 1er tour - on a pu constater qu'en matière d'organisation et d'accueil, ce fut autrement plus agréable à Porrentruy ! Prendre part au 2e tour pour la deuxième année consécutive est une autre source de grande satisfaction.

Par rapport à 2015, où le bilan avait aussi été de trois défaites au 2e tour à Genève, on retiendra un petit progrès chiffré. Porrentruy n'avait inscrit que 72 points en 2015, c'est 81 en 2016, un peu mieux que la « moyenne » (on peut la fixer à 75 points = la moitié des points possibles en 6 sets).

Autre élément qui dit la philosophie du VBC Porrentruy : 13 filles ont pris part à la compétition nationale et les 13 ont joué. Parfois pas beaucoup, mais elles ont foulé le terrain. Dans notre groupe, il y a des filles qui peuvent rivaliser, c'est réjouissant. Des filles M17 ont pris leur chance lorsqu'elle s'est présentée, comme Flavie Richert et Lise Rebetez, créditées d'un bon tournoi à Lucerne.

Fierté

Le VBC Porrentruy peut être fier d'avoir été d'une compétition nationale majeure. Il s'y est qualifié par ses propres moyens, avec sa philosophie. Bien sûr, cette stratégie montre ses limites mais elle dit qu'un « petit » club peut se faufiler parmi les grands. Peut-être était-ce al dernière fois : Swiss Volley modifie le modus en 2017.

 

// Vendredi 29 janvier 2016 // VFM – VBC Porrentruy, 1-3 (25-21  19-25  20-25  17-25, 91’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Déliane Monnin, Déborah Monin, Flavie Richert, Bénédicte Mboli, Sophie Mangeat, Eva Maillard, Margaux Jubin, Cléa Voisard.

Notes : La Pépinière aux Breuleux, 20 spectateurs. Arbitres : MM. Joël Grandgirard et Thierry Lenweiter.

Un succès qui compte

Il n’y avait qu’un mot d’ordre dans l’équipe bruntrutaine après la défaite la semaine précédente face à La Suze : réagir. Retrouver les bases et les valeurs du groupe, sa rigueur, sa lucidité, sa hargne aussi. C’était d’autant plus nécessaire pour réussir le très périlleux déplacement aux Breuleux, face à une équipe de VFM qui prend un malin plaisir à brouiller les cartes.

Premier constat, réjouissant, les D2 du VBC Porrentruy ont pris le match très au sérieux. Beaucoup d’application et d’implication. Peut-être un peu trop. Et, surtout, une envie de bien faire, quelque peu paralysante. Les Bruntrutaines ont été fébriles en début de match. Plutôt que de se lâcher, elles ont retenu le bras, ce qui a généré des imprécisions en relance et en attaque.

Elles ont fait jeu égal avec VFM jusqu’à 13-12, avant de perdre pied (18-12). L’entrée de Déliane Monnin a redonné du tonus et de l’efficacité à l’équipe, qui a égalisé à 19-19. VFM n’a rien lâché, Porrentruy ne s’est pas libéré, et VFM a remporté la première manche (25-21).

Scénario identique en début de 2e set : Porrentruy a peiné à lâcher ses mouvements, et VFM en a profité. Pour mener 11-8, puis 14-12. Et là, un déclic s’est produit dans les rangs ajoulots. Deux attaques précises dans les secteurs faibles adverses, de meilleurs services, et Porrentruy  a pris les devants (15-18, 19-20), pour conclure à 20-25, grâce à un service retrouvé pour Paula Nussbaumer.

Le tournant du match s’est produit au début du 3e set. Lorsque le score est passé de 4-3 à 4-13, grâce aux services de Margaux Jubin et à l’efficacité retrouvée au filet. Porrentruy a aussi profité de l’effondrement d’un VFM fatigué et fragile. Le score a même pris de très larges proportions (7-19, 10-23). Porrentruy a alors subi une décompression majeure, ne réussissant plus rien. VFM est revenu, dangereusement, à 20-23. Porrentruy a réagi in extremis pour prendre l’avantage à 2 sets à 1.

Un avantage définitif lorsqu’au 4e set, le score est passé de 7-8 à 7-14, grâce cette fois aux services de Flavie Richert. Sans être transcendant, Porrentruy a mieux appliqué les consignes, davantage trouvé les secteurs faibles adverses. Et, surtout, a commis moins d’erreurs directes. Face à un VFM résigné, il a aisément conclu 17-25.

Au final, Porrentruy ramène l’essentiel, les trois points. Il avait tout à perdre aux Breuleux, il le savait et cela a généré de la fébrilité. Mais il n’a pas failli. Il faut savoir prendre ce qui est essentiel et positif, pour retrouver la confiance et s’engager dans un mois de février certes truffé de « pièges », mais très prometteur, puisque les Ajoulotes restent solidement ancrées en tête, profitant même de la défaite surprise de Courfaivre à Malleray.

Porrentruy peut ainsi aller à Delémont le 6 février sans cette crainte de ne pas bien faire, qu’il a – un peu trop – manifestée aux Breuleux ce vendredi. Le derby promet spectacle et émotions.

 

// Vendredi 15 janvier 2016 // VBC Tramelan – VBC Porrentruy, 0-3 (7-25  20-25  18-25, 61’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Eva Maillard, Bénédicte Mboli, Déborah Monin, Sophie Mangeat, Margaux Jubin, Déliane Monnin, Flavie Richert, Cléa Voisard.

Notes : salle du CIP à Tramelan, 20 spectateurs. Arbitres : MM. Joël Grangirard et Heinz Möller.

Reprise sans anicroche

Ce n’est jamais évident d’être en position de leader et d’aller affronter la lanterne rouge dans sa salle, qui plus est lors d’un match de reprise, un vendredi soir enneigé. Les dames du VBC Porrentruy ont su éviter les pièges. Pas toujours avec brio, mais avec sérieux et sans jamais se mettre en danger. Elles signent leur 10e victoire en 10 matches de championnat.

Les Bruntrutaines ont certes profité des faiblesses de Tramelan, mais elles ont disputé un 1er set quasiment idéal. D’excellents services (série de 10 pour Paula Nussbaumer, puis série de 8 pour Déliane Monnin), des attaques variées et percutantes, de grands sourires : tout a semblé si facile.

Pourtant averties, les Ajoulotes ont relâché l’attention au 2e set, ce d’autant qu’elles ont rapidement mené 2-6. Or, Tramelan a des ressources et des qualités. Ainsi qu’un bloc et une défense qui peut s’avérer efficace. Pendant que Porrentruy balbutiait, Tramelan a montré de quoi il était capable, menant 10-8, puis 18-15 et 19-16. Dans ses petits souliers, Porrentruy n’a pourtant pas paniqué. S’est recentré sur ses forces, sa variété d’attaque et son service. Il est ainsi revenu à 19-19 et pris l’avantage à 19-23. L’alerte était passée sans frais.

Et dire que Porrentruy a certes été hésitant en relance, mais n’a pas mal joué. L’espace d’une dizaine de minutes, Tramelan a montré son potentiel et de la rage de vaincre. C’est malheureusement trop intermittent, et les lacunes réapparaissent très vite.

Trop heureux de mener deux sets à zéro, Porrentruy s’est donné les moyens de ne plus être inquiété au 3e set, reprenant d’emblée un net avantage (1-7, 4-12, 9-17). Sentant la victoire toute proche, il a baissé sa garde et commis quelques fautes en attaque, permettant à Tramelan de limiter les dégâts. Mais Porrentruy était supérieur et n’avait aucune envie de prolonger la rencontre.

Les Ajoulotes ont repris leur marche en avant, pas toujours avec le meilleur rythme, mais avec suffisamment de maîtrise pour ne rien abandonner chez une lanterne rouge qui mérite mieux que son classement.

Pour Porrentruy, les choses sérieuses sont au programme du samedi 23 janvier, en accueillant à l’Oiselier l’un des principaux contradicteurs, La Suze, à 19h30.

 

// Jeudi 17 décembre 2015 // VBC Develier – VBC Porrentruy, 0-3 (11-25  13-25  16-25, 50’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Cléa Cerf, Margaux Jubin, Sophie Mangeat, Déborah Monin, Déliane Monin, Caroline Munoz, Bénédicte Mboli, Eva Maillard.

Notes : salle de Develier, 10 spectateurs. Arbitres : M. Stéphane Berbier et Mme Johane Lobsiger.

Qualification sans histoire

Non content d’avoir aligné 9 victoires en 9 matches lors du 1er tour du championnat 2015-2016 de 2e ligue féminine, le VBC Porrentruy a d’ores et déjà validé sa participation au dernier carré de la coupe Jura-Seeland, qui se disputera dimanche 20 mars 2016 à l’Oiselier. Il avait bénéficié du désistement de La Vendline en 1/8e de finale, il n’a pas dû beaucoup d’employer pour passer le cap du ¼, à Develier, équipe de 3e ligue.

Il y avait pourtant, potentiellement, un piège, à devoir jouer en semaine, dans une petite salle, un match « gagné d’avance ». Courfaivre n’avait-il pas été sorti par ce même Develier ? Les Bruntrutaines n’ont pas laissé planer le doute longtemps. Grâce à trois bonnes entames de sets, elles se sont d’emblée mises à l’abri d’une équipe de Develier certes à la peine en réception de service, mais qui se bat sur chaque ballon et qui a réussi de jolis points avec des attaques placées.

Ainsi, s’appuyant sur son service, Porrentruy a mené 11-1 puis 22-4 dans le 1er set ; 5-9 et 21-9 dans le 2e ; 12-4 et 21-7 dans le 3e. Ce fut à chaque fois plus pénible de conclure, Develier trouvant les ressources pour disputer à fond les derniers points, tandis que Porrentruy jouait sur… une jambe. Ainsi, l’équipe de 3e ligue est parvenue à présenter des scores très honorables, comptabilisant au final 40 points.

Pour Porrentruy, ce ¼ de finale de coupe conclut un 1er tour sans défaite en compétition régionale (il y en a quand même eu une, en coupe de Suisse, face à l’équipe de 1re ligue de Cossonay). Place à une courte trêve, avant de préparer avec sérieux et enthousiasme le 2e tour.

 

// Jeudi 17 décembre 2015 // VBC Develier – VBC Porrentruy, 0-3 (11-25  13-25  16-25, 50’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Cléa Cerf, Margaux Jubin, Sophie Mangeat, Déborah Monin, Déliane Monin, Caroline Munoz, Bénédicte Mboli, Eva Maillard.

Notes : salle de Develier, 10 spectateurs. Arbitres : M. Stéphane Berbier et Mme Johane Lobsiger.

Qualification sans histoire

Non content d’avoir aligné 9 victoires en 9 matches lors du 1er tour du championnat 2015-2016 de 2e ligue féminine, le VBC Porrentruy a d’ores et déjà validé sa participation au dernier carré de la coupe Jura-Seeland, qui se disputera dimanche 20 mars 2016 à l’Oiselier. Il avait bénéficié du désistement de La Vendline en 1/8e de finale, il n’a pas dû beaucoup d’employer pour passer le cap du ¼, à Develier, équipe de 3e ligue.

Il y avait pourtant, potentiellement, un piège, à devoir jouer en semaine, dans une petite salle, un match « gagné d’avance ». Courfaivre n’avait-il pas été sorti par ce même Develier ? Les Bruntrutaines n’ont pas laissé planer le doute longtemps. Grâce à trois bonnes entames de sets, elles se sont d’emblée mises à l’abri d’une équipe de Develier certes à la peine en réception de service, mais qui se bat sur chaque ballon et qui a réussi de jolis points avec des attaques placées.

Ainsi, s’appuyant sur son service, Porrentruy a mené 11-1 puis 22-4 dans le 1er set ; 5-9 et 21-9 dans le 2e ; 12-4 et 21-7 dans le 3e. Ce fut à chaque fois plus pénible de conclure, Develier trouvant les ressources pour disputer à fond les derniers points, tandis que Porrentruy jouait sur… une jambe. Ainsi, l’équipe de 3e ligue est parvenue à présenter des scores très honorables, comptabilisant au final 40 points.

Pour Porrentruy, ce ¼ de finale de coupe conclut un 1er tour sans défaite en compétition régionale (il y en a quand même eu une, en coupe de Suisse, face à l’équipe de 1religue de Cossonay). Place à une courte trêve, avant de préparer avec sérieux et enthousiasme le 2e tour.

 

// Samedi 12 décembre 2015 // VBC Porrentruy – Volleyboys, 3-0 (26-24  25-21  25-17, 68’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Cléa Voisard, Sophie Mangeat, Déborah Monin, Margaux Jubin, Déliane Monin, Flavie Richert, Caroline Munoz, Bénédicte Mboli, Eva Maillard.

Notes : salle de l’Oiselier, 50 spectateurs. Arbitres : M. Eric Mailhot et Mme Joanne Lobsiger.

Volleyboys plus coriace que prévu

Certes serein et conscient de son potentiel supérieur, Porrentruy n’a pas bouclé le 1er tour avec le panache qu’on aurait pu souhaiter. A l’image de son dernier entraînement, il a fait preuve de trop de nonchalance pour sa dernière sortie à l’Oiselier en 2015 et pour terminer le 1er tour, face à une équipe de Volleyboys renouvelée, qui restait sur un résultat spectaculaire de 3 à 1 avec des sets gagnés sèchement face à VFM.

Ce détachement, s’il évite de paniquer lorsque la situation est tendue, a failli coûter le 1er set. A cause d’une entrée en jeu hésitante, Porrentruy a permis à Volleyboys de démontrer qu’il sait aussi jouer, qu’il dispose de 3 bonnes attaquantes et qu’il est capable de mettre l’adversaire en difficulté au service. Imprécis, commettant trop de fautes directes, Porrentruy n’a jamais pu prendre le large. Il n0y a jamais eu plus de 2 points d’écart entre les deux équipes (4-6, 12-14, 18-17, 22-20, 22-23). Ainsi, Porrentruy a été mené plus souvent qu’à son tour. Il a même dû essuyer une balle de set contre lui, à 23-24, parfaitement écartée, avant de passer l’épaule in extremis.

Il était écrit que ce match serait, globalement, d’un assez bon niveau, mais disputé sur un faux rythme, avec régulièrement des actions de jeu se terminant dès la première attaque. L’un des tournants de la partie est intervenu au milieu du 2e set, lorsque le score est passé de 14-13 à 20-14, sur le service de Sophie Mangeat. Pour la première fois, Porrentruy creusait un écart significatif et affirmait sa supériorité à la passe et au filet. Mais Volleyboys refusait d’abdiquer, s’accrochait, sans toutefois revenir au score.

Après un début de nouveau hésitant, Porrentruy a enfin pris le dessus en menant 12-8 dans le 3e set. Trouvant la bonne alternance entre attaque appuyées et placées, et des feintes posées derrière le bloc. Pourtant, là où habituellement il fait la différence, soit en réception de service, Porrentruy est resté brouillon jusqu’au bout, permettant ainsi à Volleyboys de revenir à 17-14. Pas de quoi miner la confiance d’un Porrentruy qui a bien terminé la rencontre, l’emportant sans rien abandonner au plan comptable.

Les Ajoulotes ont eu raison de se méfier d’une équipe biennoise expérimentée, qui ne panique pas, s’appuie sur de bonnes joueuses. L’ensemble manque pourtant de cohésion et certaines joueuses sont un ton en-dessous.

A Porrentruy, tout le groupe a participé à ce nouveau succès. C’est d’ailleurs une force : l’entrée en scène des remplaçantes n’affaiblit pas le groupe, au contraire, elles apportent d’autres solutions. On retiendra le 1er set joué en entier de la jeune Flavie Richert, qui a parfaitement tenu son rang, au service et en attaques rapides.

Le 1er tour de championnat est ainsi bouclé sans défaite, avec seulement 2 points perdus lors des victoires 3-2 face à Delémont et Nidau. Porrenruy est ainsi en tête, et même largement, profitant du fait que les poursuivants se prennent des points. Ainsi, cette semaine, La Suze n’a gagné que 3à 2 à Malleray et Courfaivre s’en est allé battre Delémont (3-1).

Il reste une étape aux Bruntrutaines avant de goûter à une courte trêve des fêtes, jeudi 17 à Develier, pour le compte de la coupe Jura-Seeland. Un succès et Porrentruy accède aux de-mi-finales. Un succès à aller chercher avec sérieux et enthousiasme, en se souvenant que Develier a sorti Courfaivre au tour précédent !

 

// Vendredi 4 décembre 2015 // FSG Courfaivre – VBC Porrentruy, 1-3 (25-21  21-25  18-25  16-25, 96’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Déliane Monnin, Caroline Munoz, Flavie Richert, Déborah Monin, Sophie Mangeat, Margaux Jubin, Bénédicte Mboli, Eva Maillard, Cléa Voisard.

Notes : salle CCSC de Courfaivre, 80 spectateurs. Arbitres : MM. Stéphane Berbier et Vincent Brêchet.

Une très bonne affaire

Quand le 1er du classement se rend chez le 2e, avec seulement deux points d’écart, c’est indiscutablement le match au sommet. Ce Courfaivre – Porrentruy du 4 décembre 2015 a été « vendu » comme tel. Le « choc » n’a duré qu’un set et demi, qui a vu Courfaivre malmener un Porrentruy pas trop à son affaire. Mais une fois que les Ajoulotes ont posé leur jeu, leurs services et leurs attaques ciblées, elles ont pris l’ascendant pour ne plus rien laisser à une équipe de Courfaivre qui a trop vite perdu la niaque !

C’est non seulement un « succès au sommet » pour les Bruntrutaines qui restent invaincues, c’est aussi une excellente affaire comptable, puisque cette victoire creuse l’écart avec la meute des poursuivants, désormais à cinq points (La Suze, Courfaivre et Delémont).

Avec un effectif enfin complet de 10 joueuses, Porrentruy a bien préparé la rencontre et manifesté une belle envie durant l’échauffement. Las, mentalement, les filles ne sont pas entrées dans le match, jouant la tête dans un sac et commettant un nombre invraisemblable de fautes directes. En face, Courfaivre a réalisé une très bonne entrée en matière, avec des services flottants et d’excellentes attaques, tantôt puissantes, tantôt placées. Porrentruy a fait pâle figure, mené 3-8, 7-17, 8-20. A 14-24, il a tenté enfin de revenir, réussissant de bonnes attaques et une belle série de services, revenant à 21-24. Mais il y avait trop d’écart pour prétendre inverser la vapeur.

Porrentruy a eu la sagesse de ne pas s’énerver, malgré un départ raté. Il a répété les consignes, consistant à mieux servir et à cibler le secteur « 1 » adverse, notamment quand la passeuse s’y trouvait. Rien n’a été évident, Courfaivre s’est bien défendu et a encore mené 8-10 et 12-14. Mais Porrentruy montait progressivement en puissance, a égalisé à 15-15 pour prendre l’avantage à 19-16. Le match a alors basculé, la confiance aussi. Les Ajoulotes ont pris les rênes d’une rencontre que Courfaivre a étonnamment laissé filer.

Porrentruy a alors pu « dérouler » son jeu, s’appuyant enfin sur un service performant qui a petit à petit miné la réception de Courfaivre. S’il a toujours commis trop de fautes inutiles et encaissé des ballons « bêtement » tombés dans son camp, Porrentruy a pris la mesure du filet, en attaque surtout, mais aussi au bloc. La diversité de son jeu a fait la différence et fait exploser l’arrière-garde de Courfaivre. Résultat : après avoir emporté le 3e set, Porrentruy n’a plus été inquiété dans le 4e, menant aisément 9-6, puis 13-6, 20-9 et 24-11. Il lui a fallu un peu de temps pour conclure, mais il n’a pas douté.

Lorsqu’il s’est appliqué à correctement remonter le ballon, lorsqu’il a tenu le plan de match, Porrentruy a alors fait la différence, profitant de son bagage technique supérieur et d’une organisation efficace. Avec 10 joueuses, le coach a pu faire tourner le groupe, amenant les compétences des unes et des autres dans leurs domaines de prédilection. C’est au final un succès d’équipe. Même la junior M17 Flavie Richert a pris part à la fête, avec plusieurs points marqués au filet, au bloc et en attaque.

Il reste deux matches avant la courte trêve des fêtes : samedi 12.12 à 20 heures contre Volleyboys pour le championnat – il s’agira d’éviter la suffisance et de confirmer l’invincibilité – et jeudi 17 à Develier, pour le compte de la Coupe Jura-Seeland. La pire erreur serait de croire que tout ira aisément. Chaque match doit être joué à 100%, pour lui-même. Ce serait une vilaine erreur de ne pas considérer les deux rencontres comme d’autres « chocs au sommet ».

 

// Vendredi 27 novembre 2015 // DM23 Inters // VBC Porrentruy – VFM, 2-3 (25-20  25-19  18-25  15-25  12-15, 111’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Eva Maillard, Déliane Monnin, Bénédicte Mboli, Flavie Richert, Margaux Jubin, Luana Sacconi, Anaïs Meusy, Sophie Mangeat.

Notes : salle de l’Oiselier, 50 spectateurs. Arbitres : MM. Eric Mailhot et Didier Vuignier.

Si près de la surprise

Il n’y avait, sur le papier, pas photo. Entre un VFM même privé de ses filles de LNA mais qui alignait tout de même l’équipe de 1re ligue, et les juniors M23 du VBC Porrentruy « renforcées » par des M17, le favori était clairement VFM. Or, entre deux équipes déjà qualifiées pour les phases de groupe Interligue en janvier 2016 qui se disputaient le rang de N° 1 SVRJS et la suprématie régionale, il y eut un « vrai » match, disputé, incertain, qui a longtemps tourné en faveur de Bruntrutaines à la hauteur de l’événement.

Ainsi, Porrentruy a dominé les deux premiers sets. Le premier avec brio, s’appuyant sur un bon service et dominant le dessus du filet. Porrentruy a pris un bon départ, menant 10-4, puis a bien tenu son os, jamais vraiment inquiété (14-7, 20-14, 22-16 et 25-20). Le 2e set a été de moindre qualité, plus haché, manquant de rythme et d’enthousiasme. Qu’à cela ne tienne, en confiance, Porrentruy a fait tourner la roue en sa faveur au bon moment. Mené 13-15, il s’est encore appuyé sur son service pour passer à 20-15 et s’envoler vers le score très inattendu de deux sets à zéro. Qui l’eût cru ?

Les jeunes Bruntrutaines ont encore fait la course en tête durant une moitié du 3e set, jusqu’à 11-10. Elles ont alors ployé sous les services adverses, se sont certes accrochées (13-15), mais ont dû céder la manche (18-25). Le 4e set aurait pu et dû être celui du succès pour Porrentruy. Les Ajoulotes ont mené 6-4, 12-9 et encore 13-12, avant de connaître un « coup de mou ». Elles n’ont plus trouvé de solutions en attaque et ont cédé face aux services et aux attaques adverses.

A deux sets partout, Porrentruy a décidé de jouer son va-tout, pour prendre un maximum de plaisir et tenter l’exploit. Les Ajoulotes ont tenu bon, menant régulièrement dans le 5e set : 7-5, puis 8-6 au changement de camp, et encore 10-9, puis 12-11 après avoir été menées 10-11 ! Il aurait pu/dû y avoir 13-11 mais le sort en a décidé autrement. VFM en a profité et a conclu sur trois services très lourds, l’emportant sur le fil 12-15.

Les Ajoulotes pouvaient être déçues de l’issue du match, sachant qu’elles sont passées si près d’un succès qui aurait été plutôt retentissant ! Elles peuvent être fières de leur prestation, même si elles ont flanché physiquement, elles qui s’étaient entraînées durant plus d’une heure avant le match ! Tenir ainsi tête à VFM, c’est bon pour la confiance et le moral. Il y aura ainsi de nouveau une belle aventure M23Inters en janvier. On connaîtra les adversaires juste avant Noël et le lieu du tournoi du 17 janvier. Pourquoi pas à l’Oiselier ?

 

// Samedi 21 novembre 2015 // BMV92 A – VBC Porrentruy, 1-3 (24-26  25-21  14-25  20-25, 83’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Eva Maillard, Caroline Munoz, Bénédicte Mboli, Déborah Monin, Sophie Mangeat, Margaux Jubin.

Notes : salle de l’ESMA, 30 spectateurs (dont 2 pour soutenir le VBC Porrentruy !). Arbitres : MM. Eric Mailhot et Vincent Brêchet.

Sauvées par le service

Avec une équipe décimée par les stages scolaires à l’étranger et la maladie, l’équipe D2 du VBC Porrentruy n’avait plus que 7 joueuses à aligner à Malleray, le coach prenant « tous les risques » en jouant avec un libero. Stratégie délicate, dangereuse même (pas de possibilité de changement, même temporaire), stratégie gagnante à la fin ! Porrentruy ramène la totalité de l’enjeu d’une salle de Malleray où il a souvent connu des déboires par le passé (c’est là que l’équipe D2 a subi sa première défaite en 2014-2015).

Il y a donc de quoi être soulagé et bien heureux, car la manière a parfois fait défaut. Appelées à prendre leurs responsabilités, les Bruntrutaines ont diversement compris le message. Prendre ses responsabilités ne signifie surtout pas jouer la tête dans un sac, mais au contraire à rigoureusement appliquer les schémas de jeu (défensifs en particulier) et les consignes d’attaques. Face à BMV92, il faut déterminer des cibles et s’y tenir. Malleray l’a bien fait, de son côté, au service. Porrentruy a trop souvent failli, « offrant » des défenses faciles à un BMV92, performant lui aussi par intermittence.

Ces hauts et bas dans chaque équipe ont débouché sur un match à suspense. Bien que pas toujours lucide, Porrentruy a pourtant fait la course en tête dans le 1er set, sans gros écart (15-12, 17-14), mais il a plié en fin de manche, laissant BMV92 revenir à 23-23. Les Ajoulotes ont bénéficié d’un coup de pouce involontaire de l’adversaire, en faute de position en réception sur la balle de set (26-24).

Vexé, BMV92 a pris les devants au 2e set (5-2, 13-10), trouvant les failles dans les systèmes de réception et de défense d’un Porrentruy qui s’est encoublé. L’écart a même passé à 8 points (20-12). Retrouvant son service, Porrentruy est revenu à 20-16, puis 23-19 et 24-21, mais une ultime mise en jeu terminant sa course dans le filet offrait un set mérité aux valeureuses joueuses de la vallée de Tavannes.

Porrentruy a eu la bonne idée de ne pas se prendre la tête, de trouver de la solidarité et de compter sur les filles en forme pour reprendre la main au 3e set, menant sans interruption (5-1, 10-6, 20-13 et finalement 25-14), profitant du bon travail au filet et d’une série de services finale de Caroline Munoz.

Restait à conclure ! Restait aussi à réduire le nombre de fautes directes, de ballons galvaudés. Restait à opérer les bons choix dans le positionnement, la distribution, les cibles adverses. Porrentruy a alterné le « très juste » et le « tout faux ». Avec un score qui a évolué de manière non linéaire : 0-3, puis 13-9, mais 16-17 et 18-18. Le match s’est alors décanté avec l’excellente série de services très lourds d’Eva Maillard, qui a fait passer le score à 24-18. Tout était dit, et Porrentruy pouvait pousser un énorme soupir de soulagement, évitant le piège tendu par Malleray et sa petite salle.

Il y a des leçons à tirer. Positives : même avec une équipe réduite et amputée, Porrentruy parvient à gagner ; même en situations périlleuses, avec des filles qui se trouent, l’équipe trouve les ressources, notamment au service et en réception, pour passer l’épaule. Négatives aussi : snober le plan de match revient à se mettre soi-même en mauvaise posture ; ne pas avoir un engagement physique total revient à perdre de la précision et se dérégler ; aller disputer un match de D2 à 7 joueuses (avec un libero) est un mauvais risque.

Il y a donc de quoi travailler et méditer, avant d’aller disputer la « finale » du 1er tour de 2e ligue, vendredi 4 décembre, chez le 2e Courfaivre qui, lui, s’est complètement troué aux Breuleux, s’inclinant sèchement 3-0 à VFM.

 

// Samedi 14 novembre 2015 // VBC Porrentruy – BMV92 B, 3-0 (25-9  25-14  25-17, 60’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Bénédicte Mboli, Déliane Monnin, Eva Maillard, Cléa Voisard, Sophie Mangeat, Margaux Jubin, Déborah Monin.

Notes : salle de l’Oiselier, 40 spectateurs. Arbitres : M. Marc Farron et Mme Julie Rossé.

Question de potentiel

Hésitante et empruntée une semaine plus tôt à Nidau, l’équipe féminine du VBC Porrentruy a retrouvé ses moyens et son jeu dans sa salle de l’Oiselier, face à un néo-promu BMV92 B qu’on savait accrocheur et sans complexe. Il n’y a jamais eu de doute sur l’issue de la partie, en raison des potentiels bien différents des deux équipes.

Malgré sa bonne volonté défensive, Malleray n’a pas pesé lourd face aux services travaillés des Ajoulotes, face à la déferlante offensive au-dessus du filet. Porrentruy a produit un match globalement « propre », utilisant sa force à bon escient et limitant considérablement le champ d’action de l’adversaire.

D’emblée, Porrentruy a dicté sa loi, menant 7-1, puis 13-3, 22-7 et 25-9. Grâce à de bons services, une efficacité optimale en side out (un seul point encaissé en situation de réception) et une judicieuse variété dans les attaques et les cibles du terrain adverse. BMV92 n’a pas trouvé la parade.

On pouvait craindre un relâchement par la suite. Il y a alors bien eu une petite alerte, lorsque BMV92 est revenu de 9-6 à 9-9, puis 10-10. Mais une série de 8 services de Margaux Jubin a redonné un net avantage à Porrentruy (20-11) et les Ajoulotes ont aisément conclu les points quelque peu disputé au-dessus du filet, au bloc et en attaque.

Et le 3e set ? BMV92 a joué son va-tout en début de manche, menant brièvement 2-5. Déliane Monnin a à son tour utilisé son service pour mettre sur orbite ses coéquipières (11-5), imitée ensuite par Bénédicte Mboli (16-6). Il n’y aurait ainsi aucun suspense et le public a dû se contenter de quelques accélérations bruntrutaines. En pile une heure, Porrentruy a « fait le travail », produisant un bon match en appliquant avec assiduité les consignes données.

Ce 6e succès en 6 matches de championnat ne permet toutefois pas de prendre la tête de 2e ligue. Le surprenant Courfaivre compte toujours un point d’avance. Avant le duel au sommet entre les deux équipes le 4 décembre à Courfaivre, l’équipe bruntrutaine a un double rendez-vous : vendredi 20 à Vendlincourt en coupe Jura-Seeland puis samedi 21 à Malleray contre BMV92 A. Deux déplacements qui sont autant de pièges

 

// Samedi 7 novembre 2015 // VBC Nidau – VBC Porrentruy, 2-3 (8-25  19-25  25-21  25-15  13-15, 95’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Déliane Monnin, Caroline Munoz, Eva Maillard, Margaux Jubin, Bénédicte Mboli, Flavie Richert, Sophie Mangeat.

Notes : Beunden à Nidau. Arbitres : M. Thierry Lenweiter.

Une coupable déconcentration et démobilisation

Même si la formation 2015-2016 du VBC Nidau n’a plus l’envergure de celle de la saison passée (nombre de joueuses et le coach sont passés chez le voisin du VBC Granges), il n’est jamais évident d’imposer son jeu dans la salle du Beunden, qui plus est dans l’ambiance très spéciale de ce samedi 7 novembre 2015, alors que 3 équipes du VBC Porrentruy défiaient simultanément des équipes du VBC Nidau, dans 3 salles parallèles.

Ebranlées dans la semaine, les dames 2e ligue ont pourtant réussi à concentrer leur énergie et leur intelligence de jeu sur le début du match. Avec une consigne majeure, qui avait fait ses preuves lors du match qualificatif M23Inters : mettre une pression maximale au service, pour empêcher la jeune équipe nidowienne de développer son jeu d’attaque.

La formule a de nouveau fonctionné ce samedi. En ciblant ses services sur les joueuses les plus fragiles, en obligeant Nidau à reculer, Porrentruy a imposé sa stratégie tout au long d’un 1er set finalement trop facile. Ainsi, Eva Maillard a aligné quinze services consécutifs, faisant passer le score de 5-5 à 21-5.

Moins net, le 2e set a lui aussi été remporté aisément. Il suffisait de bien servir pour creuser l’écart. A ce jeu trop aisé, Porrentruy s’est relâché. Au point de ne plus s’intéresser au match, regarder vers les autres salles, et ne plus appliquer les consignes. Nidau a pris confiance et s’est souvenu que, jusqu’ici, il avait toujours remporté le 3e set de ses matches de 2e ligue !

Ce qui ne devait qu’un petit écart sans importance (la perte du 3e set) a marqué le moral de Bruntrutaines déconcentrées et démobilisées, peu disposées à se battre et à réagir. Le 4e set a été catastrophique, avec des fautes inhabituelles à la pelle. Sans ambiance, Porrentruy a sombré. Nidau s’est régalé (6-14, puis 10-20). Lorsque les jeunes Seelandaises ont mené 9-5 dans le dernier set, tout indiquait que, logiquement, Nidau allait créer la surprise et remporter deux points.

Sans briller, mais avec un minimum d’application retrouvée, avec un service redevenu performant, Porrentruy a refait son retard, mené 11-9 puis 14-11. Nidau s’est accroché, mais, dans une folle ambiance provoquée par les H2 qui venaient de gagner, Porrentruy a sauvé l’essentiel. Merci les gars, car le seul moral de filles qui ont clairement manqué d’humilité et d’application n’aurait pas suffi.

 

// Samedi 24 octobre 2015 // VBC Porrentruy – VBC Delémont, 3-2 (19-25 25-11 25-20 24-26 15-12, 112')

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Eva Maillard, Déliane Monnin, Margaux Jubin, Sophie Mangeat, Caroline Munoz, Bénédicte Mboli, Luana Sacconi, Cléa Voisard.

 

VBC Delémont : A. Marquis, V. Pic, C. Cattin, L. Steiner, V. Steiner, C. Dessarzin, P. Natale, F. Schoenenberger, N. Choulat, N. Fluri, C. Perrin.

Notes : salle de l'Oiselier, 50 spectateurs. Arbitres : MM. Eric Mailhot et René Seuret.

La clé du succès : la capacité à mettre l'adversaire sous pression

Ce ne pouvait qu'être un match très disputé, avec des retournements de situations, de la tension et de la pression. Le derby Porrentruy – Delémont promettait beaucoup, ce d'autant que les deux équipes occupaient avant le match les deux premières places de 2e ligue. Les spectateurs, dont la joueuse de LNA du NUC Ségolène Girard venue soutenir ses anciennes coéquipières (cool, merci), n'ont pas été déçus par l'intensité d'un duel qui a pourtant souffert des trop nombreuses fautes techniques des deux équipes. A signaler le très bon état d'esprit d'un match pourtant sous tension.

Privé de deux attaquantes – et ainsi de hauteur au-dessus du filet – le VBC Porrentruy a peiné à entrer dans le match, manquant de vigueur dans l'effort. Delémont a su faire parler l'expérience et la qualité de ses individualités, dont plusieurs ont tâté de la ligue nationale et même de la LNA à VFM. Résultat : un premier set largement gagné par les visiteuses, qui pouvait faire craindre une raclée à une équipe de Porrentruy qui n'avait peut-être pas saisi l'importance de ce match. Ou qui payait cher le prix des absences.

Capable du meilleur comme du pire, Porrentruy a du caractère. Il l'avait prouvé une semaine auparavant à Saint-Imier, il a judicieusement retrouvé un esprit offensif, davantage d'engagement dans son camp et, surtout, a enfin appliqué les consignes. Avec une option majeure : mettre la défense et la réception adverses sous pression. Et, donc, élever le niveau du service et amener de la variété en attaque. Appliquée, la stratégie a porté ses fruits. Changement complet de physionomie au deuxième set, il n'y avait alors plus qu'une équipe sur le terrain, Porrentruy. Alors que Delémont ne parvenait plus à amener correctement le ballon à la passeuse.

Dès le 3e set, le jeu s'est équilibré. S'il se montrait à son avantage dans l'application de la stratégie de jeu, Porrentruy a failli se faire hara-kiri en laissant tomber de trop nombreux ballons au milieu de son camp, la faute à des joueuses davantage spectatrices qu'actrices. A tour de rôle, Delémont et Porrentruy ont mené. Les Ajoulotes ont eu le bon goût de passer en tête à 20-18, puis 24-19 et 25-20.

Delémont a alors eu le cran de revenir dans la partie, de mieux utiliser sa force au filet. Pour mener 9-15, 15-21 et 18-24 au 4e set. Sans s'affoler, Porrentruy a réaliséeune magnifique remontée, grâce aux services de Luana Sacconi, enrôlée pour suppléer les absences. On a cru au hold-up, lorsque le score était de 24-24, avec une équipe de Delémont qui vacillait. Porrentruy n'a « pas osé » !!!! Il a alors commis deux fautes techniques qui ont permis à Delémont d'égaliser à 2-2.

Les Delémontaines ont longtemps mené dans le 5e set (1-5, puis 8-10). Porrentruy a resserré son jeu et définitivement pris l'option du jeu rapide par le centre du filet. Déliane Monnin a parfaitement tenu son rôle et transpercé l'arrière-garde delémontaine. Porrentruy a conclu la partie avec autorité, signant un quatrième succès d'affilée en ce début de saison. Il peut regretter le point perdu, mais au vu du premier set et du scénario de la première partie de la manche décisive, il doit s'estimer content d'avoir empoché deux points.

Sur le papier, avec ses individualités, Delémont était supérieur à Porrentruy. Mais entre le papier et le terrain, il y a une différence. Comme face à la Suze, Porrentruy a pu s'appuyer sur le secteur « service-réception », même s'il concède encore trop de « déchet » au service. Les Ajoulotes ont également mieux appliqué les consignes de jeu, varié les rythmes (de bons points marqués en feintes) et, surtout, mis la pression sur une relance delémontaine trop aléatoire. Mais Porrentruy aurait aussi pu perdre, à cause de négligences dans la défense de ballons pourtant peu dangereux ou pour galvauder trop de situations où il suffisait de déposer le ballon dans les secteurs faibles adverses, plutôt que de frapper « out » ou dans le filet.

Les D2 du VBC Porrentruy ont maintenant quinze jours pour préparer un déplacement qui est toujours un « must » de la saison, le 7 novembre à Nidau.

 

// samedi 17 octobre 2015 // VBC La Suze – VBC Porrentruy, 1-3 (20-25 23-25 25-20 19-25, 96')

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Eva Maillard, Déliane Monnin, Caroline Munoz, Déborah Monin, Margaux Jubin, Sophie Mangeat.

Notes : salle de Saint-Imier, 50 spectateurs. Arbitres : MM. Sven Tschanz et Heinz Möller.

Un gros obstacle franchi

Renforcé par quelques joueuses d’expérience, ayant beaucoup travaillé en phase de préparation sans se montrer, le VBC La Suze risque bien d’être l’invité surprise du haut de tableau en 2e ligue. Connaissant la qualité de cette équipe, le VBC Porrentruy ne s’est pas laissé surprendre par un groupe qui pratique un très bon volley, le public l'a reconnu. Il fallait alors accroître la pression sur l’adversaire et le faire déjouer, tant en réception qu’en défense. Rendu attentif à cette nécessité, Porrentruy, bien que réduit à seulement sept joueuses en raison de la maladie et des blessures, a produit le match qu’il fallait pour franchir avec succès le gros obstacle de La Suze.

Les Bruntrutaines n'ont pas laissé planer le doute longtemps et ont réalisé l'entame de match qu'il fallait pour se donner confiance et faire douter leur adversaire. S'appuyant sur leur force de base, le service, elles ont d'emblée mis une énorme pression sur l'arrière-garde de La Suze et pris l'avantage à 8-2. Mais, comme pressenti, La Suze, c'est du solide, volontaire, avec un gros potentiel offensif. Les Imériennes ont recollé, à 18-17, mais une fois encore, Porrentruy a pu s'appuyer sur son service et l'application des consignes, prônant l'alternance dans le jeu offensif, pour reprendre les devants (21-17) et remporter la première manche (25-20).

Dire que le deuxième set a été disputé est un euphémisme. Dans tous les sens du terme, et en fin de manche, dans le mauvais sens même. Pourtant, La Suze avait, pour la première fois du match, pris l'avantage à 8-12 et 12-17. Sans trembler, Eva Maillard a remis ses coéquipières dans le match grâce à une grosse série de services. Puis il y eut 19-19, 22-19 pour Porrentruy et 22-22. Et 24-23 pour les Ajoulotes. C'est alors que l'arbitre a sifflé un ballon imérien ayant touché l'antenne (c'est une faute), donnant ainsi le set à Porrentruy. Avec une véhémence excessive et choquante, qui aurait nécessité de lourdes sanctions, La Suze a protesté. En vain. Porrentruy est fort heureusement resté extérieur à la quasi-altercation entre des joueuses de La Suze et l'arbitre.

Alors qu'il devait profiter de l'énervement de La Suze pour asseoir son emprise, Porrentruy s'est « endormi » au 3e set. Il a certes mené, mollement, 16-14, avant de laisser l'équipe locale, survoltée et encouragée par son public, s'envoler à 16-20, puis 19-22 et 20-25. La Suze méritait certainement de remporter un set, Porrentruy aurait pu s'en vouloir de le lui avoir « offert ».

Il fallait retrouver de la rigueur et de l'enthousiasme. Plus serein et plus expérimenté, Porrentruy y est parvenu dans un 4e set correctement maîtrisé, où il a eu la bonne idée de toujours mener, l'écart ayant été creusé une nouvelle fois par une série de services d'Eva Maillard (de 4-5 à 8-5). Avec 4 à 5 points d'avance, Porrentruy s'est présenté dans la dernière ligne droite avec un avantage psychologique indéniable. Profitant aussi des erreurs de La Suze.

Au final, les Bruntrutaines emportent un succès qui compte. Les équipes qui iront s'imposer cette saison à La Suze risquent d'être peu nombreuses. Pas de quoi pavoiser pleinement pourtant. Porrentruy a été supérieur et mérité sa victoire, c'est indiscutable, que La Suze conteste ou non l'une ou l'autre décision arbitrale. Mais Porrentruy a la mauvaise habitude de jouer à se faire peur, de commettre des fautes stupides et inutiles, par exemple avec des services mourant dans le filet ou des feintes ratées. C'est notamment ainsi qu'il a égaré son premier set de la saison en championnat.

Les Ajoulotes doivent se focaliser désormais sur le prochain match, qui s'annonce lui aussi chaud-bouillant, samedi 24 octobre à 14 heures à l'Oiselier face à Delémont. Un derby à ne pas manquer.

 

// mercredi 7 octobre 2015 // VBC Nidau – VBC Porrentruy M23Inters, 0-3 (7-25  14-25  11-25, 54’)

 

VBC Porrentruy M23Inters : Paula Nussbaumer, Audrey Jubin, Eva Maillard, Bénédicte Mboli, Caroline Munoz, Evodie Monnin, Déliane Monnin, Luana Sacconi, Margaux Jubin, Sophie Mangeat.

Notes : salle du Beunden à Nidau. 10 spectateurs (tous venus supporter le VBC Porrentruy, merci !). Arbitres : M. Eric Mailhot et Mme Renate Schmid.

 

Pression trop forte au service

La qualification des filles (et des garçons) du VBC Porrentruy pour la compétition nationale Interligue 2016 (en janvier-février), réservée aux « juniors » nés en 1994 et après, constitue un objectif majeur. Les gars devront batailler lors de deux tournois d’ici à fin novembre. Les filles ont fait un pas qu’on suppute décisif, mercredi à Nidau, pour obtenir l’une des deux places octroyées à la région Jura-Seeland.

Trois clubs se disputent les deux sésames : Nidau, VFM et Porrentruy. Sachant que VFM aligne ses meilleures juniors, il était capital de ramener un succès de Nidau. Les Bruntrutaines ont su déjouer les pièges tendus. D’abord, le fait de ne rien savoir de l’équipe adverse, composée de filles « nouvelles ». Ensuite, la difficulté de jouer le soir, en semaine, avec des gens qui convergent de toute la Suisse romande. Enfin, parvenir à maintenir l’attention et le niveau de jeu dans un match, finalement, à sens unique.

Nidau a pourtant fait bonne impression durant l’échauffement au filet, avec des filles capables d’aller frapper le ballon haut. Mais cela ne suffit pas, tant s’en faut. Porrentruy a su mettre suffisamment de pression au service pour empêcher tout développement de jeu – ou presque – à Nidau. Tout était dit après 4 minutes de jeu, lorsque le score était déjà de 2-8 pour Porrentruy. Connaissant beaucoup de difficultés à relever correctement les services ajoulots, Nidau y a laissé sa confiance et sa force de frappe. En outre, Porrentruy a « fait le job » lorsqu’il a été en réception de service adverse, encaissant un minimum de points (8 pour tout le match, présentant une statistique de 75% de réussite en side out).

Il y eut bien un semblant de match disputé en début de deuxième set, Nidau s’accrochant à 6-8 et 7-9, profitant plutôt des fautes commises par les Jurassiennes. Il a suffi de retrouver une bonne qualité de service pour creuser l’écart. Le troisième set n’a été qu’une formalité.

Cerise sur le gâteau, le succès a été obtenu par une équipe qui a « tourné », avec dix joueuses qui ont chacune apporté leur contribution.

Sans en tirer trop d’enseignements et surtout pas de gloriole, ce succès renforce encore la confiance des Bruntrutaines en leur potentiel et les atouts de l’équipe. Il ouvre la perspective d’une compétition nationale en janvier. Avant cela, le VBC Porrentruy aura l’honneur de recevoir à l’Oiselier, vendredi 27 novembre, le VFM et ses juniors qui évoluent en LNA. Pour jouer la place de N° 1 SVRJS.

 

// 7 octobre 2015 // VBC Nidau - VBC Porrentruy, 0-3 (7-25 14-25 11-25)

 

Sauf cataclysme, les filles M23 Inters du VBC Porrentruy participeront au championnat national Interligue 2016, qui réunit en janvier les 24 "meilleures" équipes M23 du pays. Elles ont acquis ce droit à... 98%, en allant gagner nettement 3-0 mercredi à Nidau (7-25 14-25 11-25).
Il subsiste un petit doute mathématique: pour être éliminé, il faudrait que Nidau batte VFM 3-0 (match le 16.10), que Porrentruy perde 3-0 contre VFM (match le 27 novembre à l'Oiselier) et que la différence des points de jeu soit défavorable. La netteté du score parle en faveur des Ajoulotes!
Une telle qualification constitue un objectif important pour le club. Bravo aux filles, qui ont servi "le plomb" face à une équipe de Nidau au bon potentiel offensif, mais trop tendre en fond de camp.

 

// 3 octobre 2015 // VBC Porrentruy – VFM, 3-0 (25-23 25-11 25-16, 64')

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Bénédicte Mboli, Eva Maillard, Déliane Monnin, Evodie Monnin, Caroline Munoz, Déborah Monin, Margaux Jubin, Sophie Mangeat.

 

Notes : salle de l’Oiselier, 40 spectateurs. Arbitres : MM. Stéphane Berbier et Eric Mailhot.

 

Un derby qui tourne court

L’équipe féminine de 2e ligue du VBC Porrentruy a réalisé le départ espéré dans le championnat 2015-2016. Elle a nettement remporté ses deux premiers matches à l’Oiselier, 3-0, face à Tramelan et, ce samedi, contre VFM. Pourtant, elle avait tout à craindre des jeunes Francs-Montagnardes, qui venaient de prendre le meilleur 3-1 sur Delémont.

Porrentruy savait que VFM serait un « gros morceau », avec le risque d’avoir une équipe euphorique face à lui. Les Ajoulotes avaient encore en tête un match nettement perdu aux Breuleux en mars dernier. Or, selon leur habitude, elles se sont bien préparées, disposant de consignes et d’un plan de match qui devaient ébranler le système taignon.

L’équipe ajoulote a eu la très bonne idée de prendre les devants dès le début du match et d’imposer sa loi au-dessus du filet. Elle a ainsi mené 5-2, 10-5 et 16-12. Mais elle a connu de coupables relâchements et commis trop de fautes directes, encaissant des « petits » ballons dans son camp et manquant trop de services. VFM en a profité pour revenir à 19-18 et même prendre l’avantage à 20-21 et, surtout, 21-23. Il a fallu le calme de l’équipe bruntrutaine et trois bons services de la capitaine Paula Nussbaumer pour s’éviter la désillusion de perdre le premier set (25-23).

La suite a été plus « aisée ». Certes, VFM a encore mené 4-5 au début de la deuxième manche, mais Porrentruy a su mettre suffisamment de pression et trouver les failles francs-montagnardes pour s’envoler à 10-5, puis 14-8, pour laisser sur place VFM (25-11). La jeune équipe franc-montagnarde a facilité la tâche de Porrentruy, en craquant mentalement et en se montrant incapable de fournir des attaques dignes de ce nom. Tout au plus VFM a-t-il maintenu une certaine pression sur Porrentruy au service.

Le troisième set n’aurait dû être qu’une formalité pour Porrentruy, qui a mené 7-3 et 14-9. Mais les Bruntrutaines ont joué à se faire peur et ont parfois fait montre d’une certaine suffisance. Relançant inopportunément VFM, revenu à 16-16. Déjà « patronne » au-dessus du filet, Déliane Monnin a bouclé le match en alignant huit services consécutifs, pour permettre à ses couleurs de remporter cette ultime manche 25-16.

Certes, ce fut un match par « à-coups », mais Porrentruy a globalement maîtrisé son sujet. Lorsqu’il a scrupuleusement appliqué les consignes, il a aisément pris l’avantage. Malheureusement, il a parfois eu trop de déchet dans son jeu de relance et de défense. Et n’a pas toujours trouvé les failles au service.

Porrentruy devra montrer que son jeu reste efficace à l’extérieur. Avec une prochaine échéance qui promet, samedi 17 octobre, à Saint-Imier contre une équipe de La Suze qui n’a pas encore joué en championnat, mais qu’on dit redoutable. Comme elles ont su le faire contre VFM, les Brutrutaines averties devront une fois encore minutieusement préparer leur affaire.

 

// 18 septembre 2015 // Coupe de Suisse 2e tour // VBC Porrentruy – VBC Cossonay (1L VD), 1-3 (15-25  23-25  25-20 16-25, 86’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Bénédicte Mboli, Eva Maillard, Déborah Monin, Margaux Jubin, Sophie Mangeat, Déliane Monnin, Evodie Monnin, Caroline Munoz, Cléa Cerf.

Notes : salle de l’Oiselier. 80 spectateurs. Arbitres : MM. Vincent Brêchet et Claude Devanthéry.

 

Quelques regrets

Faut-il s’en réjouir ou laisser poindre une once d’amertume ? A l’exception du 1er set, les dames du VBC Porrentruy qui évoluent en 2e ligue ont au moins fait jeu égal avec le VBC Cossonay, relégué de LNB et désormais bonne équipe de 1re ligue. Mais elles ont perdu 3 à 1 et sont ainsi boutées hors de la coupe de Suisse.

Il y a quelques regrets, au vu du scénario du match. Aux 2e et 4e sets, Porrentruy a largement mené (18-11 dans le 2e, 12-7 dans le 4e), sans parvenir à l’emporter. C’est particulièrement frustrant dans le 2e set, très disputé, de bonne facture, où Porrentruy a manqué le coche en fin de manche. Qui sait ce qui se serait alors passé, à 1 set à 1 ? Dans le dernier set, il y a eu un concours de circonstances qui ont fait pencher la balance du mauvais côté pour Porrentruy : des faits de jeu où il a manqué un peu de réussite, la réception de service qui flanche, etc.

Au final, la logique a été respectée. Avec une équipe en reconstruction, Cossonay a fait valoir sa meilleure assise technique et davantage de puissance, de hauteur et de vitesse dans l’attaque par le centre du filet. Il a aussi su marquer les points décisifs.

Les Bruntrutaines, au complet, ont finalement fait une bonne opération. Pas au niveau du résultat – (on ne gagnera pas encore la coupe de Suisse cette fois, haha) – mais en capital confiance. Faire jeu égal et avoir des regrets face à une équipe de niveau supérieur, cela signifie qu’il y a du potentiel et la capacité à franchir encore un palier.

On restera toutefois les pieds sur terre, car dans les rangs bruntrutains, il y a encore et toujours trop de petites fautes techniques ou de réalisation de gestes simples. A corriger absolument pour gagner en efficacité.

 

 

// 20 septembre 2015 // 28e Trophée jurassien féminin

 

Une finale à l’image d’un tournoi de bonne facture, disputée et favorable au VBC Porrentruy

Ce n’était plus arrivé depuis 2004 (!!), les dames du VBC Porrentruy ont remporté, ce dimanche 20 septembre 2015, leur tournoi de préparation, le Trophée jurassien. Une compétition amicale de haute lutte, avec seulement quatre équipes (les absents ont forcément eu tort), mais des formations très motivées, qui se sont disputé tous les points avec beaucoup d’énergie et d’abnégation. Le spectacle a ainsi été de toute beauté à l’Oiselier, spectacle technique, plein d’émotions et de renversements de situations.

Les filles du VBC Porrentruy ont su tirer les marrons du feu. Elles ont remporté deux des matches qualificatifs, 2-0, face à Sm’Aesch en matinée (une excellente entrée en matière) et chichement face à BMV92 (deux fois 25-23). La nette défaite concédée contre Delémont (0-2) n’a ainsi pas porté à conséquences.

Il faut relever que « tout le monde a battu tout le monde », parfois pas directement mais par matches interposés. Ainsi, BMV92 a pris le meilleur sur Delémont mais a perdu contre Aesch et Porrentruy ; alors que Delémont a battu Porrentruy et Aesch. Dix des 17 sets joués à l’Oiselier se sont terminés par un écart de 2 ou 3 points. Ce fut parfois chaud-bouillant !

BMV92 A, qu’on disait affaibli par des départs, n’a rien perdu de sa verve et de son engagement. Autour d’une Jenny Wigger toujours performante, l’équipe de Bévilard-Malleray n’a flanché qu’en fin de tournoi. Vainqueur à quatre reprises entre 2010 et 2013 (l’équipe n’avait pas pu venir en 2014), Sm’Aesch Pfeffingen est cette fois tombé sur plus fort que lui. Il a dû baisser pavillon assez nettement face à Porrentruy, de manière plus disputée contre Delémont (il a fallu recourir au 3e set décisif). En petite finale, les Bâloises, remarquablement organisées en défense, n’ont pas trop souffert pour prendre le meilleur sur un BMV92 fatigué.

 

Finale très engagée

Le clou du Trophée a été sa finale. « Le » derby par excellence, opposant Delémont et Porrentruy. Avantage à Delémont avant le coup d’envoi, qui avait nettement remporté le match qualificatif qui opposait déjà les deux équipes. Autre atout : les nombreux renforts delémontains provenant du niveau supérieur. Et notamment Diva Boketsu, titulaire incontestée en LNA à Neuchâtel depuis de nombreuses années. Qui a décidé de mettre un terme à sa carrière professionnelle.

Mais Porrentruy a du cran et a retenu la leçon du match du matin. En s’appliquant à empêcher Delémont de construire un jeu rapide. Pourtant, on a pu croire que cette finale tournerait court en faveur de Delémont, qui a rapidement mené 6-0 puis 8-1. Porrentruy a su s’accrocher et trouver quelques failles, pour revenir à 12-13 et égaliser à 17-17. Et coiffer Delémont au poteau en l’emporter 26-24. Malgré la fatigue et des fautes techniques, le 2e set a été haletant. Avec un score serré et des échanges épiques. Si Delémont a profité de la grande taille de ses joueuses au filet, au bloc notamment, Porrentruy a cherché des angles, au service et en attaque. Pour l’emporter au final 25-23, après avoir fait la course en tête depuis la moitié de la manche.

Au vu de ce qu’ils ont montré au Trophée, Delémont et Porrentruy joueront dans le haut du classement de 2e ligue. Il reste des réglages à effectuer, il s’agira aussi de lutter contre les ballons perdus « sans raison », mais il y a un joli potentiel. Avec la perspective d’un match fou, le 24 octobre, opposant de nouveau Porrentruy à Delémont à l’Oiselier, comptant pour le championnat.

 

Les résultats du 28e Trophée jurassien :

Finale : VBC Porrentruy – VBC Delémont, 2-0  (26-24  25-23)

Finale 3e place : Sm’Aesch Pfeffingen – BMV92 A, 2-0  (25-20  25-15)

 

Les matches qualificatifs :

Sm’Aesch Pfeffingen – VBC Porrentruy, 0-2  (22-25  16-25)

BMV92 – VBC Delémont, 2-0  (25-22  28-26)

Sm’Aesch Pfeffingen – BMV92, 2-0  (25-18  26-24)

VBC Porrentruy – VBC Delémont, 0-2  (21-25  22-25)

VBC Porrentruy – BMV92, 2-0  (25-23  25-23)

VBC Delémont – Sm’Aesch Pfeffingen, 2-1  (25-22  20-25  15-4)

 

Le classement final :

1.     VBC Porrentruy

2.     VBC Delémont

3.     Sm’Aesch Pfeffingen

4.     BMV92 A


29.08.2015 // 1er tour coupe suisse // VBC Porrentruy – VBC Lalden (2L VS), 3-1 (25-16  25-16  24-26  25-21, 91')

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Eva Maillard, Déliane Monnin, Evodie Monnin, Caroline Munoz, Déborah Monin, Margaux Jubin, Sophie Mangeat.

Notes : salle de l’Oiselier, 20 spectateurs. Arbitres : MM. Vincent Brêchet et Heinz Möller. Porrentruy est privé de Cléa Voisard (maternité) et Bénédicte Mboli (blessée).

 

Un bon 2e set

 

Moins de trois semaines après la reprise de l’entraînement, un mois avant le début du championnat, la coupe de Suisse permet aux dames du VBC Porrentruy de se jauger. Et c’est d’autant plus important qu’après une épopée magnifique, la saison 2014-2015 s’était terminée en queue de poisson, avec des défaites à répétition, en championnat à VFM, puis lors des finales de promotion manquées à Laufon et face à Gerlafingen.

Bonne nouvelle : les filles du VBC Porrentruy savent encore gagner. Un succès est toujours bon à prendre, pour la confiance, en guise d’encouragement, et il a tendance à mettre en valeur ce qui fonctionne et un peu moins ce qui cloche encore.

Face aux Haut-Valaisannes de Lalden (c’est entre Viège et Brigue), 4e de leur championnat de 2e ligue valaisanne 2014-2015, s’appuyant sur une bonne passeuse et une centrale performante (mais aussi avec des joueuses un niveau en-dessous), Porrentruy a montré plusieurs visages. Hésitant en début de match, conquérant et performant durant deux sets, puis laborieux et fatigué dans la deuxième partie du match.

Bien décidé à ne pas avoir fait plusieurs heures de route pour rien, Lalden a entamé le match à 100 à l’heure, servant bien et trouvant très vite, avec pas mal de réussite, les failles dans la défense d’un Porrentruy plus habitué à remonter des smashes appuyés que des feintes placées. Lalden a ainsi mené 8-3. Porrentruy a alors serré sa garde et trouvé davantage de précision dans son jeu. Pour revenir à 8-9, puis à la suite d’une belle série de services de Paula Nussbaumer, pour prendre les devants à 17-9. Les Ajoulotes avaient pris leur envol, pour emporter le 1er set 25-16 et, après une nouvelle hésitation, faire la course en tête au 2e set (10-7, 16-10, 21-12 et finalement 25-16). Puissantes au service, présentes en réception et en défense, performantes au-dessus du filet, les Bruntrutaines ont déroulé un jeu spectaculaire et efficace, appuyant fortement sur les points faibles adverses.

Dans la fournaise de l’Oiselier, les bonnes intentions se sont en bonne partie liquéfiées au 3e set. Plus justement, Porrentruy a payé cher ses trop nombreuses fautes directes, au service et en attaque. Lalden a retrouvé des couleurs, pour mener 2-6, 3-10 et 7-13, profitant surtout des cadeaux bruntrutains. Porrentruy s’est accroché et est revenu, à 19-20, puis 22-22 et 24-24. Il aurait pu et dû conclure en trois sets, mais dans la foulée de sa performance très aléatoire de cette manche, il a offert deux derniers points à des Valaisannes qui ont alors davantage cru en leurs chances.

Le 4e set a surtout été accroché et disputé. La fatigue et la chaleur ont péjoré la qualité du jeu. Porrentruy a cru avoir fait le plus dur en faisant passer le score de 7-7 à 13-7, grâce aux services de Déliane Monnin. Lalden est revenu à 19-19. Plus puissant au-dessus du filet, appliquant mieux les consignes, Porrentruy a passé définitivement l’épaule sur un dernier smash gagnant d’Evodie Monnin, pas puissant mais parfaitement placé dans le secteur « 1 » adverse.

Ce match dit l’état d’avancement de la préparation des dames du VBC Porrentruy. Le potentiel est là, l’équipe peut être performante ; c’est rassurant et très encourageant. Elle sait être organisée et lorsqu’elle applique les consignes, trouve régulièrement la faille dans la défense adverse. C’est encore encourageant. Mais la constance reste le point faible. Constance physique, constance technique et dans la concentration. Le coach sait ce qu’il faut travailler pour progresser.

 

Equipe de 1re ligue au tour suivant

 

Le parcours du VBC Porrentruy en coupe de Suisse se poursuivra à la mi-septembre, toujours à l’Oiselier, face aux Vaudoises de Cossonay, équipe de 1re ligue, reléguée de LNB ! Un excellent match-test, d’ici trois semaines en principe.

On relèvera qu’un succès en coupe de Suisse n’est pas courant pour le VBC Porrentruy. Parce qu’il n’a plus participé à cette compétition depuis 2011, lorsque les gars avaient alors battu Savagnier 3-2 au terme d’un match épique. Pour retrouver le dernier succès féminin, il faut remonter à 2008, face à l’équipe de 3e ligue de Subingen. En 2009 et 2010, il y avait eu de lourdes défaites à Savièse ; en 2011, défaite à l’Oiselier face aux Bernoises de Langnau. Voilà pour la petite histoire…


12.04.2015 // VBC Porrentruy – VBC Gerlafingen, 1-3 (25-22  18-25  19-25  23-25, 90’)

 

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Cléa Cerf, Sophie Mangeat, Bénédicte Mboli, Déliane Monnin, Margaux Jubin, Eva Maillard, Méline Froidevaux, Déborah Monin, Félicie Morard, Evodie Monnin.

Notes : salle de l’Oiselier, 300 spectateurs. Arbitres : MM. Eric Mailhot et Claude Devanthéry.

 

Spectacle de haut vol

 

S’il ne faut retenir que le résultat froid, il est décevant. Les dames du VBC Porrentruy ont perdu leurs deux matches de promotion en 1re ligue, 3-0 à Laufon et 3-1 contre Gerlafingen, et restent dès lors en 2e ligue. C’est décevant, parce qu’il y avait une chance de passer, à Laufon. Mais l’inexpérience et des filles qui n’ont pas su se libérer ont précipité une défaite rageante, de peu, alors qu’il y avait des opportunités.

Malgré tout cela, malgré une autre défaite, 3-1, face à Gerlafingen, il régnait un esprit de fête vers 22 heures, vendredi 10 avril 2015, dans un Oiselier magnifiquement « garni » par près de 300 spectateurs. Certes battues, les Bruntrutaines avaient livré un morceau de bravoure, d’engagement et d’intelligence sportive qui a conquis une assistance prompte à encourager et à partager les émotions d’un match de haut vol. Et au final, malgré la grosse différence de moyens entre les deux équipes – on y revient – Porrentruy n’est pas passé loin d’un improbable exploit, remportant le 1er set et échouant au poteau du 4e !

Fidèle à une stratégie qui a conduit au titre de 2e ligue Jura-Seeland, Porrentruy s’était bien préparé à cet ultime match de la saison. Elle aussi jeune, avec un bon potentiel offensif, mais des faiblesses en réception de service et à la passe, l’équipe de Gerlafingen avait été passée au peigne fin des Bruntrutaines. Qui ont ciblé leur jeu vers les faiblesses adverses.

A Porrentruy, on savait que Gerlafingen disposait d’un atout majeur, avec la présence de la Cubaine Aniara Munoz, médaillée de bronze des Jeux olympiques de 2004 à Athènes, qui a fait les beaux jours de Köniz en LNA durant plusieurs années. Ce que Porrentruy a découvert, c’est que Gerlafingen alignait aussi une autre étrangère, l’Américaine Jessie Manwaring, solide attaquante de centre, qui a fait pencher la balance. Au bloc, mais surtout avec ses smashes orientés, passés au-dessus ou à côté du bloc, quasi-indéfendables. Face à deux joueuses qui ne dépareilleraient aucunement en LNA, les jeunes Bruntrutaines ne pouvaient pas rivaliser à armes égales.

Et pourtant, Gerlafingen ne s’est pas amusé à l’Oiselier. Certes, l’équipe soleuroise a vite pris les devants, menant 15-8 dans le 1er set. Le temps mort de Porrentruy, au cours duquel il a été décidé de prendre tous les risques et de tout oser, sans pour autant perdre toute lucidité, a fait merveille. Paula Nussbaumer puis Margaux Jubin ont réussi une double série de services, ramenant leurs coéquipières à 16-16, puis pour prendre l’avantage à 21-20 et remporter à l’énergie le 1er set (25-22).

Enthousiaste, le public a formidablement poussé les Bruntrutaines. Sans le moindre complexe, appliquant avec rigueur les systèmes de jeu prévus, Porrentruy a encore mené la vie dure à Gerlafingen en début de 2e set, menant 12-9. C’est alors que l’Américaine Jessie Manwaring a pesé de tout son poids sur la rencontre, inscrivant des points à la pelle. Gerlafingen a ainsi mené 21-13, remportant le 2e set et parvenant au passage à se libérer.

Les Bruntrutaines se sont accrochées au 3e, mais se sont épuisées à courir après le score. Parce qu’elles ne voulaient pas terminer leur saison sans avoir donné tout ce qu’elles avaient dans le bras, les jambes et le cœur, les Ajoulotes ont encore formidablement combattu au 4e set, alors que Gerlafingen ne faisait confiance qu’à ses mercenaires. Porrentruy a eu l’avantage, à 13-11 et 14-12. Puis la puissance des étrangères de Gerlafingen a pris le dessus. Les Soleuroises ont été tout près de la promotion à 18-24. Porrentruy a enflammé une dernière fois l’Oiselier, en revenant à 23-24, grâce aux services de Margaux Jubin. Les étrangères de Gerlafingen se sont réveillées à point nommé pour inscrire le dernier point de la rencontre.

L’après-match a été une belle fête. Pour Gerlafingen, promu en 1re ligue. Pour les Bruntrutaines aussi, fières de leur performance, qui ont su prendre du plaisir et le transmettre aux fans. Les applaudissements du public envers les joueuses, mais aussi de l’équipe pour le public, ont été nourris, enthousiastes et finalement magnifiques : une très belle émotion partagée, après un spectacle de haut vol et de qualité. Très belle définition du sport amateur !

Ainsi prend fin la saison d’une équipe D2A que personne n’attendait là où elle a fini, qui a progressé, appliqué les schémas de jeu rigoureux préconisés par le coach. Une équipe qui a assimilé l’esprit de compétition et la pratique du sport avec le sourire ; la rigueur et le plaisir.

Porrentruy n’ira pas en 1re ligue, mais un autre beau projet pourra être bâti sur un dernier match à l’image d’une très belle saison.

 

02.04.2015 // VBC Laufon – VBC Porrentruy, 3-0 (26-24  25-22  25-22, 73’)

 

VBC Laufen : F. Suter, J. Metzger (libero), T. Borer, E. Gysin, A. Hänggi, S. Schmidlin, F. Borer, E. Konrad, R. Borer. Coaches : D. Greso et W. Schmidlin.

VBC Porrentruy : Paula Nussbaumer, Sophie Mangeat (libero), Bénédicte Mboli, Déliane Monnin, Margaux Jubin, Eva Maillard, Déborah Monin, Félicie Morard, Evodie Monnin. Coach : Serge Jubin.

Notes : Sporthalle Gymnasium Laufen. 115 spectateurs, dont une part importante et bruyante en soutien du VBC Porrentruy (merci beaucoup).

Arbitres : MM. Spahni et Gründel.

Durée des sets : 23’, 25’, 25’

 

Une première bataille perdue - Une baffe, malgré un match serré

 

L’amertume est le sentiment dominant après le premier des deux matches de barrage pour la promotion en 1re ligue. Jeudi à Laufon, devant une belle affluence et de nombreux supporters qui avaient fait le déplacement (qu’ils soient chaudement remerciés), les filles du VBC Porrentruy ont sèchement perdu 3-0 face à une équipe de Laufon qui n’était pourtant pas inabordable, tant s’en faut.

 

Porrentruy n’a pas su saisir les opportunités du match, a commis beaucoup d’erreurs directes et laissé tomber trop de ballons dans son camp. La sanction est cruelle : malgré une rencontre équilibrée et trois sets avec un petit écart à l’arrivée, Porrentruy ne ramène rien.

L’affaire n’est toutefois pas pliée : si Laufon a déjà plus qu’un pied en 1re ligue, d’où il venait une saison auparavant, un succès le 10 avril à l’Oiselier contre Gerlafingen relancera les actions bruntrutaines. Il s’agira alors de se lâcher pleinement, de davantage croire en ses chances, d’avoir un engagement total et de se montrer opportuniste.

A Laufon, le début de match – et d’ailleurs la majeure partie de la rencontre – a opposé deux équipes nerveuses, qui ont multiplié les erreurs directes, au service en particulier. Le service est un atout dans chaque équipe, la prise de risque fait partie de leur jeu. Malheureusement, la crispation a empêché la « juste » prise de risque et débouché trop souvent sur un geste manqué.

Ainsi, le match a d’abord été équilibré. Avant d’avancer par à-coups. Laufon a profité du premier, servant bien et dominant le jeu au-dessus du filet avec un bloc central solide. Les Bâloises ont alors mené 11-6, puis 21-14. Une première fois, Porrentruy s’est rebellé, a mieux défendu, appliqué les consignes en attaque et, surtout, mieux servi (avec Paula Nussbaumer, puis Margaux Jubin). Dans une ambiance survoltée, les Ajoulotes ont non seulement recollé au score, mais se sont offert une balle de set à 24-23. Sans parvenir à la transformer. Avec deux grosses attaques et finalement un bloc, Laufon a remporté une première manche qui, si elle avait été gagnée par Porrentruy, aurait – et c’est une lapalissade – modifié la physionomie de la rencontre. Première opportunité manquée.

Pas découragé, Porrentruy a alors connu son meilleur moment du match en entamant avec cran et discipline le 2e set. Les Ajoulotes ont toujours mené, même si Laufon s’est accroché (jusqu’à 11-11). Avec beaucoup d’application, technique et tactique, Porrentruy a alors creusé l’écart à 19-13, dominant nettement une équipe de Laufon obligée de reculer.

Ce ne fut pas suffisant pour booster la confiance d’Ajoulotes qui se sont très vite à nouveau crispées, balbutiant les relances, offrant trop de ballons « gratuits » à l’adversaire. Mais Porrentruy a certes gardé la tête, jusqu’à 22-21. Pourtant, comme au 1er set, sans saisir l’opportunité « d’aller au bout », cédant au plus mauvais moment.

Après avoir montré de quel bois il se chauffe, bien emmené par Déliane Monnin en attaque et au bloc, et Margaux Jubin en réception-défense, Porrentruy a craqué au plus mauvais moment.

L’effet psychologique s’est fait sentir dans le 3e set, que Laufon a longtemps dominé sans trop de difficultés. Si Porrentruy s’est accroché jusqu’à 8-7, Laufon a creusé l’écart à 15-11 puis 20-12. Les Ajoulotes ont tenté un dernier retour, revenant à 23-21. Une feinte ratée, qui aurait permis de revenir à un point et semer le doute à Laufon, a sonné le glas des espoirs bruntrutains. Et au final, une lourde défaite 3-0, qui reflète mal une rencontre que des Ajoulotes, tantôt timorées tantôt battantes, avaient les moyens de dominer. Ce d’autant qu’elles disposaient des clés tactiques pour prendre en défaut une équipe de Laufon certes plus  expérimentée, au bagage technique solide, disposant de bonnes attaquantes à l’aile, mais pas supérieure au VBC Nidau que Porrentruy avait battu deux fois en championnat régulier.

Il ne sert à rien de se morfondre et de refaire le match à l’infini. Les Bruntrutaines doivent s’immerger pleinement dans le prochain match du 10 avril à l’Oiselier, et retrouver de l’enthousiasme et un second souffle, qui ont manqué à Laufon. Et lancer toutes leurs forces dans la seconde bataille. La première a été perdue, mais la deuxième peut réserver une autre issue. Le « deuil » de Laufon passé, il s’agira de refaire la juste approche, méticuleuse, intelligente et ultra-déterminée.